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Déclarations d'amour

A TOI PRINCESSE.


Tu as été l’une des premières à m’écrire,
Tu m’as dit que c’est moi que tu attendais, Que c’est moi que tu voulais aimer, rien que moi,
Tu m’as dit que j’étais beau et élégant,
Tu m’as dit que je serais l’amour de ta vie,
Tu avais 32 ans.

J’ai lu ton mail écrit dans un français approximatif, et l’ai trouvé exagéré,
J’ai pensé que vous, les Africaines, n’aviez aucune pudeur,
J’ai pensé que les mots, amour, aimer, chéri ne pouvais s’écrire que par sentiments,
J’ai vu ta photo et t’ai trouvé quelconque,
J’ai répondu par politesse.

Tu m’as dit que tu étais atteinte d’une maladie incurable,
Que je n’avais qu’à faire «pour du faux » comme on disait quand j’étais petit,
Je ne voulais pas, mais tu as insisté si souvent que j’ai consenti,
Même lorsque j’ai connu ma perle noire j’ai continué à t’écrire,
Tu savais que tu étais la seule avec qui je correspondais encore.

Tu m’as dit merci.

Nous avons échangé des mots enflammés, des promesses insensées,
En sachant pertinemment bien que nous ne les respecterions pas,
Mais nous avons fait comme si...
Nous avons tracé notre avenir en sachant qu’il n’y en aurait pas,
En sachant que le temps nous était compté.

A mon âge on sait que la vie est une belle histoire,
Mais qui se termine toujours mal,
Toi, tu voulais cet amour virtuel et je te l’ai donné,
Tu voulais que je t’aime, et je t’ai aimée,
Tu voulais de moi et, virtuellement, je me suis donné.

Hier ta soeur m’a dit que tu étais partie pour un monde que l’on dit meilleur,
Ma profession ne m’a pas préparé à montrer mes émotions,
Mais quand j’ai appris ton départ j’ai pleuré, et je pleure encore,
Mon âge et mon expérience de la vie m’ont permis d’aimer sincèrement,
Mais jamais comme je t’ai aimée, toi.

J’ai enlevé toutes les photos de mon bureau, seul la tienne trône en face de moi,
Petite fille d’Afrique, que je n’ai jamais touchée,
Tu as emporté mon cœur dans ta mort,
Tu étais, intérieurement, la plus belle de toutes les femmes que j’ai connus,
Marion, sache que dans un petit pays froid d’Europe,
Un homme ne se consolera jamais de la disparition de sa princesse inconnue.




Monday, March 21, 2016
5:53 PM

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Auteur : BODY

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Contes

Le Père Noël existe-t-il ?


Cher directeur du Journal,

Je m'appelle Virginia et je viens d’avoir huit ans. Mes amis disent que le père Noël n’existe pas.
Papa dit que si on le lit dans le journal c’est que c’est vrai.
S’il vous plait, dite moi si c’est vrai ? Le père Noël existe-t-il ?

Virginia,
Tes amies ont torts et elles se trompent !
Elles sont les victimes d’une époque sceptique où les personnes ne croient plus en rien, elles ont perdu la capacité de croire sans voir, ce que leur esprit étroit est incapable de concevoir elles pensent pouvoir s’en débarrasser.

Notre esprit, Virginia, celui des hommes comme celui des jeunes enfants est trop petit ; dans notre immense univers l’homme n’est qu’un insecte minuscule, une fourmi ; et son intelligence bornée ne peux pas comprendre ce qui est sans limite, seul une raison supérieure est susceptible de réunifier la connaissance et le savoir.

Oui, Virginia, le Père Noël existe ; aussi surement que l’amour, que la générosité et le dévouement, et tu sais qu’ils abondent dans ce monde, et qu’ils illuminent notre vie quand ils rayonnent.
Hélas, comme notre vie serait morne si le Père Noël n’existait pas, elle serait aussi triste comme s’il n’y avait plus de petite Virginia, il n’y aurait plus de cœur d’enfants, plus de poésie, plus d’amour, plus rien qui rende notre existence supportable.

Nous n’aurions plus que les grossiers plaisirs de nos pauvres sens, la lumière que les enfants rependent sur le monde s’éteindrait pour l’éternité.
Ne pas croire au Père Noël, autant ne pas croire aux contes de fées.
Tu peux demander à ton papa de faire surveiller toutes les cheminées de ton quartier pendant toute la nuit pour capturer le Père Noël, mais vous ne le verrez pas descendre du ciel avec son traineau. Mais qu’est ce que ça prouve ! Personne ne peut voir le Père Noël. Les choses les plus réelles de ce monde, ni les enfants, ni les grandes personnes ne sont capables de les voir. Tu as déjà surprit des fées dansant dans un jardin ? Bien sur que non, mais ça ne prouve pas qu’elles n’y sont pas.

Personne ne peut imaginer les merveilles qui resteront à tout jamais cachées et invisible à nos yeux.
Si un enfant casse son hochet il voit la pierre qui fait du bruit à l’intérieur, mais un voile invisible recouvre le monde que l’homme le plus fort ne saura jamais déchirer, un voile que les efforts conjugué des hommes de tous les temps ne sauraient jamais déchirer. Il n’y a que la foi, la rêverie, la poésie et l’amour qui pourraient soulever un coin du voile et contempler les merveilles surnaturelles qui se cachent derrière

Sont-elle réelles ces merveilles ? Elles sont bien plus réelles que la pauvre réalité qui nous entoure ; elles sont éternelles.
Le Père Noël n’existe pas ? Dieu merci, il existe et il existera toujours, dans dix millions d’années il existera encore, et sèmera toujours le bonheur dans le cœur des enfants.

Friday, October 15, 2010
11:26 AM

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Auteur : BODY

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Chroniques

Et si... Imagine


Et si…Imagine.

L’arrivée.

Elle sort de la zone Transit de l’aéroport et se dirige vers moi ; je suis pétrifié.
En un éclair, passe devant mes yeux les mois passés à se battre pour le visa, les jours et les nuits passés devant la webcam, les photos reçues, où elle me souriait avec amour, celles des baisers qu’elle m’envoyait, celle aussi où elle s’était mise de la mousse à raser sur le visage pour imiter ma barbe.

Elle est là, enfin. Je tremble de bonheur.

Elle porte un petit manteau noir s’ouvrant sur une courte robe où se mélangent le rose, le blanc et le gris clair ; elle n’a pas de tissage dans les cheveux, elle les a laissés naturel.

Elle s’est arrêtée, je m’approche doucement et sans rien dire prend doucement ce petit bout de femme dans mes bras, je lui caresse doucement les cheveux, lui embrasse les paupières.

Combien de temps restons-nous ainsi immobile, je n’en sais rien. Des gens qui passent regardent, avec curiosité, le vieux monsieur que je suis serrer cette très belle jeune femme contre lui. Au bout d’un temps je la regarde, lui souris et dis : bienvenue mon amour.

Je lui prends sa valise, presque aussi grande qu’elle, et nous nous dirigeons vers le parking.
Je lui demande si elle à bien voyager, si elle n’a pas eu peur de l’avion, c’est la première fois qu’elle le prenait ; enfin, toute les banalités que l’on peut dire en ce moment là.

Je mets sa valise dans le coffre de ma Mercedes et nous prenons le chemin de la maison à 75 km de l’aéroport.
Elle est stupéfaite par la circulation sur l’autoroute, à cette heure de pointe il y a plein d’embouteillages, elle ne parle pas, elle regarde, se remplis les yeux du paysage qui défile.

Nous quittons la ville et la circulation devient plus fluide, les buildings, puis les maisons laissent peu à peu place à des prairies, des champs, des fermes.

Je crois que son petit cœur doit battre très fort, car malgré les mois de correspondance elle ne sait pas avec précision ce qui l’attend. Cette arrivée nous l’avons vécu mille et une fois sans trop y croire, et maintenant que nous sommes ensemble nous ne savons que dire.

Au bout d’une heure environ j’arrive chez moi, je m’arrête devant la grille et presse la commande à distance, la grille s'ouvre ; nous sommes arrivés.
La pelouse est bien tondue, les arbres bien taillé, les fleurs éclosent, elle voit, pour la première fois le jardin de 25 ares en entier. « C’est grand, c’est beau, je crois que je vais me plaire ici ! » me dit-elle doucement en me pressant le bras et en me souriant.

Sa crainte est partie, elle est chez elle.



Wednesday, March 03, 2010
2:21 AM

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Auteur : BODY

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Poèmes

Perle noire.


Mes petits enfants sont au lit, la maison redevient calme et silencieuse,

Et je pense à cette belle et jeune fille,

A la peau d’ébène, douce et tendre,

Que je voudrais tant caresser et tenir dans mes bras,

Mais rien, il n’y a rien.

Alors je vais dormir en pensant à mon inconnue.

J’en rêve, trop fort sans doute,

Car il me semble sentir sa peau contre la mienne,

Sa chaleur se communiquer à mon corps,

Ses cuisses ouvertes comme une invitation,

Ses lèvres serrées comme prêtent à la jouissance.

Je me réveille ; c’est déjà le matin.

N’étais ce vraiment qu’un rêve ?

Non, pas tout à fait,

Car sur la commode trône sa photo,

Elle viendra...

Peut être.


Thursday, April 09, 2009
6:17 PM

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Auteur : BODY

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Nouvelles

Ma bête.


Elle s’appelle Babou de Papignies du Clos des Grognard.
Son pédigrée remonte aux années 50.
Elle est belle comme un soir d’hiver, elle m’aime, j’en suis sur.
Pourtant elle s’exprime quelque fois en grognant quand elle n’a pas ce qu’elle veut.
Elle est douce et aime les caresses, au point que quelques fois elle ne se retient pas et urine de bonheur.
Elle me regarde faire à souper, et surveille tous mes gestes, en espérant que quelque chose tombe par terre, car elle sait que ce sera pour elle.
Assise à côté de moi elle m’observe pendant que je mange.
Elle dort 15 heures par jour en moyenne, mais garde fidèlement la maison quand je m’absente.
Elle aime regarder la télévision, couché devant elle, et se lève, s’approche et y colle son nez quand un passage lui parait intéressant.
Elle est noire, grande, et pèse 56 kilos ; elle fait peur à mes amis qui s’en méfient, mais elle ne demande que des caresses.
Si je la lance par des mots que moi seul connais, elle va tellement vite qu’elle n’a pas le temps de se rendre compte qui elle attaque ; elle défend le territoire de son maître.
Quand je rentre du bistro un peu éméché, elle ne rouspète pas, elle est contente de me voir ; elle sait qu’elle va recevoir un nonos.
C’est ma seule compagne à la maison, c’est ma bête, elle est noire, mais pas africaine.
C’est un doberman géant.



Thursday, January 08, 2009
7:20 AM

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Auteur : BODY

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Blog mis à jour le 25/11/2017 à 10:31:34



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