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Sylvie - 2635386
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Déclarations d'amour BODY - 2401257

A TOI PRINCESSE.


Tu as été l’une des premières à m’écrire,
Tu m’as dit que c’est moi que tu attendais, Que c’est moi que tu voulais aimer, rien que moi,
Tu m’as dit que j’étais beau et élégant,
Tu m’as dit que je serais l’amour de ta vie,
Tu avais 32 ans.

J’ai lu ton mail écrit dans un français approximatif, et l’ai trouvé exagéré,
J’ai pensé que vous, les Africaines, n’aviez aucune pudeur,
J’ai pensé que les mots, amour, aimer, chéri ne pouvais s’écrire que par sentiments,
J’ai vu ta photo et t’ai trouvé quelconque,
J’ai répondu par politesse.

Tu m’as dit que tu étais atteinte d’une maladie incurable,
Que je n’avais qu’à faire «pour du faux » comme on disait quand j’étais petit,
Je ne voulais pas, mais tu as insisté si souvent que j’ai consenti,
Même lorsque j’ai connu ma perle noire j’ai continué à t’écrire,
Tu savais que tu étais la seule avec qui je correspondais encore.

Tu m’as dit merci.

Nous avons échangé des mots enflammés, des promesses insensées,
En sachant pertinemment bien que nous ne les respecterions pas,
Mais nous avons fait comme si...
Nous avons tracé notre avenir en sachant qu’il n’y en aurait pas,
En sachant que le temps nous était compté.

A mon âge on sait que la vie est une belle histoire,
Mais qui se termine toujours mal,
Toi, tu voulais cet amour virtuel et je te l’ai donné,
Tu voulais que je t’aime, et je t’ai aimée,
Tu voulais de moi et, virtuellement, je me suis donné.

Hier ta soeur m’a dit que tu étais partie pour un monde que l’on dit meilleur,
Ma profession ne m’a pas préparé à montrer mes émotions,
Mais quand j’ai appris ton départ j’ai pleuré, et je pleure encore,
Mon âge et mon expérience de la vie m’ont permis d’aimer sincèrement,
Mais jamais comme je t’ai aimée, toi.

J’ai enlevé toutes les photos de mon bureau, seul la tienne trône en face de moi,
Petite fille d’Afrique, que je n’ai jamais touchée,
Tu as emporté mon cœur dans ta mort,
Tu étais, intérieurement, la plus belle de toutes les femmes que j’ai connus,
Marion, sache que dans un petit pays froid d’Europe,
Un homme ne se consolera jamais de la disparition de sa princesse inconnue.




Monday, March 21, 2016
5:53 PM

Oeuvre originale
Auteur : BODY

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Poèmes Unpoeme - 1836125

Berce-moi


Berce encore mon envie
Baigne-moi dans la chaleur de ton corps
Pour que s'enflamment nos caresses
Et que ce feu qui nous brûle
S'attise et devienne ardeur.

Embaume de ta main soyeuse
Ce corps flétri,endolori d'absence,
Cette âme blessée de grisaille
Qui d'envie s'impatiente
Et d'attente se morfond.

Ote de mes lèvres la soif de ton halène
Plantes y l'empreinte de ton âme,
Ombre d'un amour qui,
A jamais ne se fane,
Car le printemps y est toujours florissant.

Berce-moi, baigne-moi
Dans l'arôme de ton cœur.
Le mien suivra, palpitera
Et en chœur chanteront nos corps.


Saturday, May 28, 2011
4:44 PM

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Poèmes Unpoeme - 1836125

L'indignation


A la mémoire de Mohamed El Bouazizi, martyre de la dignité.

Il a emballé son ombre
Et s'exila sous le soleil,
Pour dénoncer les secrets de sa perte.
Il a trop attendu fleurir les promesses,
Il a trop souffert.
Ses forces le décevaient à nourrir son sang
D'un jet de lumière.

Au fond de son âme,
Il est trop désespéré,
Il voulait s'inventer une autre existence.

Il empila ses souvenirs les uns sur les autres
Comme des livres à ne jamais relire,
Excommuniés de la secte humaine,
Il rangea les dates et les hommes d'un coté,
Plaça de l'autre, sur les pages de sa vie,
Les lieux et les noms,
Dans la malle des désertions infinies
Et les confia à la mer.


Il arpenta le temps sur la scène de ses craintes.
L'espoir, en turban, enroulait sa tête,
Mais ne le protègeait plus des temps avares.
Il dit à sa campagne
Qu'il avait quittée depuis toujours,
Que le bleu de ses yeux ne signifiaient plus l'avenir,
Qu'il préférait lui substituer les couleurs de l'impossible,
Que le jour chassait de la vie son arôme,
Et qu'il n'y avait rien à espérer
Dans le tréfonds des hommes.

Il s'immola dignement,
Par indignation,
Et devient lumière.

Saturday, May 14, 2011
5:42 PM

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Poèmes Trazi - 826035

Chanson pour Marseille


Marseille

Arrête de faire la pute et la soumise,
T’es pas gamine qu’un parisien sodomise
Entre mer et ciel, tanquée, telle une calanque,
Jouant La tchatche, corsée, comme une pétanque
Tu es femme, mère de méditerranée
Ardente de toutes ces langues fusionnées
Solide et nerveuse comme un mistral d’hiver
Populaire et simple comme une bonne mère.

Marseille

Toi qui rêve, le regard et le pied marin,
Arrête de lécher le cul de tes parrains
Gaudin et Guérini titillent tes points G
Pendant qu’ils bercent, arrosent leurs protégés
Ils t’entrainent dans leurs dettes et la galère
Redevient femme fière comme Canebière
Ne te brade plus à l’encan pour des promesses
Ou des tours clinquantes comme feintes caresses

Marseille

Tes riches ne trouvent plus de place au vieux port
Tes pauvres s’entassent loin dans les quartiers nord
Ta rocade dort depuis longtemps dans sa gangue
Et toutes tes associations sont exsangues
A cause des coquins tes euros se gaspillent
A travers des opérations de prestige
Qu’aucun vrai marseillais n’a jamais demandées
Mais pourtant tes élus n’en font qu’à leur idée

Marseille

Redevient port libre, jette ceux qui t’enivre
Réapprend à tes pitchouns comment il faut vivre
De leur travail et non aux frais de leurs copains
Le plus beau est ce qui sortira de leurs mains
Qu’ils laissent la combine aux cons trop paresseux
Qu’ils laissent les pouvoirs aux pédants prétentieux
Ce n’est pas ce que tu consommes qui séduit
Mais ce que tu fabriques, ce que tu produis

Marseille

Désinfecte ton minou de tous ces morpions
Qui t’irritent le poil et te sucent le fion
Ne garde que des dockers réglos, baraqués
Car ton sexe est ton port, nul ne peut le maquer
A toi de vouloir le rendre enfin respecté
Parfumé, lumineux, ouvert, expérimenté
Pour qu’une palanqué de vaisseaux le fécondent
Tolérant, passionné, pour accueillir le monde

Marseille

Ne te contente pas de muscles et de buts
Arrête de ramper, de vivre de rebus,
Tu crains degun, testard, choisi ton futur
Enrichie de presque trois mille ans de culture
Raffinée, autrefois, tu savais publier !
Opéras, théâtre, chant, l’as-tu oublié ?
Rappelle-toi que tu as appris aux françaises
A aimer chanter tous en chœur la Marseillaise

Marseille

Toi pour qui la belote est une chose sérieuse
Et la bourse une imbécilité prétentieuse
Tu sais te montrer plus belle que tes misères
De Longchamp au Pharo jusqu’à la Bonne Mère
Ne joue plus la bordille à faire le trottoir
Ne confie plus ta destinée contre un pourboire
Parmi Barcelone, Gène, avec Rotterdam
Reviens t’attabler au banquet des grandes dames

Marseille

Canebière grimée, porte d’Aix étouffée
Ton radoub bousillé, tes usines bradées
Des calus ont cassé ton vieux tram, malveillance !
Qui roulait de pointe rouge à Aix en Provence
Des plages de l’Estaque aux maraichers d’Aubagne
Pour t’affubler d’une parure de cocagne
Un métro rabougri qui tourne en rond exprès
Et ce tram qui ne fait que lui courir après.

Marseille

Quand Samir, Angelo, Juan, Nicos, Abou,
David, Doumé, Kim et Marcel, font tous les fous
C’est toutes les filles qui jouent un peu cagoles !
Rient de vos galégeades, mais ne sont pas folles
Quand ils ont des rires des projets des idées
Tout le monde se fout de leurs identités
Quand ils font des couillonnades ou vilenies
Alors les fadas stigmatisent leurs ethnies !

Marseille

Synagogue, Mosquées, Eglises, mélangées
Entre troquets, librairies, théatres, musées,
Du thé, du pastis, chacun offre ce qu’il aime,
Qui son vin, son khébab, qui son hash, ou ses nems,
Ta force est ton rire, ne soit plus abusée
Par ceux qui ne pensent qu’à pouvoir te baiser.
Qui se croient compétent, t’imaginent putain.
Tu mérites mieux que des Guérini – Gaudin.

Monday, May 09, 2011
6:19 PM

Oeuvre originale

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Poèmes Trazi - 826035

Lettre au service d’ordre de Syrie et d’ailleurs…


Toi le gardien, le policier, le militaire
On te paye pour protéger des frontières
Savoir combattre, pour la paix de ta patrie
Avec courage tu sauras risquer ta vie
L’honneur à l’esprit et le fusil à la main
Ta vocation, la sureté des lendemains
Des ordres pour l’ordre, il te faut obéir
Mais tu ne dois pas oublier de réfléchir.

Regarde qui te paient, observe ce qu’ils veulent
le chef ne te solde qu’avec l’argent du peuple
C’est donc au peuple que tu dois de rendre comptes
Entre toi qui te risque pour remplir tes fontes
Et celui qui donne sa vie pour tous ses frères
A ton avis lequel des deux est plus sincère ?
Ne vois tu pas qui ment qui triche qui profite ?
Nul ne devient riche s’il n’est pas égoïste

Il est facile de te parquer en casernes
Pour te désigner où est le mal on te berne
Le bien n’est guère du coté de qui régale
Mais plutôt avec qui souffre de la fringale
Du faible qu’on te dit criminel, délinquant,
Le grand chef dans ton dos, te désigne une cible !
Quel besoin a-t-il de te pousser à haïr,
Te fringuer conforme, soumis pour obéir

Ils te font mépriser qui tu ne connais pas
Parce qu’il n’est pas né au même endroit que toi
Ils te font oublier ta famille et ta place
La médaille militaire a toujours deux faces
Coté face, des couleurs crues tracent l’honneur
Coté pile, la douleur crie, stressée d’horreur
A toi de choisir pion sur l’échiquier d’un chef.
Ou devenir acteur dans l’histoire des tiens.



Monday, May 09, 2011
6:18 PM

Oeuvre originale

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Blog mis à jour le 15/11/2018 à 13:33:04



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