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djenie à l'idée - 3130878 
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Forums \ Plaisir d'écrire

Le coup du lapin.


je fends la foule pressée qui galope sur le trottoir. J'ai le moral dans les chaussettes.
je sors du cabinet de mon avocat qui m'a été conseillé par des amis. (il parait qu'il est "très bien")
Comment peut on conseiller un politique en guise de robe noire ? C'est encore ma faute, c'est fou comme j'ai pu commettre de fautes en si peu de temps.
Plongé dans le marasme affectif je n'ai pas cherché à sélectionner un "baveux" , j'ai fait confiance. Me voici face à un gars qui occupe un strapontin dans la galaxie de la gauche d'alors. un radical ! laissez moi rire...jaune.

Pour résumer le gars m'avait demandé ce que je voulais faire.
Avec le recul, j'aurais demandé la lune, il aurait opiné du chef en assurant: "je vais voir ce que je peux faire" .
Sauf que cette fois c'est ma dernière visite, les masques de la "procédure" tombent...
il savait pertinemment que pour le monsieur dont on veut se séparer sans changer un iota de sa vie, ni perdre un centime, le pack est déjà ficelé au tribunal.
Le mec dégage, paye "et picétout"
A la limite je suis venu à l'aide financière du gars qui était censé venir à la mienne.
La juge fait ce qu'elle veut...c'est la règle
Le meilleur conseil qu'il aurait pu me donner aurait été d'accepter ce qui était déjà écrit depuis réception de ma première missive de "la partie adverse":
me faire rêver d'une résurrection future proche, de valse d'amantes repenties de leurs méfaits, de retissage de mon tissu amical...que du bonheur quoi.
Mais ça, ce n'est pas son boulot...le sien ce sont les dossiers pré remplis, les parades vaines au tribunal de grande instance.
je marche...lentement. Que vais je bien pouvoir faire d'intéressant aujourd'hui ?
J'ai l'impression de n'avoir plus de viscères, le vide intégral dans mon bide.
Pour ce qui est du ciboulot, c'est le contraire, on m'y a injecté du lourd , du pesant, presque du paralysant.
...c'est là que je l'ai vu.
un petit lapin tout blanc agonisant sur le bord du trottoir. J'ai immédiatement songé à une petite fille qui l'avait sans doute choisi dans une animalerie, et qui avait relâché sa surveillance.
Dans une rue passante d'une métropole il n'avait aucune chance...
Je me suis accroupi et constaté que tout son train arrière était écrasé . Il respirait encore les yeux fous de peur et de douleur.
Les passants anonymes détournaient le regard, posaient la main sur leur bouche...un vrai paysage urbain.
J'ai pensé que la petite fille n'aimerait pas que l'agonie de son petit être s'éternise...
J'ai tendu la main et ramené doucement l'animal vers moi.
j'ai chopé ses oreilles et d'un atémi aussi violent que ma peur de le louper, j'ai éteint ses yeux à jamais...
j'ai caressé brièvement son pelage, en songeant que le coup du lapin sociétal étrange dont j'étais moi-même victime, avait au moins l'avantage de ne pas être définitif....

Dernière participation le
Thursday, December 02, 2021
4:21 PM

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Forums \ Actualité

Ciotti / Pécresse le nominé est....


Valérie bien sûr !
seule une femme peut donner l'impression d'une opposition à Macron.
Ciotti qui se rajouterait aux deux autres droitistes ? trop c'est trop !
je m'engage à faire amende honorable si je me plante...

Dernière participation le
Thursday, December 02, 2021
4:16 PM

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Forums \ Musique

musiques et chants d'europe


De l'excellent groupe galicien luar na lubre

https://www.youtube.com/watch?v=EZU3XqtrwG0





Dernière participation le
Wednesday, December 01, 2021
9:14 AM

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Forums \ Plaisir d'écrire

Comment bien serrer les fesses ...


j'ai lu beaucoup sur les face à face entre un quidam armé et une éventuelle future victime désarmée.
Mais rien ne vaut l'expérience, et je suis satisfait d'avoir pu faire d'autres expériences après ce "jeu de rôle involontaire"
Cela aurait pu être ma dernière expérimentation, peu glorieuse c'est vrai, mais tout le monde n'a pas la chance d'être le héros malheureux d'un fait divers, même si les quotidiens n'y consacrent qu'une journée.
Bien sûr il y a le procès, on rappelle les faits, et le parcours chaotique de l'assassin, mais le perdant de ce jeu de k.ons n'a pas droit au survol de sa trajectoire humaine, parfois tout aussi désespérante...
Non c'est fini...à part une émission de télé avec Morandini de nos jours...
Tout ça n'existait pas à l'époque, et à part quelques photos jaunies et films familiaux, mes descendants seraient vite passés à autre chose car il est vital de faire son deuil pour poursuivre son chemin sans s'étouffer de rancoeurs...
Evidemment c'est le porteur de l'arme qui choisit son moment, l'endroit et son compère de jeu...
Donc pour moi ce fut une grande surprise, voire de la sidération.
Il est assez courant que ce genre de scène survienne le soir, l'angoisse éternelle de la fin du jour doublée d'une bonne addiction en général..
Donc rien d'extraordinaire à ce que ce fût un beau soir, mais sans autre addiction qu'une bonne rage humaine.

J'étais opposé à posséder une arme à mon domicile, en connaissant les dangers surtout avec des enfants durant les longues absences professionnelles.
Mais ces absences dans un environnement rural étaient source d'inquiétude pour ma compagne, et je me laissai convaincre d'acquérir une carabine, en sachant très bien qu'une agression n'est jamais claironnée avant l'action...Donc malgré une arme la surprise et l'avantage sont souvent du côté de l'agresseur.
Elle prit donc l'avantage doublement en bénéficiant à la fois de la surprise et de l'arme.
les auteurs parlent souvent de la fascination du trou noir de l'extrémité du canon...ok mais ça ne marche pas quand le dit "trou noir" est braqué sur votre ventre et à une distance suffisante pour vous tenir en respect (j'adore cette image et le "respect" dû à l'agresseur ).
Par où commencer la scène ? Par le ressenti physique d'abord. Un calme et et froid étrange, un souffle qui se fait très discret ...le temps semble s'arrêter. on "sent" bien qu'un mouvement maladroit serait mal compris, mal interprété.
Petit aparté: s'agissant d'un inconnu j'aurais tenté le tout pour le tout j'en suis quasiment certain . Une esquive latérale en détournant le canon et après...place aux faits divers quelque soit l'issue de la lutte.
Mais en ce beau soir, j'étais tétanisé par l'état civil de l'agresseur. Pas la certitude
que celle que j'aimais encore allait pousser la détente, mais pas de certitude inverse non plus.
Donc le trou du canon étant placé trop bas pour l'admirer, je n'avais d'autre choix que de fixer ces yeux pleins de colère mixée avec peut être de la surprise de se trouver dans cette situation qu'elle avait imaginée plus jouissive sans doute. La pensée des conséquences pour les enfants aussi devait l'effleurer.
Je vis peu à peu la colère s'estomper dans son regard fou, mais pas sa détermination farouche...

Des secondes d'une lourdeur et d'un silence étouffants... Je pensais désespérément qu'en imprimant dans mes yeux toute ma déception, ma tristesse infinie, ma presque acceptation de ma mort, un vague reflux de ce désir de destruction puisse s'immiscer dans son cerveau.
A quoi bon avoir plusieurs neurones si les femmes veulent abattre des mono neuronaux ?
Enfin...elle se détourna et se dirigea vers la terrasse. Je la suivis plein de doutes: allait elle s'éclater la tête d'une balle pour tuer la fureur en elle ?
non...heureusement.
elle tira avec rage vers le ciel et connaissant mal le fonctionnement de l'arme automatique , elle éjectait une cartouche intacte supplémentaire après chaque tir vers les étoiles...
J'estimai rapidement le nombre de projectiles disponibles, et enfin rassuré je lui arrachai (avec ménagement tout de même) la carabine.
Elle restait comme sonnée les bras ballants, les yeux absents...je ramassai les cartouches sur le carrelage, pendant qu'elle s'éloignait
comme un zombie, consciente que l'irréparable avait été accompli....
Ce fut seulement à cet instant que je me sentis respirer à nouveau à pleins poumons...


Dernière participation le
Sunday, November 28, 2021
10:06 AM

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Forums \ Plaisir d'écrire

éblouissements d'hier...


Elle a fini son premier voyage...elle s'étire, féline, soupire...le soleil de printemps inonde la chambre. Juste la bonne température, pas de frissons ni de sueurs abondantes sur nos corps.
Je ne le sais pas encore et suis bien loin de m'imaginer garder ce souvenir particulier des années plus tard.
je ne l'aime pas vraiment, mais je l'aime bien.
Elle croit m'aimer, mais acceptera la future séparation avec raison et philosophie.
Elle est belle, ses longs cheveux bruns éclaboussent l'oreiller blanc, sa poitrine dorée semble tellement faite pour mes mains, que (lui ai je dit) "si j'étais une femme j'aimerais avoir tes seins", et j'étais sincère.
D'ailleurs elle les aime bien elle aussi, c'est cool.
Ses yeux verts me fixent avec amusement. J'ai tout l'air du mâle en rut qui veut à son tour sa récompense.
Elle sait qu'elle me tient , et de quelle frustration elle pourrait me punir...C'est fou cette peur ancestrale et souterraine du mec qui tant qu'il n'est pas à l'abri dans la chaude conque féminine, doute toujours... .
Elle sourit et s'offre lentement en soupirant d'aise...et moi donc!
je suis encore à genoux, au dessus d'elle et allez savoir pourquoi une expression intime me vient "je vais la sabrer"
Après tout ce n'est pas péché de se gourmander à l'avance...
Et le moment magique arrive, me surprend par son vertige, son intensité. La conjugaison du soleil sur mes épaules, de l'abandon confiant de ma "victime sabrée", et autre chose d'indéfinissable que j'ignore encore à l'automne de ma vie...
Oui c'est un véritable éblouissement, il y a du merveilleux à songer que si mon coeur s'arrêtait à cet instant rien n'aurait plus d'importance...
Nous nous regardons gravement, et restons silencieux longtemps... privés de cette lumière qui a flashé dans mon cerveau et qui nous quitte sur la pointe des pieds, et qui je le sais aujourd'hui ne reviendra jamais plus.
Nous ne rions pas, ne chahutons pas comme d'habitude...comme des amants bohèmes que nous étions.
je n'ose lui avouer le côté extraordinaire de cet instant, en espérant qu'elle l'ait vécu elle aussi...
Aujourd'hui avec résignation je revis cette scène déjà si lointaine. Bien sûr j'ai vécu depuis des moments charmants, excitants, pleins d'amour pourtant, satisfaisants en tout cas, beaux aussi, mais d'où venait cette magie qui fut la première et la dernière de ma vie, je crois bien que je ne le saurai jamais....


Dernière participation le
Sunday, November 28, 2021
9:24 AM

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Blog mis à jour le 02/12/2021 à 21:06:08



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