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djenie à l'idée - 3130878 
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Nouvelles

un bonheur atroce


un bonheur atroce.
On sonne à ma porte. C'est la gendarmerie, et zut, je viens juste de verser mon café au lait bien chaud
dans un joli bol, et de beurrer mes tartines de pain.
Le gars du duo "gendarmesque" reste quelques pas en arrière . Il préfère laisser sa jeune collègue faire
ses premières armes de contrôle émotif.
Le temps de confirmer mon identité, et boum ! d'une voix douce avec le visage emprunt d'une respectueuse
gravité, elle m'annonce le décès de mon ex-femme.
La surprise me rend gaga: "vous êtes sûre qu'il s'agit bien d'elle ?"
"aucun doute hélas. Désolés de vous l'annoncer ainsi, mais nous aurons besoin de votre audition à la gendarmerie
le plus vite possible"
Je respire un bon coup, et prends rendez-vous dès l'après-midi après avoir demandé vainement la cause de son décès.
Si la maréchaussée a pris la peine de se déplacer, mon ex embrouilleuse n'est certainement pas partie
d'une mort naturelle, ou alors un doute majeur subsiste.
Le courant de mes pensées tourne à vide ....Dans quelle galère s'est-elle embarquée ?
Elle conduit sa bagnole comme elle entreprend tout: hors de toute prudence. Le comble étant que sa vue
a baissé plus vite que ses pulsions naturelles. La coquette refusant les lunettes inesthétiques,
j'espère qu'elle n'a tué personne en sus d'elle-même.
Elle habite un secteur résidentiel et calme. Aura-t-elle ouvert imprudemment sa porte à un "déséquilibré"?
La mestrance de la société avoue du bout des lèvres que des malades mentaux indigènes et importés sont lâchés
dans nos villes et nos villages.
Faute d'hébergements psychiatriques ou pénitentiaires....un souk organisé par économie.
Ce ne serait vraiment pas de bol pour elle.
Je regagne la cuisine où mon café au lait a commencé à refroidir...La vision du joli bol me plonge
dans mes souvenirs.
C'était un de ses derniers cadeaux, assorti à son foutu caractère.
Au fond de ce calice, on voit apparaitre, au fur et à mesure de la baisse du niveau de café, une grosse dame
pas commode. Elle a les mains sur les hanches et assène "t'attends quoi pour débarrasser ?"
Un sourire me vient.au fil du passé: nos scènes de ménage théâtrales, entrecoupées de séquences amoureuses
qui usaient d'habitude notre capital de désir érotique, les choix inconstants, son appétit insatiable de changement. Il fallait que ça bouge...l'immobilité la terrorisait.
Mon sourire s'efface peu à peu.
Ah ça, elle était belle ! J'ai toujours au fond des yeux une photo de sa jeune et rare beauté enfuie.
Vêtue à la mode des seventies dans une pose vaguement lascive mêlée d'innocence, elle s'offre à l'objectif comme elle s'offrira à moi un peu plus tard...
Quel régal, quelle chance de vivre un tel premier amour...
Je ne suis pas un être jaloux maladif, j'ai toujours eu confiance en moi pour rebondir amoureusement, considérant que personne n'est ma propriété. Aimer c'est aussi offrir une seconde chance....à l'autre
Alors les loulous qui la dévoraient des yeux, je pouvais le comprendre. De toute façon je n'avais d'autre choix que la confiance.
Evidemment, l'un d'eux a tenté sa chance au bon moment, au bon endroit...quelques autres sans doute ont
profité de la brèche de son insatisfaction existentielle....
Mis dans la confidence par elle-même, j'ai été attristé de son amusement à l'évoquer, appréciant tout de même son étonnante franchise mêlée de cruauté dont j'aurais été bien incapable.
Imaginant équilibrer nos libertés respectives, j'ai tenté de trouver une femme en victime expiatoire...
J'y ai connu le désir sans amour, et les limites de ce désir insuffisant qui ne m'amusait pas .
Surtout, surtout ce n'était pas le bon moment pour moi.
La comparaison avec nos intensités partagées, cette complétude , cette altérité naturelle, ce soleil dans le coeur, cette légèreté heureuse, ne tenait pas la route...
Je respire longuement pour apaiser ce terrible boomerang qui me revient en pleine figure.

Ce bonheur d'autrefois, ce bonheur évanoui qui m'envahit soudain....c'est insupportable.
Comment oublier ce bonheur souffrance, ce bonheur atroce ...dont je serai le dernier survivant ?
le dernier témoin ?
Sa mort ne résoudra rien pour moi ni pour nos enfants...
Une de ses phrases , une de ses questions lâchée un jour d'apaisement me revient en mémoire.
"mais qu'est ce qui nous est arrivé, qu'avons-nous fait de notre amour ?"
Ma belle c'est fini, tu n'auras jamais de réponse.
je n'en savais pas davantage que toi, et je n'en sais foutrement rien de plus aujourd'hui.

Le déjeuner sans appétit avalé, je me prépare à mon audition chez les gendarmes.
"Bon sang ! qu'a-t-il bien pu lui arriver ?"
Je n'appellerai nos enfants qu'une fois la réalité de la situation absorbée...




















Thursday, November 03, 2022
1:04 PM

Oeuvre originale
Auteur : djénie a l'idée

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Poèmes

écorçure


Retournerai-je un jour sur cette colline,
surplombant un village aux longs toits montagnards
cerné de sentiers aux pentes assassines.
Car au fond des artères, mon temps se fait tard

Alors je marcherai vers cette chapelle,
à l'ombre d'un arbre que nous avons blessé.
Prenant à témoin de nos amours fidèles
son écorce, à la pointe du couteau gravée.

A présent loin du tronc et son écorçure,
j'ignore s'il a effacé par sa guérison
nos rires, nos baisers lancinantes blessures.
Chêne, érable, j'ai même oublié son nom.

Non, je n'irai point; depuis j'ai assez pleuré
Je lui en veux encore de son bel ombrage
qui n'a pas su longtemps notre amour protéger,
malgré notre signature en son hommage.

Sa propre fin,sera-t-elle d'être tronçonné?
Le brutal arrachement de la tempête ?
Ou la foudre des soirées chaudes de l'été ?
La bûche de nos gravures sera prête.

Je ne serai plus ici bas depuis longtemps,
et réunis dans sa chaleur et sa fumée,
nous tousserons enfin ensemble en souriant,
au néant de nos traces humaines carbonisées


Saturday, February 22, 2020
5:49 PM

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Poèmes

petite épine d'amour


je m'essouffle depuis tant de mois...
j'ai donc consulté mon médeçin,
qui a douté de ma bonne foi,
l'auscultation ne révélant rien…

a quand remontent ces symptômes ?
ah docteur c'est tout un poeme.
je pense à un vieux syndrome,
un mal très ancien qu'on referme

en soi, sans qu'on puisse le guérir.
c'est comme une épine au creux du cœur
qui saigne et qui me fait souffrir.
un mal d'amour sourit mon docteur ?

existe-t-il un médicament,
pouvez vous faire quelque chose,
est on malade d'un sentiment ?
pour vous, point de pilules roses.

on guérit de l"épine, ma foi,
en humant longuement d'autres fleurs,
ou bien en acceptant son trépas.
c'est une si belle épine docteur,

les autres fleurs n'ont pas son parfum,
et aucune autre n'a sa couleur
elle est vraiment aimable en tout point
elle n'est croyez moi que du bonheur.

c'est une jeune épine voyez vous,
et mon pauvre cœur semble si vieux
j'ai parfois l'impression d'être fou,
de rêver encore au merveilleux

vertige de l'éblouissement
quand sa piqûre dans mes veines,
fouettait mon âme de son printemps.
oh docteur comme j'ai de la peine,

que vous ne puissiez pas me guérir…
il y a bien une solution,
révéla l'aimable praticien.
seul l'amour peut ôter son poison

de l'épine, qu'il n'en reste rien.
priez que son amour se fiche ailleurs.
ainsi seule une cicatrice
restera de l'ancienne douleur.

certes docteur, mais cette douleur,
une fois guérie deviendra-t-elle
un manque immense, sans saveur ?
car je rêve au sein de ses ailes,

et sans rêves je ne suis plus rien,
pour moi même et pour les autres.
Hochant le chef, le vieux médeçin
me dit; vous êtes un drôle d'apôtre.

prenez garde aux maléfices
de ces amours impossibles
tirez leçon de ce sacrifice,
choisissez des amours plausibles.

voilà, vous ne m'y reprendrez plus,
la prochaine fois ce sera payant.
Et dans la froidure il disparut,
inutile et bien incompétent






Monday, February 10, 2020
6:13 PM

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Poèmes

rêve prémonitoire ?


Etrange fête pour nous deux.
Des flonflons joyeux résonnent.
Les filles ont garni leurs cheveux,
De couronnes fleuries d'automne.


Nous grimpons sur un ancien jeu.
Il semble très vieux tout en bois,
On ne peut y monter qu'à deux,
Il faut prendre garde à ses pas.

On se sourit comme autrefois,
Je t'enlace et nous valsons
Sur la surface qui s'accroit !
Est-ce magie ou déraison ?

Longeant d'un grand chêne le tronc,
Un doux baiser nous réunit:
Autour d'un axe nous montons.
Le sortilège se poursuit

Nous voici dans les frondaisons.
Plus de joyeux tintamarre,
Immobiles nous demeurons.
Ce soudain silence est bizarre.

Je croise tes yeux inondés
D'un vif chagrin inattendu.
Tu me dis des mots insensés
J'entends que tu ne m'aimes plus.

A travers nos larmes, tes yeux
N'ont jamais été aussi beaux:
N'avons nous pas été heureux ?
Tu m'enlaces sans dire un mot.

Soudain sonne une gaïta,
vibrante d'une mélodie
De la galice tout là bas
Poignardant l'amour démoli.

Puis la voix de la chanteuse
Griffant mon âme et ma raison…

Je m'éveille, bouche pâteuse.
Mes yeux sont secs, mais mon cœur fond.

La galicienne tout en moi
Continue sa sérénade
Mais tu pleures, debout mon gars !
Sors enfin de cette panade.

J'ai peur...que vas tu me dire
A ce futur repas promis ?
Tu vois la nuit je délire,
Et songe que tout est fini.

M'attendras tu comme un ami,
Souriant des amours mortes ?
Et moi à mon amour transi
Pourrais je fermer la porte ?












Tuesday, November 05, 2019
3:29 PM

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Poèmes

poêsie "réaliste" (et bâclée)


tu n'es rien
ça c'est bien vrai
bon à rien,
à tout mauvais.
pantalon louche
portes-tu
une couche
sur ton c.l ?
ton crane nu
un vrai chimio
non tu t'es vu ?
un rigolo.
c'est mon fric
que tu veux ?
mais le hic
hé morveux
j'ai nada...
un portable
d'autrefois
pas banquable.
vas y ouais
continue
t'es un vrai
trou du c.l
ah mais le con
y m'a planté
une lame à fond
je vais crever...




Thursday, June 06, 2019
7:14 PM

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