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Poèmes alizel - 1112925

étrange chose qu'une rose


Etrange chose qu’une rose


Peut-être plusieurs connaissent ici l’histoire du miracle de la rose ; pourtant je ne peux résister à l’envie de la raconter pour ceux qui ne la connaissent pas encore et ceux également qui auraient plaisir à l’entendre à nouveau.

A l’entrée du souterrain poussait à côté du muret de pierres un massif de roses très rouges, d’une pourpre presque grave ; et quand le soleil donnait sur elles, rien n’aurait pu égaler leur parfum en suavité, en générosité, en douceur et en humilité, si me comprenez quand je vous dis qu’un parfum peut être à la fois humble et généreux.

Le jeune Mauvis n’aimait guère les fleurs, il s’intéressait davantage aux joues des filles, et particulièrement à celles d’une Galinaon dont il était tombé fou amoureux. Hélas, celle-ci ne partageait pas sa passion, et le lui fit bien voir par son mépris et son silence quand vainement il essayait d’attirer son attention. Pauvre clerc sans fortune et sans situation, comment pouvait-il espérer de la dame ?

Cependant celle-ci ne trouvait pas trop mauvais de subir les soupirs et l’affection du jeune homme qu’elle tenait à distance ; quand elle se maria, elle l’oublia quelque peu mais une fois la nouveauté du lit éprouvée, le mari fut plus tiède et Galinaon se prit à regretter les pieux hommages du clerc : ils lui permettraient de supporter cette vie de facilité qu’elle menait avec l’ennuyeux mari qui commençait à la négliger, car les charmes déjà usés par le bonhomme et trop connus de celui-ci n’opéraient plus guère la magie qui conduisit l’époux à l’autel.

Cependant le cœur du clerc était ailleurs. Voyant que ses exploits et ses souffrances ne menaient qu’à exciter davantage le mépris de la belle, Mauvis s’était vengé sur une de ces roses à l’époque riante où leur parfum est le plus suave : ayant cru sa mort préférable à ses maux sans fin, il la cueillit le jour où Galinaon passait nue dans les bras du marchand, l’arrosant de ses pleurs il lui dédia son amour et il fut sauvé. Il ne se passa pas de jour depuis qu’il ne pleurât sur la rose ; et le parfum, mouillé des larmes recueillies sur le velours pourpre des pétales rappelait à Mauvis le visage et l’odeur des cheveux de son amour perdu, et il en éprouvait soulagement. Cependant il arriva ceci que la rose loin de friper ses pétales et de perdre un à un ceux-là qui entourent son cœur, ne fana pas et resta toujours aussi fraîche, diffusant toujours son parfum avec même discrétion et générosité. Petit à petit, tous les jours Mauvis se réjouit de voir la rose si belle et à son odeur pleine de chaleur et de tendresse il conçut de la reconnaissance, puis de l’inquiétude pour la fragilité de la fleur, puis de l’admiration pour sa beauté généreuse et désintéressée. Et un jour il fut clair que la rose était devenu amour de Mauvis.
Il arriva alors que Galinaon délaissée par son mari et ayant atteint sa trente cinquième année ne put espérer inspirer autre amour profond comme le fut celui de Mauvis mais plaisirs tristes sales et passagers, et vint à Mauvis qui fut le seul amoureux véritable de toute sa vie ; elle tenta les larmes pour assouplir ce que le cœur du clerc aurait pu avoir de dureté par conséquence à la grande tristesse où il fut de son amour méprisé, cependant celui-ci lui accorda juste un regard de grande pitié et paroles mais d’amour, non: il était trop tard, la rose s’était montrée fidèle, reconnaissant, elle, et recueillant l’amour du clerc elle y avait trouvé force de ne pas mourir, et le clerc en retour reconnaissant l’amour fragile de la rose embaumant modestement sa vie et l’éclairant de son humble beauté lui avait donné compassion pour sa fragilité éphémère, attention, admiration et affection ; autant dire qu’il l’aimait de cet amour sincère dont dame n’avait voulu; et cet amour partagé fut tellement saint et heureux que Mauvis en garda l’ardeur rayonnante de la jeunesse alors que Galinaon, qui n’avait su ni reconnaître ni aimer le vrai amour, mais comme Judas l’avait trahi pour faux-semblants, passée la trentaine déjà était femme vieillie.
Mauvis fut heureux toute sa vie, travailla avec courage et fut un réconfort pour ses proches et ses amis ainsi que pour ceux qui avaient touché son cœur ; il fut lui-même entouré et plus d’une jeune femme aimable et jolie regretta qu’il ne s’intéressât guère à son sexe mais lui parlât comme à sœur. Tous les matins il déposait un court et affectueux baiser sur la corolle de celle qui l’accompagnait, et toujours il garda le secret de son cœur.

Le jour où en paix il mourut la rose embauma comme jamais ; cependant la nuit qui suivit l’enlèvement de la dépouille du clerc elle fana et le lendemain on retrouva éparpillée toute sa corolle à son pied, son cœur nu penché vers le sol.

jeudi 19 juin 2008
23:56

Oeuvre originale
Auteur : Alizel le goliard

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Pour sur, je contemplerai la rose d'un autre regard maintenant !

Poèmes Gladys-abs-un-mois - 835521 

A mon fils


Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois !
Tu as baissé les yeux
Timide et farouche comme un animal traqué
Refusant de se laisser approcher
Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais
Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer
Sans même savoir où cela nous mènerait
Dans une bataille nous allions nous engager
Pas pour nous mais pour leur prouver
Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver !
Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur
J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile
Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile
Ensemble ces obstacles que nous avons traversés
Ensemble ces larmes que nous avons versées
Etape par étape ce pari nous devions le gagner
Tu m’as apporté tant de choses
Que jamais je ne pourrais oublier !
Tant de fois je t’ai protégé
De cette famille qui t’a souvent rejeté
Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner
Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance
Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance
Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes
Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer !
Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude
Je repense à toutes ces années passées
Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné
Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais
Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien
Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main
Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su
Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su
Alors comme on dit chez nous « toi même tu
sais »



dimanche 16 décembre 2007
15:07

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Pour ne pas l'avoir porté tu as su encore mieux l'aimer !

Poèmes Frescko - 940422

J'accuse...!!!


J'implorerais votre pardon calmement
Si les mots suivants vous paraissaient blessants!
Je ne fais qu'émettre ma pensée
Qui, de la vie des hommes,est tirée.

A travers le prisme de cette langue qu'est le français,
Le monde semble vraiment..........mâle fait!
En y jetant son regard , si point on ne se hâte,
Voilà ce que l'on y voit et constate:

"Un gars est un jeune homme.
Une garce est une P.........
Un courtisan est un proche du roi.
Une courtisane est une P..........
Un professionnel est un sportif de haut niveau.
Une professionnelle est une P.....................
Un homme sans moralité est un politicien.
Une femme sans moralité est une P........
Un homme facile est un homme agréable à vivre.
Une femme facile est une P..................
Un homme qui fait le trottoir est un carreleur.
Une femme qui fait le trottoir est une P.........
Un entraîneur est un homme qui entraû‹e une équipe sportive.
Une entraîneuse est une P...........................

Quand j'y pense,je me sens mal!
Le bien n'appartient qu'aux mâles!
Qui faudrait-il accuser ?
La francophonie ?
L'Académie Française ?
Ou bien tout le monde ?

Et ce n'est pas tout!
Il y a d'autres propos non doux!
Pour définir la négativité en tout genre,
On incrimine toujours le mot "noir".

Voilà :

IMPURETE:"avoir les mains noirs!"

MALHONNETETE:"marchEnoir";"caisse noir";"travail au noir".

LE MAL:"magie noire";"messe noire".

MELANCOLIE:"broyer du noir".

ANTIPATHIE:"bête noire"!

IVRESSE:"être complètement noir"!

DESASTRE:"jeudi noir"!

PESSIMISME:"avoir des idées noires"

VIOLENCE:"roman noir"!

MALHEUR:"pousser les choses au noir"!

COLERE:"avoir un regard noir!"

FUNESTE:"serie noire!"

Quand j'y pense,je vis des déboires !
On n'attribue le mal qu'au "noir"!
Qui faudrait-il accuser ?
L'Académie Française???????



jeudi 27 avril 2006
22:26

Oeuvre originale
Auteur : Frescko

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Un plébiscite contre toutes les formes de racismes ! Bravo !!

Poèmes Gladys-abs-un-mois - 835521 

Ma petite sirène


Viens petite sirène que je t’explique le mot amour
Celui que j’ai offert à tes frères et celui que l’on t’interdit de faire
Viens vite dans mes bras sentir mon cœur battre
Quand celui qui dit t’aimer , un jour t’a fait pleurer
Viens que je boive tes larmes comme bébé je l’ai souvent fait
Viens que je t’explique le sens du mot liberté
Viens assieds toi tout contre moi, et écoutes nos différences
Te souviens tu de ton enfance quand tes frères sont arrivés ?
Te souviens tu de cet amour qu’ils t’ont de suite montré ?
Quand l’un deux priait Allah des questions tu t’en es posées
Viens petite sirène que je t’explique toutes nos croyances
De ce dieu que je ne t’ai jamais imposé
Viens mon grand bébé car aujourd’hui tu deviens reine
Viens tout contre moi que je te couvre de baisers






samedi 19 février 2005
03:47

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Une preuve d'amour encore, s'il en fallait une ?

Poèmes Gladys-abs-un-mois - 835521 

Des mots


Des mots salés, des mots sucrés
Des mots au goût amer
Telle a été notre vie
Mais tu n’as rien compris
Tu as cru me connaître
Mais tu t’es planté
Car cette vie je me la suis inventée
Mais tu es si fort
Tu vas me voir tomber
J’espère que tu vas jouir
De cette partie gagnée
Si tu savais comme je t’ai aimé
Mais tu n'as pas su, ou pas voulu
Mais peu importe, je vais payer
Et toi si fort tu vas jubiler
Enfin pouvoir te venger
Ne plus devoir conjuguer le verbe aimer



vendredi 4 février 2005
08:16

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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66 Commentaires
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J'voudrais pas être à sa place !

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