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Si je pouvais avoir des mots justes Pour te signifier mes pensées Certainement te serrais-tu lassée Et serais-je devenu de toi indigne Si t’admirant dormir Je pouvais des mots te dessiner Assurément, m’aurais-tu vu venir Déposé une bise les plus câlinées Je ne suis point peintre des mots Non plus magicien de la valse des roseaux Je suis juste moi, épris tout de go De ta beauté tirée de la clarté des eaux Que la douce brise vespérale se plait à défaut De charmer du merveilleux chant des ruisseaux
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Mon passé n’est qu’échec et solitude, Remplie de déchirures et de viscitudes; Mon présent, amère que mes nuits sombres, Me plonge incessament dans l'ombre. A l’instant où j’écris ce poème, Mon cœur d’un dernier sursaut, Et sans autres mots Se rompt à tout jamais. D'un regard effaré et perdu dans la nature, Je vois des jours sombres et difficils, Obscurcir le peu de ce qui me reste de vrai. Et du lourd soupir de mes nombreuses infortunes, Je m’allonge sur ce divan où tu m’as quitté, Pour ne jamais plus y revenir ! Se pourrait-il que tu sois la seule lumière Qui puisse donner un sens à mes jours ? Se pourrait-il que tu sois la seule force Qui me retiendrait dans le séjour des vivants ? Hébéter, ahurie et déçu, Chiquant le khat de mes amertumes, J’oublie même la suave candeur de tes doux baisers Que je ne cessais d’en demander. Adieu, vains paris pour un amour parfait, Flammes paradisiaques de mes tristes buffets Plus de peines pour un cœur meurtri, Plus de peines pour une vie assombri. Bredouille de mes multiples conquêtes, Je rentre tel un téméraire conquistador, Ranger mes armes auprès de toi, pour de vrai, Dans l’attente final du coup de grâce. Transperce moi de cet épée, Que tu sais si bien manier, La froideur de son acier m’est familier, Ne serai je donc pas enfin libérer. Remue le bien dans mon sein, Et d’un dernier soupir, Alors que mes mots s’estomperont graduellement, Je pourrai enfin murmurer, Les yeux à de mi-clos, Je … T’aime… Chamby Karm
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Tourments et troubles Que dire d’autre à tes côtés Dans l’attente invraisemblable Du jour où je découvrirai ton hyménée Silence... Le doute plane Le mépris siège Les vœux disparaissent La cotine grimpe La tension est à son paroxysme Plus rien ne tient qu'à un fil Les pensées s'annihilent Est-ce vrai, ce qui nous arrive A ne plus rien se dire, sinon se regarder A ne plus se toucher, sinon se détester A ne plus dialoguer, au risque de s’entretuer Est-ce possible, qu’à mes côtés Tu m’en veuilles à mourir Est-ce possible, qu’à tes côtés, Je sois le plus abjecte de tes désirs Où serait passer, Ô fidèle, Le vœu conçu d'une vie de lumière? Où serait allé, Digne gazelle, La grâce de nos velléités? Que tout ceci, ne soit qu’illusion L’orage qui pour un temps Dissipe des bons moments Et redonne vie à nos émotions
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Sans te connaitre, Le génie en ton être, Je pense tu l'as Sinon, ne sois pas las Quant à la porte sonne le glas Que dis-je, Rien n'est prodige. En faire bon usage, la poésie n'a guère d'âge. J'aime, c'est vrai Des personnes plein de sens, Ce quelque chose semblable à l'ivraie Qui pourrit l'âme sans médisance; Vivifie l'esprit sans résistance Et tonifie l'intellect pour de vraie Ce quelque chose, disais-je, de même N'a rien d'étonnamment mistifié N'a rien de concrêtement vérifié Mais tout d'incontestablement suprème. Alors Sphinx, Sans resserrer d'étau Et se laisser tout de go Penche toi sur ta plume Et non sur l'enclume Cette fois-ci, comme un lynx.
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J’étais en mes jours de jeunesse, Un homme fort et robuste. La jouvence coulait dans mes veines, Je faisais la fierté de mon village. Force était mon parti, Courage était ma force, Persévérance était ma devise, Amour était ma patrie. En ces jours de jeunesse, J’incarnais l’innocence. Ma passion sous les cieux, Me rapprochait des pieux. Et je faisais des vœux, Et se réalisaient mes rêves, Et je chantais les délices de la vie, Et tous en étaient épris. En pleine bravoure, un jour, Conseiller au détour, Sans posé de question, Je t’ai suivi dans la désolation. Ah, vie cruelle ! N’as tu pas réussi ton coup L’homme, qui devant toi se traîne Est abattu en son sein sans sou. N’est-ce pas toi, vie cruelle, Joie de mes ennemis Mère de tous mes soucis, Qui m’a privé de mes membres ? N’est-ce pas toi, vie cruelle, Qui m’a cloué à ce portique Où mes hypocrites semblables Me donnent leur pitance ? N’est-ce pas toi, scélérate, Qui de jour en jour, Comme un rocher, m’use Me tue à petit four? Tu m’as précipité dans ce gouffre, Ce tourment qui me suit sans cesse, Dos contre mur, me plaque Et me vide de mes forces Source de mes indécisions, Fruit de mon ingratitude, Tel un sortilège d’une magique potion, Le regret, de la raison, m’exsude Ne m’auras-tu, donné aucune chance Emmené que désespoir ; Solitude amère et tristesse, Meurtrissure et remords sans fin. Chair de ma chair et fruit jadis loué, Ne soit aucunement sujet de honte Sauve mon honneur bafoué Pour qu’à jamais sèchent mes larmes !
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Blog mis à jour le 22/11/2008 à 09:11:12
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