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Chaque année c’est pareil, en mai tu te rappelles T’avais à peine vingt ans, des idées plein la tête Tu bossais pas souvent t’aimais mieux faire la fête La grève fut l’occasion de te montrer rebelle Là tu l’as rencontré cette jeune fille délurée Elle portait les couleurs de la lutte déclarée Elle voulait même casser les flics à coup d’pavés Alors t’as dit amen à toutes ses pensées Derrière les barricades vous vous êtes même aimés Tu n’as pas supporté quand le flic l’a frappée Ce fut à l’hôpital qu’elle fut emmenée Et toi et tes amis vous furent tous arrêtés Tu passas tes exams mais tu fus recalé Tu ne pensais qu’a elle, t’étais sûr de l’aimer Tu partis au Népal peut-être pour l’oublier Et c’est à Katmandou que tu l’as retrouvée Mais elle avait changé ne voulait plus s’rappeler Les moments du passé étaient morts enterrés Elle cherchait ailleurs un paradis perdu Dans la came elle sombrait et tu t’en aperçus L’été soixante huit, l’été de tes misères Son corps tu as ramené dans une urne à son père Ton cœur est mort ce jour dans sa fumée légère Tu la contemples encore, urne sur une étagère.
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Impression : Extraordinaire
Comme c'est triste ! mais si touchant ! merci ! xxxx |
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J’avais je le croyais il ni à guère longtemps, Tout plein, tout plein d’amis que je croisais souvent, Nous partagions les larmes, mais plus souvent les rires, Nous allions sans compter au fond de nos délires. Mais j’ai changé ma vie, fuit mes souv’nirs maudits, Je voulais rejeter de ma vie les bandits. Et j’y ai réussi, oui elle est belle ma vie. Chez ceux qui me regardent, je sens poindre l’envie. Mais vous, ou êtes vous ? Vous mes tendres amis, Je ne veux pas vous perdre, mais vous semblez si loin. Mon bonheur vous fait-il, vous taire dans votre coin. Allez, rions ensembles, et pour le bruit tant pis. Je veux croquer la vie, le bonheur à belles dents, Mais sans vous il me manque, de vrais, de bons moments. J’ai rencontré l’amour et je suis contagieuse, Ma pandémie à moi n’a rien de mystérieuse. Pour le bonheur à deux, j’ai signé des deux mains Mais avec vous en plus nous mettrons quatre mains
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Impression : Extraordinaire
De si beaux mots pour panser mes p'tits maux !
Merci du fond du coeur ! Imagine se joint à moi pour te bizouiller frangin ! ;-) xxxx |
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Je dénonce les fausses annonces Qui amorcent et frappent comme des coups de crosse Pour faire tomber mes frères à terre Pas d’hésitation ils savent le faire Ils n’ont pas la couleur de votre peau Leur accent fort en amorce Des qu’ils sortent en bande Vous toisent et les mecs débandent Faut arrêter la parano De croire que racaille rime avec bicot et nègro Toujours accusés, insultés Sans jamais pouvoir se justifier Ils n’aiment pas vos allures Qu’ils nomment de ptites raclures Ils ont tous oublié le sang versé De ces pauvres innocents bafoués De ces esclaves à la peau tailladée Amnésiques volontaires De nos compagnons de galère Au pays de Hugo Il n’y a plus de place mes frères Juste des magouilles calculées Des services de l’ordre Qui aiment foutre le désordre
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Impression : Extraordinaire
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Je m’en vais vous conter L’histoire d’un feu follet Qui par un beau matin A croisé mon chemin Ce follet tout fou fou Courait derrière un feu En agitant du houx Il criait ce benêt A en perdre la voix Contre son feu affolé Qui n’était pas de bois Reviens ici morbleu Où je te tords le cou Pour sur tu seras mieux Quel mal a-t-il commis Me dis-je tout doucement Pour être poursuivis Ainsi si méchamment Il parait bien peureux Pourquoi tant de courroux De la part de son deux Mais ce que j’ignorais C’était qu’une étincelle L’avait ensorcelé Volant ainsi ses ailes D’un amour un peu flou Qui part au fil des cieux Qui ne tient pas debout Et le feu fut penaud D’avoir été grugé Malmené par l’ego D’une belle flamme d’été D’ou le follet furieux De se sentir si mou Sans son double de jeux
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Impression : Extraordinaire
ahhhhhhhhhhhh ! j'adore ma zine !!! ;-)))) |
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T’es coincé dans ta vie Et dans tes paradis Tu snife ta coke le soir Pour oublier le noir Tu dis c’est convivial D’ailleurs c’a fait pas mal Tu bouffes plus, t’as plus d’ronds Fais gaffe tu touche le fonds T’as vingt ans et t’es con En fait tu te morfonds Mais il n’est pas trop tard Jette moi ce pétard Laisse tomber le Ricard Tu verra c’est bonnard Lèves toi du bon pied Cherche ce qui te sied Réveilles toi il est temps Dis toi c’est ton printemps Enterre tes vieux démons Tu verra c’est si bon Rien n’ai jamais perdu Ça tu l’as déjà vu Souviens toi de ton père Se noyant dans un verre Se ruinant les poumons De son foutu goudron C’est toi qui lui disais Continue c’est parfait Tu vas l’avoir ta bière En sapin de Bavière Mais tu as bien le temps Pour aller voir Satan Et il t’a écouté L’alcool il a jeté Il vit bien maintenant Ne pense plus à Satan Hé oui tu l’as sauvé Alors c’est à ton tour Il te faut l’écouter Soignes toi par amour De la vie, d’une amie Pour un monde meilleur Peu importe d’ailleurs Ecoute son avis Un jour tu lui diras Papa j’te remercie Il ne parlera pas Ses yeux diront merci Ah foutus paradis Shit ou coke pourris Cet alcool qui tue Et ce tabac qui pue Combien faut il encore Enterrer de cadavres Cherche tu un record Un nombre que l’on grave L’amour est bien trop fort Tu ne gagneras pas C’est la vie qui vaincra En repoussant la mort
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Impression : Extraordinaire
magnifique leçon d'un père à son fils, embringué dans la spirale infernale. T'es fort. Bravo. xxx |
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