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J'arrive de l'espace, j'atterris un peu brutalement et perds connaissance. Quand j'ouvre les yeux...horreur ! qu'est-ce c'est, cet enfer ? C'est qu'elle est bleu, d'un bleu goûteux, vue de là-haut. Je m'emballais d'être autorisé à visiter ce paradis terrestre, j'imaginais des variances de couleurs... une vrai magie ! Je sentais déjà la caresse de l'eau, du vent, la violence de l'orage, la beauté et la paix d'un désert de sable. J'imaginais un fourmillement d'humains, beaux, souriants, un monde d'animaux exotiques. Et qu'est-ce que je vois ? cette désolation. Ce monde n'a donc pas de couleur ? Il faut que je me lève, que je marche... le temps qu'il faudra, droit devant moi. Je vais trouver, c'est sûr, je vais trouver. Je m'éloignais lorsque j'entends : "hello... hello" Je regarde d'où viennent ces cris et j'aperçois dans l'encadrement d' une fenêtre une femme, un appareil photo à la main. Elle me dit qu'il fait froid, que j'ai l'air frigorifié et m'invite à me réchauffer chez elle. Il fait bon, l'endroit est chaleureux, beaucoup de bouquins, des reproductions de tableaux choisis, des photos au mur, mais pas de ces photos de famille... Nous sommes face à face sirotant un excellent vin blanc et elle me pose des questions. Elle veut tout savoir de moi, d'où je viens, ce que je compte faire ici, mais je n'ai pas envie de parler, je me sens bien, ma curiosité est excitée par tous ces livres, je crois que je vais commencer par ça : les lire tous... si possible. Elle me dit que ce que j'ai pris pour des reproductions de tableaux sont des originaux, que certaines des photos sont des photos de famille, Il faut que j'apprenne. Le vin blanc est délicieux. J'ai dû en abuser ; dans ce fauteuil club trop confortable, éméché par le vin blanc je me mets à rêver...... Je suis nu sur un terrain inconnu La végétation est bizarre Le sol donne une impression d'instabilité Et je m'envole Non, je plane doucement Je m'élève et je distingue mieux cette planète Au loin c'est vallonné Sous moi, légèrement en arrière, ça semble "boisé" Je me dirige à ma convenance Je pique vers le sol Je remonte doucement vers des nuages saturés de couleurs Et je m'élève... et cette féerie m'enivre... Redescendons un peu Je la distingue maintenant Cette planète, c'est une femme Une femme massive Elle dort, le visage radieux Elle est magnifiquement nue Troublante de pureté, de pudeur Je suis éperdu de bonheur et des larmes mouillent mon visage Je descend lentement, très lentement Me dirige vers son oreille Un sentiment d'exaltation me submerge Je descend lentement, très lentement Je me pose délicatement Et je lui parle, je chuchote... Femme écoute moi Réveille-toi et écoute ce que j'ai à te dire Tu es ma grand-mère et je me souviens de la douceur particulière de tes reproches Tu es ma mère et je ne me souviens pas d'avoir bu ton lait Tu es ma femme et, après l'amour fou, après la complicité des amants, faudra-t-il donc toujours passer par les crises, les cris, les dépressions interminables ? Tu es ma fille et l'amour que je te porte, l'admiration et le respect que je te voue sont inébranlables Tu es la femme désirable Et toujours je vais fourrer ma tête entre tes seins Toujours je vais entrer en toi Encore et encore je vais essayer de ret |
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0H30: Dora se sert un verre de scotch, allume une cigarette et regarde le jeune homme endormi dans son lit, il est beau comme un dieu, doux comme une femme, viril comme un taureau et elle l'aime. Elle sent bien que c'est avec lui qu'elle vieillira et décide que ce scotch est le dernier, cette cigarette la dernière. Apaisée, elle s'allonge près de lui et songe que jamais auparavant elle n'a connu un tel bonheur. 2H00: En France, le premier ministre se réveille en sursaut, il vient de faire un rêve. Alors qu'il flânait dans la ville de son enfance, chaudement couvert, un homme l'interpelle et lui demande une petite pièce pour manger. Cet homme est allongé dans un carton en forme de cercueil et il ne voit pas son visage. En fouillant sa poche, le premier ministre ne trouve que des billets... L'homme lui a demandé une pièce.... Un malaise s'installe en lui car cette voix lui est familière, il soulève un coin du carton et reconnaît le visage de son père. Les larmes coulent sur le visage des deux hommes et ils s'enlacent. C'est à ce moment que le premier ministre de la France se dresse sur son lit et entame une reflexion sur la situation des SDF. 5H00: Mr Dubois sort lentement du sommeil, il a une foutue gueule de bois, est pris d'une violente quinte de toux et il sait qu'il va gerber dans quelques minutes. Comme tous les jours il va gerber parce qu'il ne supporte pas son travail, ses collègues, ses chefs et lui même. Il allume la radio, un journaliste annonce que le pape vient de mourir. La belle affaire, pense-t-il, ça fait longtemps qu'il est mort.Mais le journaliste ajoute qu'en raison de la disparition du pape, la journée est fériée. Hébété, Mr Dubois se gratte les fesses, s'allonge près de Ginette en ronronnant. Un sourire enfantin éclaire son visage. 6H30: Une parisienne curieuse est à sa fenêtre, elle hume le printemps et se sent bourgeonnante. Son corps lui fait bien, sa tête est en paix, elle a pris la décision de quitter Paris pour le sud de la france. Adieu Paris bien aimée, je te quitte pour toujours, pense-t-elle, un peu étonnée de cette audace. 9H15: Une équipe d'aquanaute a découvert à 11 000 mètres de profondeur une sorte de créature jusque là ignorée. Cela ressemble à l'humain, marche sur les fonds, ne pratique pas la nage et cultive une algue rougeâtre dont l'équipe pense ramener des échantillons pour analyse. Ces créatures aux yeux éclairants semblent communiquer par des cris aigüs très semblables à ceux du dauphin. 11H30: A New York, les premiers journaux du matin annoncent la démission de G.W Bush. Au moment où il apprend la nouvelle, Tony Blair est pris d'une violente diarrhée. 11H45: Laure Panassier finit de remplir sa valise, son visage est tuméfié des coups reçus la veille, elle serre les machoires. Terminé se dit-elle, terminé, je ne veux plus de cette vie. Je le quitte, je quitte tout. Je lui laisse la maison, le chien. Je m'en vais loin de tout ça, de cette pauvre vie. Elle va passer à l'école récupérer Karine puis elle prendront le train pour Madrid. C'est en Espagne que commence leur nouvelle vie. 15H00: En raison d'affaires maffieuses mal combinées, Vladimir poutine est contraint de démissionner. Tony Blair apprend la nouvelle assis sur la cuvette des WC. 18H00: Laurent, au retour des cours allume machinalement la télé après avoir jeté son cartable dans un coin. Il fouille son tiroir pour< |
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C’est une soirée qui a commencée tranquillement, les amis d’aff’ s’étaient réunis - faut-il qu’ils soient farfelus - dans un restaurant croate. Pourquoi croate le restaurant ? Une lubie de Santi vu qu’une des serveuses est très bien nantie de l’arrière. Le regroupement n’avait pas été aisé, une histoire de goûts musicaux opposant certains invités, mais sœur xiane avait prêché la réconciliation et ils étaient tous là ! Y avait même le fils maudit, mais la mama était allé mourir ailleurs. « On ne meurt pas au repas que j’organise ! Avait dit Santi ne perdant pas de vue l’arrière rebondi de la serveuse même pas croate… » Ce n’était d’ailleurs pas une serveuse, mais un serveur ! Frank était inquiet, il connaissait ses classiques du cinéma américain et ne voyait pas d’un bon œil les rapports difficiles que connaissait la célèbrissime Eve avec un certain musicien… Musicien qui était justement sous les feux de la rampe, pas très loin en tout cas, et l’on sait combien de difficiles, les rapports peuvent devenir étroits dans ce cas ! - Oui Alib’, dans les films américains, me glisse Frank à l’oreille, mais là, on est presque en Croatie ! - C’est vrai… tu as raison… tu as entièrement raison… c’est absolument vrai, que je lui rétorque, charitable… Donc, rapports difficiles au départ ET feux de la rampe… Quand on connaît la volatilité de la blonde de région parisienne, on peut se faire des cheveux blancs… quand on en a ! Nous en étions à l’entrée, un truc imbouffable conseillé par un garçon joueur de je ne sais quel instrument de musique croate, et pinceur de fesses de la présumée serveuse dont j’ai parlé plus haut, et ce n’était pas très bavard… ça prenait sa vitesse de croisière… On s’observait… Puis il est arrivé, encombrant, sonore, et remuant tout ce monde. S’est installé près de Markooooooooo, l’entretenant de ce nouveau mode de gestion des sons tout en avalant une grosse bouchée de cette entrée imbouffable dont à laquelle je causais plus haut (merci Santi, je n’arrivais pas à terminer cette phrase !) et tirant par la manche le garçon pour lui demander un couvert supplémentaire et ce qu’il faut dedans, oubliant au passage Diorella, debout, seule et l’air d’une orpheline. L’atmosphère s’est alors brusquement enflammée et Saskia se demandait si c’était dans les mœurs d’Aff’ que ses deux voisines, l’une très brune et toute de noir vêtue, l’autre blonde oxygénée, toute de rose et court vêtue, rapprochassent ainsi leurs lèvres des siennes. Santi, s’inquiétait de Reyielle , décoiffées, de larges cernes sous les yeux, agitée d’un tremblement nerveux, qui suçotait un crayon en portant un regard halluciné sur une page raturée jusqu’à la déchirure. " C’est le vil d’Alibreville, lui expliqua-t-elle, qui m’impose d’écrire une nouvelle version du « baiser » sur son fil, fil dont personne n’a rien à foutre… mais il me harcèle, inonde ma boite de messages et a même découvert mon numéro de téléphone. Je craque !… " Tout au bout de la table, un homme de 52 faisait du plat à Glad, inventant des luttes sociales et des engagements fantômes, sans aucun scrupule et sans tenir compte des doutes qu’elle émettait ni de la question qu’elle lui posait sans cesse : 52… centimètres ou millimètres ? Quelques heures plus tard, la soirée avait tourné |
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Elle avait appris qu’il se déroulait un grand jeu dans un stade de manille, et prise par une fièvre aventurière tout à fait inhabituelle chez elle, se rendait à l’aéroport lorsqu’elle tomba sur Pagaille. Il lui raconta divers raisonnements sur lesquels il butait ces temps-ci. Pas au mieux, un peu soucieux, il prit même le temps d’écouter xiane. Elle lui expliqua que tant de gens louaient sa jolie voix qu’elle était décidée à tenter l’aventure du karaoké de Manille. Je ne pourrait vous expliquer comment les choses se passèrent mais xiane et Pagaille entrèrent ensemble dans la salle d’embarquement, lui croquant à belle dent un sandwich en tendant au préposé une carte sortie comme miraculeusement de sa somptueuse veste bleue - nous nous souvenons que le perfide Alibreville lui a traîtreusement chouré la rouge – et lui expliquant, au préposé, la vétusté de son matériel tandis que derrière lui les passagers perdaient patience en l’affublant de noms d’oiseaux que je ne dévoilerais qu’en bal et en échange de certaines photos d’un certain baiser au cours d’un certain repas… Je n’en dis pas plus… Dans l’avion, xiane trouva Frank bien installé en first class, coiffé d’un somptueux panama beige. Avec sa barbe de trois jours, il portait beau et serrait de près une brune insignifiante qui riait bruyamment à ses jeux de mots. Il entra dans de sombres explications au sujet de réunions opaques mais la conversation fut interrompue par une forte agitation dans le cockpit. Par ces temps de parano, le personnel n’avait pas trouvé bon que Pagaille manipule les instruments de bord en expliquant aux pilotes la totale inutilité de certains d’entre eux. Il faillit bien être conduit au commissariat de l’aéroport mais Gladys, qui était là pour une vague histoire d’étrangers retenus sur place, s’interposa et donna si bien de la voix qu’on laissa Pagaille regagner son siège tandis que xiane manœuvrait pour récupérer une place près de frank… Y aurait peut-être moyen de lui donner un baiser à cette brunette. Passons sur le voyage et voyons ce qui s’est passé à Manille puisque vous êtes certainement informés de cette bousculade qui a fait quatre-vingt morts. Alors qu’ils étaient parmi la foule, dans l’enceinte du stade, Pagaille tentait d’expliquer l’affaire des caricatures du prophète à xiane qui n’entendait rien. Je sais, ça vous semble impossible autant qu’incongru, mais imaginez le raffut que peut faire une telle foule. Donc, comme xiane semblait ne pas comprendre, il lui hurla : « UNE CARICATURE DU PROPHETE AVEC SUR LA TÊTE, A LA PLACE DU TURBAN, UNE BOMBE ! Vous connaissez la suite, panique, bousculade, morts ! Vous vous demandez certainement comment nos deux protagonistes en ont réchappé. Simple,Legourdin était sur place, il était venu chasser la caille asiatique. C’est que ça a une petite chatte bien serré et c’est câlin comme tout, disait-il, ça sait préparer un bon repas et le corps entier tient dans un bras, ça n’est pas encombrant ce genre de femelle et pas inquiétant . C’est pas comme ces femmes d’Afrique, sculpturales certes, mais athlétiques et qui peuvent en remontrer à certains hommes dans la bagarre. Donc, il était là et par un procédé appris à la légion – on n’y passe pas tout son temps à faire des pipes au commandant quand même ! – il les avait évacué fissa, ce dont nous le remercions car on y tient quand même un peu à nos deux affectueux. D’ailleurs, vous êtes invit&eacut |
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Tout n’allait pas si mal mais on sentait planer sur Aff’ une sorte de désabus, une lassitude ! C’était le début d’année, les nordistes avaient froid et supportaient de plus en plus mal les provocations de quelques exilés qui s’exhibaient en compagnies de « créatures » sous un soleil scandaleux. Gladys devenait nerveuse, pas de bavures à l’horizon, aucun scandale humanitaire à se mettre sous la dent, Santi dormait la nuit et allait prendre des photos le jour, laissant les nostalgiques de la fesse à leur veuvepoignée. La xiana qu’on avait annoncé à grands sons de cor et bruissements de feuillage traînait la sandale, jouant à l’invisible tandis que Frank organisait des repas, fêtait des anniversaires et assistait à de sombres réunions de travail qui l’épuisaient et semaient le doute dans son entourage. C’est qu’on en avait connu de ces agents spéciaux planqués derrière un talent plumitif ou musical. Il s’en était dévoilé de ces pères tranquilles mis tout à coup sous les flashs de l’information ! Un témoin avait vu Alibreville sortant de l’Océan et ruisselant de cette eau tiède et salée, marcher sur le sable chaud en maugréant. Il l’aurait entendu dire : « Mais qu’est-ce qu’ils ont donc, pourquoi ne viennent-ils plus m’écrire des histoires ? » Il semblait terriblement dépité malgré des conditions climatiques et un entourage extrêmement favorables. Mais je le répète, tout n’allait pas si mal, le colonel Alex était parti en mer et ne revenait pas, c’était toujours quelques poissons de moins dans l'océan et quelques propos catégoriques de moins sur Aff'! Domi s’amollissait, semblant pactiser avec ses ennemis héréditaires, il se délepenisait progressivement et semblait avoir de plus en plus de mal à se fournir en gaufres ! Et quand même, Dora venait, mais votre serviteur n’a hélas pas pu le constater de visu, de gagner un concours de décolleté dans une proche banlieue de Paris, laissant une jeune femme blonde dont par charité chrétienne je tairais le nom, dans un état de dépit insupportable. Jeune femme blonde qui, ce jour-là, n’était pas restée sans créer son petit scandale, accompagnée en cela d’une certaine xiane, peu connue des forums mais dont on dit déjà beaucoup de bien. Toutes deux aurait annoncé une revanche terrible lors d’un repas à venir chez des croates ou des serbes ou des monténégrins… Je ne sais plus. Et aussi la Pat, tel un grand champion sportif, encouragée à hue et à dia par ses amis d’Aff’, a fait le pari de boire deux litres d’eau par jour, elle qui n’en buvait pas ! Il semble que, tout occupée qu ‘elle est à boire toute cette eau, elle en oublie de fumer, tout comme la Candy, ce qui n’est pas plus mal après tout. Je termine cette chronique sur une rumeur… Le Captain aurait promis sur ce fil une histoire, une histoire d’extraterrestres… mais obsédé qu’il est par ses rêves de voyages fluviaux, sa page reste blanche, ce qui perturbe fortement Alibreville lors de ses baignades dominicales comme nous l’avons vu plus haut! Nous en appellons donc à son sens du devoir…s> |
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Blog mis à jour le 23/11/2008 à 21:24:16
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