|
|  |
|
De ces cris dans la nuit au tumulte du cœur, Même Dieu y est mort, ne reste que frayeur, Le souvenir y git, lambeau d’un temps meilleur L’oubli est la sortie de pulsion morbide, Ancrer sa foi dans un autre plus solide Esperer, contre le néant de ce vide, Hurler dans la douleur, obscurité du temps, Les maux déchirent l’ame de mots si violents Qu’au cimetière des sens, l’absurde est flagrant Les rêves jonchent le sol d’occasions ratées Portant le deuil de ces moments aux choix posés Le soleil s’est tari dans ce corps très usés L’aube pourtant n’est pas si loin d’un entre nous, L’amour est chemin à explorer bout par bout, Qui recharge les lendemains d’un autre gout
|
| |
|
Je me souviens de ces étoiles dans tes yeux, Quand nous étions cote à cote et si heureux, Des horizons ou le possible était roi, Lorsque nous dessinions le monde avec nos doigts je me souviens de ces grandes nuits d'orages Aux cris aigus, tonnerre de mot en rage, De ces je te quitte au delà des raisons, Tristes matins emprunts de réconciliation je me souviens de ces parfums d'ailleurs sans gout De la roue qui tourne dans le vide d'un tout, Errance de l'âme qui recherche sa sœur, Néant d'émotions au gouffre des profondeurs Je me souviens, oui vraiment je me souviens D'amitiés partagées en se donnant la main Que le bonheur se trouve au pied de la vie Quelques soient les situations, il est ici,
|
| |
|
Un père avait deux fils, l'un blanc, l'autre noir, Celui épris d'une folle indépendance Demanda sa part, pour vivre dans l'errance, Les fêtes et les filles au bout du couloir Il prit son héritage et partis au loin Et vivre jusqu’à oublier ses repères Gaspillant ses désirs aux joies éphémères L’âme du Père au silence du chagrin Puis se fut la crise et les déconvenues Les amitiés d’hier, sans argent, sont parties Le vent des misères et de la triste vie Indifférent aux indigents ces inconnus Ah, chez mon Père, le pain est abondance Oui, je me lèverais, j’irais le retrouver De lui, je ne mérite pas d’être aimé Je lui dirai qu’il me donne la pitance Le Père levant les yeux l’a vu revenir, Dans la route qui poudroie il l’a reconnu Il vit sa misère et son air abattu Ses entrailles ont frémis de son repentir Le fils obéissant, toujours à la maison, S’en revenait des champs surpris cette fête Furieux contre son Père il lui tint tête Ce voyou, ton fils, ici… tu perds la raison Mais tout ce qui est à moi, aujourd’hui est tien Ne compte pas comme ton frère, sur ces valeurs L’amour est bien plus grand que toutes ces gageures Aimer mes deux enfants est mon propre chemin
|
| |
|
Il est midi, assis au puits, le Christ t’attend Puise de l’eau pour le rejoindre maintenant Qu’importe ton péché, Il vient se révéler, Ecoute ! bois ces mots, ils sont d’éternités Si tu savais, ô mon amie, le don de Dieu Source sacrée d’eau de la vie menant aux cieux La vérité, dans ton esprit sera la joie Dans l’amitié d’un cœur à cœur, ou Dieu est roi. J’étancherai mes désirs dans l’obéissance, Dans la volonté d’un Père toute puissance, Levez les yeux et regardez, viens la moisson La Parole donne le fruit de conversion
|
| |
|
Il était au désert immigré sur ce lieu Regardant le mystère d’un buisson ardent Lorsque Dieu notre Père lui parla des cieux L’appelant par son nom, le tirant du néant Je suis Celui qui suit, diras tu aux frères Va, car je t’ai choisi, Toi, comme serviteur Dans leur servitude j’ai vu leur misère, Qu’ils me choisissent pour le chemin du bonheur La vérité fleurira dans la justice Le droit des opprimés sera bouquet d’honneur Quand la paix habitera leur frontispice L’amour de mon dessein fera d’eux ma grandeur Je suis Celui qui suit, diras tu à mes fils Va, vers cette nation aux dirigeants perdus Qu’ils obéissent tant que le temps est propice Car j’enverrais des plaies jusqu’à les mettres à nus
|
| |
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 22/03/2010 à 05:11:31
|  |