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Dis moi les mots que tu me montres avec les yeux les gestes que parfois tu n'oses m'accorder Dis moi comment tu rêves mes mains sur toi pourquoi ce regard là Dis moi ce que je perds de ton silence Dis moi combien ma bouche te fait envie Dis moi encore quelques mots crus Dis moi toujours le beau, le vrai, le chaud Dis moi quelles sont les peurs qui te hantent quand tu te refermes dans ton antre Dis moi pourquoi quand l'un aime, l'autre pas Dis moi pour t'aimer, ce qu'il faut que je sois
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Pour une éternité avec toi Pour des instants de nous Pour des secondes autres Que celles dans lesquelles je me noie Donne-moi tes nuit, prête-moi tes jours Accompagne-moi dans les toujours Faisons revivre le mot amour Notre indécence tout autour Fais que je sois Enivre-moi Sans me haïr Je vais m'offrir Dans nos émois Tu me verras Une renaissance Invraisemblance Je répondrai à tes appels Tu parleras encore de moi Je serai celle Que tu voudras Et quand j'aurai choisi mon heure Tu seras là tout près de moi Me rappelant ce grand bonheur Je m'effacerai, là, dans tes bras |
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Dire que je t'aime Est dire que je te mange Appétit sans anathème Pas de modération Ptitange Dire que je te veux Est dire que je me noie Au plus profond de tes yeux Qui me dévorent telle une proie Dire que je te ressens Est dire que je je me brûle Et lorsque tu me prends Je veux être ton émule Dire que je te désire Est dire que par ta peau Tous mes sens en délire S'entremêlent dans notre eau |
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Fais moi des vagues De ta douceur Que je surnage Dans nos flots bleus Donne-moi encore Ces clapotis Ces petits bruits A l'infini Nos corps unis Salés de nos ébats Sucrés de nos saveurs Plonge ton désir dans le mien Fonds tes marées dans les miennes Plonge encore ton regard dans le mien Serre moi fort jusqu'à sentir mes sens Enivrés par les tiens Fais moi des vagues Au creux des reins Donne moi ton eau Que je me saoûle De tes ardeurs Encore des heures
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Lassitude envahissante de ces moments interminables de face à face avec soi même, ma gueule qui me donne la nausée la leur que je regarde qui vaut pas mieux, un coin de ciel bleu qui paraît si maussade, même les étoiles ont le goût du mépris Putain tous ces nuages dans mes esprits ! Cette tempête incessante gavée de pluie, Ces tumultes engourdissants de froid, de glaçage, de non-vie Mes cris qui se heurtent aux murs des interdits, des non-dits, des incompris, Mes hurlements qui s'perdent dans les vents, le temps, dans mes printemps Mes silences qui me rongent, qui me brûlent, me transpercent, Intérieur si douloureux Auto-dévoration Consummation de mon invention
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