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Ce fut un temps, ton coeur était ma seule maison T'aimer était ma seule raison Et le printemps ma seule saison Ce fut un temps... Ton corps était mon seul repère Mon point d'attache, mon univers Où je me retrouvais et où aujourd'hui je me perds Ce fut un temps... T'aimer était une tradition C'était simple comme une vocation Et pour moi sacré comme une religion Ce fut un temps... Je portais ton nom comme une couronne Je te voyais comme une icône Et craignais que tu m'abandonnes Ce fut un temps... Ton absence était ma faiblesse Je respirais de ta tendresse Et tu riais de mes maladresses Mais aujourd'hui... Je me sens un peu étrangére Même quand tes bras m'entourent et me serrent Et tu ne peux plus rien y faire Ce fut un temps...
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Dans les océans d'amour il y a des vagues à surmonter, Dont les plus grosses sont les distances, Pouvoir naviguer sur les mers que j'ai traversé, Le temps de laisser à notre navire une chance. Tu étais mon jour, ma nuit, mes grands-voiles, Mon essence, mon vent, mon soleil et ma lune, Et l'amour entre nous deux les étoiles, Dans tous l'univers c'est toi qui m'allume. Tant de nuits j'ai passer sans être avec toi, Tant de nuits où je ne voyait plus le soleil se lever, J'étais simplement assis sur la plage du Crotois, Car je t'aime et tu es tous ce que j'ai désiré. Aux écumes de dentelles se devinent tes bretelles, Tu es une étoile filante dans un néant de noirceur, Le soleil joue de reflets sur ta peau, étincelles, Pour toujours tu sera dans mon cœur.
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Entre ces deux points elle avance lentement, Et se sent balayée par toute la douceur, Que le vent effronté agite gaiement, De cette onde glacée traversant son cœur. Alors en ce matin ou tout semble apaisé, Par la tendre clarté d'un ciel de lumières, Au bonheur éphémère de ce tendre baisé, D'insouciance bercée elle s'ouvre toute entière. Seulement, après si enivrante étreinte, L'ayant délivrée pour quelques instants, De ses plus sombres peurs et douloureuses plaintes, Que seule sait délier la caresse du vent. Elle n'a plus d'autre choix que de retoucher terre, La tirant et poussant inexorablement, Et se voir aspirer par le flux de l'artère, Vers l'affreux créateur de ses âpres tourment.
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Demain Petite table de cuisine laquée de rouge, porte-fenêtre ouvrant sur mon paradis ... Des primevères et des jonquilles sont venues rejoindre tes jacinthes en une tache multicolore. Elles attendent le printemps Serrées les unes contre les autres. Comme tant d'autres parmi nous, Elles le guettent, sous la tempête Demain il fera chaud Demain il fera soleil Demain l'espoir sera de retour Demain on verra la vie autrement sous le prisme d'une chaude lumière Demain la vie continue Demain s'inventera une nouvelle forme d'affection Demain les oiseaux rechanteront Demain les enfants courront pieds nus sur la plage Demain l'hiver sera loin Demain est déjà là Demain se construit aujourd'hui.
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c'est noël vois-tu et une vieille femme pas très gatée par la vie regarde, pensive, les milles flammes d'une vitrine de boulangerie, c'est le soir de Noël, tout le monde s'amuse et une vieille regarde la vitrine confuse… La neige a jeté son manteau blanc mais les hommes ont bien chaud; ils mangent, ils boivent, ils rient mais, les pieds gelés, le nez rougi par le vent une vieille femme regarde une vitrine attirante, alléchante, sans bruit. Ce soir, ce n'est pas noël pour elle, c'est un jour comme les autres, elle n'a même pas un morceau de pain c'est Noël ce soir, il neige, il gèle et une vieille femme regarde une vitrine et meurt de fain. Les gens s'amusent chez eux et n'ont pas le temps de voir que, tout à côté d'eux une vieille femme se meurt sur le trottoir… …Dieu ! Que la vitrine est belle! O Dieu ! Que j'ai fain… …J'espère mais j'espère que dans ton ciel toutes les vitrines seront à la portée de mes mains.
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Blog mis à jour le 12/10/2008 à 06:01:22
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