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Yona - 835521 
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Poèmes

Ultime sacrifice


Je n’ai jamais trouvé les mots pour parler d’amour
Ni même l’envie de les poser pour les relater
J’ai souvent eu si mal, que je ne pouvais les exposer
Le cœur serré comme dans un étau m’empêchant de respirer

Trop de silences, trop d’absences, trop de souffrances
Les yeux fixés dans le vide, me donnant cet air abandonné
Ne cherchant pas la pitié d’autrui, ni les sentiments qui m’ont détruit
Allant m’immerger dans les fonds de vos pensés détraquées

Sur une petite route jonchée sur cette plaine, je vais errer placidement
Envie de me reposer de vos faux mots, de vos artifices
Je vais sommeiller à jamais dans un ultime sacrifice
Vous laissant derrière moi, comme un souvenir navrant


jeudi 10 avril 2008
05:20

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

Enfant des cités


Enfant des cités, sale gosse que tu es
Tu longes les murs et tu ne glandes rien
Tu ne parles plus, tu brailles en racailles
Deal des produits illicites pour de la maille

Ta vie c’est le bitume avec tes sosses
Ta vie tu la brûles à toutes les sauces
Inconscient ou inconscient tu t’égares
Jouant souvent les grands devant la barre


Trop souvent jugé par des juges justifiés
Tu retournes à la case départ menotté
Direction la zonzon, ta seconde maison
Habitué des lieux ta chambre est décorée


Ton corps et ton âme ne sont que violence
Gâchée est ta vie, tu n’as plus d’enfance
Seule au parloir le visage rempli de sanglots
Ta darone ne trouve plus les mots

mardi 8 janvier 2008
15:17

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

La fin


Je vais prier pour obtenir le pardon
Je vais prier car j’ai perdu la raison
Prier à genoux pour ne plus souffrir
Prier sans une larme et m’endormir
Comme un ange je vais m’envoler
Dans un nuage de fumée et me dissiper
Je veux me souvenir de ses instants de plaisirs
Oubliant la signification du mot souffrir
Mon souffle va doucement s’éteindre
Et je vais fermer les yeux à jamais

mardi 25 décembre 2007
22:13

Oeuvre originale

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Poèmes

A mon ptit fils


Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras
Je me suis mise a pleurer
Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids
Alors ta venue m’a comblée
Quatre kilos de bonheur
Comme tu es beau mon cœur
Je regarde mon visage dans la glace
Quelques rides apparaissent
Des rides de richesses
Que mes sourires ont laissé des traces
Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote
Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes
Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois
Tu as même la couleur de sa peau
Ce teint halé de mon petit maroco
Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père
Comment un jour il m’a serrée contre son cœur
Car je suis certaine que lui n’osera pas
Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi
Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi
Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien
Comment résister à tant d’amour
Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau
A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots.

je t'aime

dimanche 16 décembre 2007
15:07

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

A mon fils


Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois !
Tu as baissé les yeux
Timide et farouche comme un animal traqué
Refusant de se laisser approcher
Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais
Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer
Sans même savoir où cela nous mènerait
Dans une bataille nous allions nous engager
Pas pour nous mais pour leur prouver
Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver !
Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur
J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile
Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile
Ensemble ces obstacles que nous avons traversés
Ensemble ces larmes que nous avons versées
Etape par étape ce pari nous devions le gagner
Tu m’as apporté tant de choses
Que jamais je ne pourrais oublier !
Tant de fois je t’ai protégé
De cette famille qui t’a souvent rejeté
Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner
Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance
Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance
Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes
Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer !
Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude
Je repense à toutes ces années passées
Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné
Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais
Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien
Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main
Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su
Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su
Alors comme on dit chez nous « toi même tu
sais »



dimanche 16 décembre 2007
15:07

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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