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Poèmes Trycia. - 1710057

Plage des Hirondelles







Comme il fait bon, ce soir, tout en bas du jardin
Près des Hirondelles, impérieuse et sereine,
Que les flots caressent de leurs sanglots sans fin.
J'aime cette plage qui pousse dans l'haleine
De la mer, se baignant en sa tiède moiteur.
J'aime ses rochers noirs qui s'en vont dans la brume
Et ses voiles sans force aux mouvantes lenteurs,
J'aime ses embruns et ses vagues qui fument;

Pourrai-je échapper aux longs bras caressants
De la nuit qui descend dans la paix et le calme,
Un baiser de maman embrassant son enfant;
Elle effleure les flots, plus douce que les palmes
Qui nourrissent les eaux dormantes des étangs,
Elle apaise aussi la terre de ses lourdes querelles
Et la fièvre mauvaise et le désir de sang
Et le regard ardent de trop fières prunelles.

C'est l'heure du sommeil, des rêves, de l'Amour,
Des baisers attendus, des étreintes timides,
Des étoiles d'espoir au fond des cieux limpides,
C'est là que, souvent, le soir au crépuscule d'or,
Face au soleil qui meurt sur la mer endormie,
Plage des Hirondelles, je te contemple encore,
Souvenir lointain, astre brillant terni.






dimanche 13 avril 2008
12:28

Auteur : Trycia

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Poèmes Pépite 13 - 2203138 

Couleurs d'automne


Les jours sont plus courts, et les nuits sont plus longues,
Cette fraîcheur précoce fait vibrer mes nuits bleues….
Novembre est là, dépouillé, froid et nu,
Mais ses couleurs ocres, si sombres et si chaudes,
Réconfortent mon cœur et apaisent ma vie,
De ses langueurs…. Automnales….
Au fin fond de mes nuits….

Le temps, les couleurs ont un goût étrange,
C’est celui de l’automne, infinies douceurs….
Ses demi-teintes ocrées, ses brumes indéfinies,
Font de l’aube au soir des arcs-en-ciel flous,
Des bouquets de senteurs aux arômes si doux….
Enivrant nos esprits et chavirant nos cœurs,
Jusqu’à l’infini….

Le temps des pluies est là ;
Novembre nous accueille ;
Préparons l’hiver à tout petits pas….
Et notre cœur s’envole au regard d’une feuille,
Et soudain j’ai si froid que tu ne sois pas là….

vendredi 11 avril 2008
23:13

Oeuvre originale
Auteur : Lili ( Pépite )

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Très beau texte, j'y suis d'autant plus sensible que Novembre m'a vu naître

Poèmes arwen - 2258363 

Vous souvenez-vous…cette nuit ?


Cette nuit vous étiez là près de moi,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit vous avez ranimé l’émoi,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit vous m’avez enlacée,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit vous m’avez caressée,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit vous m’avez aimée avec tant de passion,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit nous avons perdu la raison,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit nous avons savouré ce nectar,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit nous avons rattrapé tout ce retard,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit encore, l’extase était au rendez-vous,
Vous souvenez-vous ?
Cette nuit encore je rêvais encore de vous mon ami…

mardi 8 avril 2008
17:38

Oeuvre originale
Auteur : Arwen

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Nouvelles xiane - 381776 

Le trèfle à 4 feuilles


- Si vous me trouvez des trèfles à 4 feuilles, je vous donne 100 francs, nous disait notre grand-père, allongé sur son transat à l'ombre des grands arbres !

Il s'agissait d'anciens francs, bien sûr, je vous rassure, notre grand-père nous adorait, mais il y avait quand même des limites à son adoration pour nous !

Notre grand-père devait avoir envie de faire sa sieste et s'était dit que c'était le meilleur moyen pour se retrouver au calme ! plus de cris ni de piaillements ni de disputes !! nous allions être o-ccu-pés pour le reste de l'après midi ! hélas pour lui, c'était sans compter sur notre imagination ! nous en avions ! et pas qu'un peu !

Mes cousins, mon frère et moi étions donc accroupis dans l'herbe, le nez au raz du sol, à chercher des trèfles à 4 feuilles !

Je devais être moins disciplinée qu'eux, ou plus feignante, ou plus imaginative, toujours est-il qu'au bout de 5 minutes j'ai très bien compris que je ne trouverais jamais de trèfle à 4 feuilles, ou bien il allait me falloir passer la pelouse au peigne fin ! alors adieu les 100 francs, ils ne seraient pas pour moi … sauf !...

- pépé !! j'ai trouvé un trèfle à 4 feuilles, proclamais-je d'une voix stridente !

Œil entrouvert de mon grand-père dans ma direction laissant apparaître une lueur d'incrédulité et de désespoir !!

- ah ? déjà ? bon, tu as donc gagné tes 100 francs, les voici, retourne vite jouer avec les garçons maintenant.

Ah il avait l'air fin mon grand-père, avec dans le creux de sa main un trèfle à 3 feuilles et une quatrième feuille de trèfle retenue collée au reste par la salive que j'y avais mise et qui dégoulinait le long de la tige gluante !

Et moi en sautant à cloche pied je suis repartie jouer avec le reste de la bande, toute contente d'avoir gagné 100 francs si facilement !

Je vous rassure, mon grand-père s'est laissé faire une fois, mais pas deux !!

xl

mardi 26 avril 2005
13:54

Oeuvre originale
Auteur : xiane

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MDR... Drôle et touchant, pagnolesque!

Poèmes alizel - 1112925

vaisseau République - une ode


Toi le soleil, toi le navire, toi les étoiles
Toi les voiles et superbe la figure de proue altière, souriante aux embruns, faisant face à la vague loin, dessous ses yeux partagée,
Toi ma République
comme tu les chéris contre toi tes deux amours:
l'un Liberté, c'est une fille
l'autre, Fraternité : un garçon!

Amie, entends-tu au loin ces appels sur la mer
pour la vie, aujourd'hui, pour la vie
ces feux qui dans la nuit se répondent
chacun à son poste,
de la sardinière au thonier chacun à son poste
Les nuits de quarts passés à tous les vents
et les tempêtes effroyables, à guetter inquiets un rayon de lune
pour voir peut-être au dos d'une terrible vague
remonter ton vaisseau,
yeux rouges fatigués giflés par des paquets de vagues, content d'avoir guetté dans la nuit le Navire
et revoir au matin ton bateau merveilleux!

Quand de loin ton bateau resplendit dans la gloire
caressé du soleil de la lumière plein les voiles
qu' importe si les nuages sont ailleurs au-dessus de moi très noirs
te voir au plein jour c'est espoir
que serions-nous, corsaires, pirates, dévoreurs de mauvaise viande boucanée,
faiseurs de bousin, tous pétris d'orgueil, d'importance, flibustiers considérables,
irremplaçables courants d'air emportant l'or les bijoux plein les fouilles
que serions-nous sans toi
au loin nous rassemble ton fanal doux comme un bon vin clairet tout vif
et l'on se lit tes messages si remplis de toi-même
comme on mange un pain frais qui lève dans les coeurs
ta libre allégresse à venir encore et encore
vague après soleil, soleil après vague

alors tempête, ou calme sans voiles, tiens bon ma République!
Il n'est si longue nuit qu'elle ne s'achève en rayons
même le miel sur la tartine à trous du capitaine
est un reflet du soleil et le beurre, ben c'est toujours meilleur!






mardi 11 janvier 2005
10:29

Oeuvre originale
Auteur : Alizel à une belle républicaine

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Blog mis à jour le 16/10/2008 à 05:45:07



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