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A quoi songiez-vous donc, ô belle florentine A quel air printanier, à quel souffle divin A quel coeur déposé sur un lit de jasmins A quelle âme épinglée, sur corolle d'églantine Quel est ce souvenir qui écarte vos lèvres La couleur des moissons, le parfum des saisons Ou la chaleur d'un corps, première floraison De caresses timides en fruits bleus de genièvre Où part votre regard, dans quel pays lointain Quelle est cette région de votre âme secrète Y croise-t-on ces dieux, originaires de Crète Qui dansent sur les cieux comme nuages de satin Que caressent vos mains, que dessinent leurs empreintes Des étoiles sur derme, des mots sur le velin Ou un reflet de lune, qui se pose sans crainte Sur la joue d'un enfant, assoupi de câlins A quoi songiez-vous donc, ô belle florentine A quelle couleur de blé, à quel parfum léger A quelle heure oubliée que la mémoire patine Dans quel frisson votre âme a-t-elle voyagé?
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Lent cortège sombre, drapé d'un soleil hardi Procession accablée, qui espérait la pluie. Absence d'une existence, silence de décence Que brise un merle moqueur, niant toute exigence. Une promenade funeste, on suit ce qui n'est plus On suit et on essuie, en roulis continu Des larmes de douleur, des souvenirs trop forts Et retenir un cri est un trop grand effort. Alors on baisse la tête, pour étouffer la voix On fixe du regard une invisible croix Et puis on s'y accroche, comme à une bouée Comme la feuille à l'automne, endeuillée de l'été. Mais là, tel un refrain, partition pathétique Des croches bien trop noires, des noires par trop tragiques Arrachent à la mémoire une âpre mélodie Tel un drapeau en berne, celui de toute une vie. On pleure le meilleur et on oublie le pire On s'accroche, on décroche, on inspire, on expire Le reflux du malheur, le ressac du chagrin Faisant naître une toux, qui recrache le venin. Et l'on respire, enfin, quand le voyage finit Quand on quitte le cimetière, la terre de l'oubli Et l'on rêve d'enfer et non de paradis Pour boire l'eau du Léthé , y puiser l'amnésie
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A l'ombre de son corps Je me suis allongé Admirant le décor D'une ligne galbée Eclairée par l'aurore D'une matinée d'été Scintillante des accords De notes de rosée A l'ombre de son âme, Je me suis reposé Et j'ai scruté les cieux Habités de nuages J'y ai vu son visage Se dessiner, radieux Anéantir l'orage Braver la loi des dieux A l'ombre de ses sens Je me suis enivré J'ai senti la cadence De mon coeur s'élever Vers des cimes du plaisir Encore inexplorées Vers des rives du désir Longtemps abandonnées A l'ombre de sa voix J'ai gardé le silence Pour que vienne la danse Pour que tourne mon émoi Et j'ai pleuré l'absence Et j'ai pleuré de joie Lors de la délivrance De retrouver ses bras A l'ombre de son coeur En cherchant la douceur J'ai trouvé la chaleur D'un soleil de Juillet De nouvelles couleurs Reflets de mes pensées Et la saveur sucrée Des serments échangés A l'ombre de mes errances Des erreurs, des détours J'ai trouvé son amour Mon unique espérance Pareil à mille soleils Illuminant mon ciel Comme des milliards de fleurs Un parfum de bonheur
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Le miroir lui renvoie un sourire nacré de paillettes. Elle virevolte, s'entraîne à la fête. Elle chantonne des airs inconnus, des mélodies d'innocence. Ce n'est qu'une enfant, des rêves de princesse plein la tête. Elle tourbillonne avec grâce, se sait observée, aimée et elle offre cette danse de bonheur à ses admirateurs. Elle reste le maillon éternel, indestructible, qui unit sa maman et son papa. Parfois la nostalgie gagne son coeur, lui fait verser quelques pleurs, mais bien vite ses yeux s'éclairent de douceur, de bonheur en entendant les mots d'amour de ses parents. Alors, elle chante, elle rit, elle danse, elle accompagne ses pas de révérence. Et ce ballet est une offrande, un message d'espoir et d'avenir. Les détours de la vie ne changeront rien, elle est leur fille, elle restera leur fille, voilà ce qu'il faut lire dans ses yeux qui brillent.
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Son corps a la beauté du diable et la chaleur du sable Mon désir n'est pas sage, il est comme l'orage qui surplombe son corps, des pieds jusqu'au visage. Je caresse et j'humecte chaque courbe, chaque recoin de ce paysage. Et mon envie gonfle, elle dirige mes mains, elle durcit ses seins. Et je goûte à tous ses plaisirs. Ses chevilles, ses cuisses, ses fesses m'affolent, me procurent mille ivresses. Et je lis dans ses prunelles comme une invitation à la posséder comme un mauvais garçon. Et au détour de l'allée des délices le sol se tapisse de ronces et de roses tel un damier de beauté et de vice l'échiquier du plaisir. Je voudrais pénétrer entièrement son corps et m'évanouir en même temps dans tous ses orifices, me démultiplier, toucher, lécher, forer, sentir monter à l'unisson toutes ces sensations comme autant de frissons. Alors j'embrasse, j'enlace, je suce, je perce. A l'assaut des sens, comme des fantassins, voici ma langue, mon sexe et puis mes mains. Et à coups de caresses et à coups de boutoir J'amasse des souvenirs Je retiens mon plaisir Pour qu'ils explosent enfin Au sommet du désir Le sien, le mien
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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 23:03:47
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