|
|  |
|
Errol Garner est au piano Et joue un air - Misty, je crois. Allongée près du feu de bois Chatte Hermine fait le gros dos. A nouvel an, nouveaux visages Vais-je pouvoir vous oublier Ou bien reviendrez-vous hanter Mes nuits, mes rêves et mes voyages? Une seule chose est dommage. J'ai des remords - ou des regrets - D'avoir été aussi discret Dans l'expression de mes hommages. Il est minuit et c'est Noël Que faites-vous ce soir, ma belle? (http://www.youtube.com/watch?v=NvnVe5wBYuI&feature=related)
|
| |
|
C' est un volet qui bat C'est une déchirure légère Sur le drap où, naguère Tu as posé ton bras Cependant qu'en bas La rue parle toute seule Quelqu'un vend des mandarines Une dame bleue marine Promène sa filleule L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour, L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C'est une nuit qui tombe C'est une poésie, aussi Où passaient des colombes Un soir de jalousie Un livre est ouvert Tu as touché cette page Tu avais fêlé ce verre Au retour d'un long voyage Il reste les bagages L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C' est un volet qui bat C'est sur un agenda, la croix D'un ancien rendez-vous Où l'on se disait vous Les vases sont vides Où l'on mettait des bouquets Et le miroir prend des rides Où le passé fait le guet J'entends le bruit d'un pas L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même.
|
| |
|
Je profite de ce que tu es dans le bus et t'y ennuies peut-être pour te faire à distance les calins les plus coquins sur les parties les plus douces, tièdes et charnues de ton corps, ma petite idole d'ébène - Envoyé par sms le 09 janvier 2008 à L. B. |
| |
|
Le patient (entrant dans le bureau du docteur): "Docteur, je ne comprends rien à ce qui m'arrive. Ma femme ne me parle plus, mes enfants ne me parlent plus, les commerçants ne me parlent plus, mes collègues de bureau ne me parlent plus... Qu'est-ce qui se passe???" Le médecin (ouvrant la porte de son bureau) : "Au suivant !" |
| |
|
Poème trouvé - sous forme manuscrite - dans les archives de ma maman, et pas de son écriture; donc probablement écrit par une de ses amies du côté des années 1920. Placé ici en souvenir d'une époque où les femmes étaient des femmes et où poètesses et poétes, même amateurs, savaient encore ce que poésie veut dire Qu’importe si pour vous la Muse ne m’inspire, Je suis très en colère et je brûle d’écrire. Au risque je le crains de rimer de travers, Je ne saurais ce soir vous répondre qu’en vers N’est-ce pas là d’ailleurs la manière parfaite De dire élégamment ce qu’on a dans la tête ? Et je veux, cher ami, aimant la vérité Prouver par A plus B votre stupidité. Oui, je veux vous montrer en un style impeccable, Pour vous faire enrager, ce dont on est capable, Je veux vous gronder fort, vous faire les gros yeux, Vous déclarer tout net que ce n’est pas sérieux. Dans vos lettres surtout, ces « Denise Chérie » Lorsque je les reçois me laissent ahurie, Vraiment, mon cher Robert, vous perdez votre temps De vous éprendre ainsi de mes dix-neuf printemps. Quoi que vous en pensiez, ce n’est pas réciproque, Ne le sera jamais et de vous je me moque Vous ne me croyez pas car, hélas, je le sais Vous n’avez jusqu’ici connu que des succès. Vous avez jusqu’ici fait votre petit maître; Vous y prenez plaisir et vous croyez peut-être Qu’il suffit d’être tendre et de dire : « Rompez ! » Pour être irrésistible. Et bien vous vous trompez ! Vous avez longuement éprouvé le système Et, qu’on le veuille ou non, il faut que l’on vous aime ; C’est montrer, croyez-moi, beaucoup de prétention : Si c’est la règle, ami, moi j’en suis l’exception. Jouez les Roméo, les Don Juan en herbe, Faites dans le métier un numéro superbe; Allez, beau papillon, butiner sur les fleurs, Achevez dans Paris votre moisson de cœurs! Oui, dans le monde entier poursuivez vos conquêtes, Faites par un regard tourner toutes les têtes, Mais laissez, je vous prie, sous peine de courroux Une petite fleur bleue qui ne veut pas de vous.
|
| |
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 09/07/2008 à 13:32:22
|  |