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Professeur Paganel - MW221u, quel pied ! - 980920 
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Déclarations d'amour

Ecrit en Décembre 1978


Errol Garner est au piano
Et joue un air - Misty, je crois.
Allongée près du feu de bois
Chatte Hermine fait le gros dos.

A nouvel an, nouveaux visages
Vais-je pouvoir vous oublier
Ou bien reviendrez-vous hanter
Mes nuits, mes rêves et mes voyages?

Une seule chose est dommage.
J'ai des remords - ou des regrets -
D'avoir été aussi discret
Dans l'expression de mes hommages.

Il est minuit et c'est Noël
Que faites-vous ce soir, ma belle?


(http://www.youtube.com/watch?v=NvnVe5wBYuI&feature=related)

mardi 8 juillet 2008
07:19

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Poèmes

L'absence


C' est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où, naguère
Tu as posé ton bras

Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleue marine
Promène sa filleule


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour,
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie, aussi
Où passaient des colombes
Un soir de jalousie

Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un long voyage
Il reste les bagages


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


C' est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous

Les vases sont vides
Où l'on mettait des bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


dimanche 20 avril 2008
10:36

Auteur : Jean-Loup Dabadie (étonnant, non ?)

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Déclarations d'amour

MON IDOLE D'EBENE


Je profite de ce que tu es dans le bus et t'y ennuies peut-être pour te faire à distance les calins les plus coquins sur les parties les plus douces, tièdes et charnues de ton corps, ma petite idole d'ébène -
Envoyé par sms le 09 janvier 2008 à L. B.

vendredi 1 février 2008
00:29

Oeuvre originale
Auteur : FDA

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Histoires drôles

Docteur, je ne comprends pas.


Le patient (entrant dans le bureau du docteur):

"Docteur, je ne comprends rien à ce qui m'arrive. Ma femme ne me parle plus, mes enfants ne me parlent plus, les commerçants ne me parlent plus, mes collègues de bureau ne me parlent plus... Qu'est-ce qui se passe???"

Le médecin (ouvrant la porte de son bureau) :

"Au suivant !"

lundi 14 janvier 2008
18:01

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Poèmes

Non! - ou « La petite province se rebiffe »


Poème trouvé - sous forme manuscrite - dans les archives de ma maman, et pas de son écriture; donc probablement écrit par une de ses amies du côté des années 1920.

Placé ici en souvenir d'une époque où les femmes étaient des femmes et où poètesses et poétes, même amateurs, savaient encore ce que poésie veut dire



Qu’importe si pour vous la Muse ne m’inspire,
Je suis très en colère et je brûle d’écrire.
Au risque je le crains de rimer de travers,
Je ne saurais ce soir vous répondre qu’en vers

N’est-ce pas là d’ailleurs la manière parfaite
De dire élégamment ce qu’on a dans la tête ?
Et je veux, cher ami, aimant la vérité
Prouver par A plus B votre stupidité.

Oui, je veux vous montrer en un style impeccable,
Pour vous faire enrager, ce dont on est capable,
Je veux vous gronder fort, vous faire les gros yeux,
Vous déclarer tout net que ce n’est pas sérieux.

Dans vos lettres surtout, ces « Denise Chérie »
Lorsque je les reçois me laissent ahurie,
Vraiment, mon cher Robert, vous perdez votre temps
De vous éprendre ainsi de mes dix-neuf printemps.

Quoi que vous en pensiez, ce n’est pas réciproque,
Ne le sera jamais et de vous je me moque
Vous ne me croyez pas car, hélas, je le sais
Vous n’avez jusqu’ici connu que des succès.

Vous avez jusqu’ici fait votre petit maître;
Vous y prenez plaisir et vous croyez peut-être
Qu’il suffit d’être tendre et de dire : « Rompez ! »
Pour être irrésistible. Et bien vous vous trompez !

Vous avez longuement éprouvé le système
Et, qu’on le veuille ou non, il faut que l’on vous aime ;
C’est montrer, croyez-moi, beaucoup de prétention :
Si c’est la règle, ami, moi j’en suis l’exception.

Jouez les Roméo, les Don Juan en herbe,
Faites dans le métier un numéro superbe;
Allez, beau papillon, butiner sur les fleurs,
Achevez dans Paris votre moisson de cœurs!

Oui, dans le monde entier poursuivez vos conquêtes,
Faites par un regard tourner toutes les têtes,
Mais laissez, je vous prie, sous peine de courroux
Une petite fleur bleue qui ne veut pas de vous.

dimanche 13 janvier 2008
20:47

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Blog mis à jour le 09/07/2008 à 13:32:22



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