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Poèmes rivage33 - 689843

....MOI....


Moi,de mes huit frères,je suis l'aîné,
j'aime les quais,j'aime les rives;
mon bateau sillonne la méditerranée
et comme c'est moi le timonier,
je ferai tout pour qu'il dérive,
en pays basque,vers ce petit port,
là où les monts épousent l'aurore.

Car,vois-tu,ma belle "éden",
faut qu'il se repose un capitaine,
souvent l'équipage lui fait des siennes
surtout quand il est au"féminin".

Je profiterai alors de mon quart de veille
pour lui enlever la bague de l'orteil,
lui faire comme-ça un petit câlin,
puis caresser, au dessous des hanches,
cette peau si douce,ces traces blanches
que laisse l'été son maillot de bain.


Moi,je suis l'artiste,je suis Mohamed,
j'ai grandi loin de mes parents,
je m'essayais aux vers,je parlais au vent
et ma grand-mère,la maman d'Ahmed,
qui avait aux joues des tatouages,
qui était sévère,qui était très sage,
quand elle me serrait doucement la main,
quand elle me tendait ce bout de pain,
m'apprenait à lire tous les messages.

C'est pourquoi,ma chère chimère,
s'il faut la faire cette drôle de guerre
où deux égoïstes croisent le fer,
à ton mousquet qui point ne rate,
j'alignerais mon arquebuse
et même l'épée de mon aïeul!
elle est si fine,elle est si plate
qu'elle fend,d'un coup,une cornemuse !

Je fus chaudronnier,je connais la meule ,
le chalumeau,la bouteille d'acétylène ,
le bruit strident de l'outil qu'on affûte
j'ai forgé le fer,j'ai plié la tôle
mais j'ai aussi,mon capitaine ,
visité hadley Chase , sa culbute
Monsieur Zola, son"assommoir ,
Saint-Lazare , ses chauds trottoirs,
les chambres roses de la place d'armes
et ce vin doux des Montserrat
désemplissait mon âme des larmes.
Je rêvais d'armure,rêvais de glaive.
Qui t'a donc dit,mon capitaine ,
toi qui te parfumes à "l'Ode-au-rêve"
que j'aime,moi,qu'on me cajole
ou que si l'envie,un jour,me prend
d'éviter tous ses tourments,
je souhaiterais qu'on me retienne ?

(sept.2002)




Thursday, September 22, 2016
10:01 PM

Oeuvre originale
Auteur : rivage33

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Poèmes Sylvie - 2635386

Hommage à ma maman qui m'a quitté le 18 janvier 2004 !



Aujourd'hui la nuit tombera plus vite
Je viens de perdre la maman des jours heureux
Celle qui s'inquiétait pour ma réussite
S'en est allée rejoindre le pays des cieux.

Aujourd'hui la nuit tombera plus tôt,
Ma rose a perdu son dernier pétale,
Elle qui trouvait toujours les mots
Pour me dire ce qui était bien ou mal.

Aujourd'hui la nuit sera trop noire
Sans son sourire plein de lumière
Qui faisait naître mon espoir
Qui mettait de la joie dans ma chaumière.

Mais demain sera une nuit plus claire
Elle sera là dans mon coeur
Comme pour me dire ce qu'il faut faire
Pour faire revivre mes petits bonheurs.





Thursday, August 11, 2011
9:31 AM

Oeuvre originale
Auteur : Sylvie

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Vous deviez beaucoup aimer votre maman, laissez moi une toute petite place pour partager votre douleur

Poèmes Trazi - 826035

Les deux puits (conte)


(Ce n'est pas un poème mais un conte:)

LES DEUX PUITS

Il était une fois, ou plutôt deux fois une ferme. C'était à la croisée des chemins, quelque part dans la plaine, deux frères avaient chacun leur bâtisse aux deux cotés du vallon ou passaient des colporteurs révélant leurs trésors, des ouvriers en quête de quelques travaux, des étrangers pleins d'histoires, des princes et leurs carrosses rarement, des inconnus souvent.

Deux belles fermes bruyantes du chant des basses cours, où le parfum des étables et des greniers se mêlait à celui des fleurs et des fruits. Solides constructions de pierres, accueillantes protégeant une grande cour ou chacun avait son puits.


Qui peut connaître les chemins de l'eau sous la terre ?

Ils s'entendaient bien, partageant le pain et la sueur, accueillant le passager, profitant des saisons et du bon temps qui leur offrait récoltes et fruits à foison. Offrant aux visiteurs qui venaient leur demander un peu d'eau, le gîte et le couvert avec le sourire en plus. Et chaque soir la veillée renvoyait des échos de rires et de chansons…

Le ciel est bleu, le ciel est gris, tantôt le gel tantôt soleil. Le monde chante un jour, pleure le lendemain. Comme le temps vient, les malheurs aussi.

En cette année là, le malheur pris d'abord un masque de beau visage, un beau ciel bleu de printemps et une douce chaleur, puis il montra son œil, soleil de canicule, puis il ouvrit son manteau de sécheresse dans un grand vent de poussière, et là il se coucha sur la plaine de tout son long temps. Les deux frères commencèrent à comprendre que ce malheur là, n'avait pas envie de repartir.

Les chansons n'étaient plus au coin du feu, le travail devenait plus dur et c'est à corps et à cris que chacun essayait de survivre. C'est quand le malheur les déshabille, que les caractères se révèlent et chacun des frères commença à aider l'autre, mais lorsqu'il n'y eut presque plus de grain à manger, chacun resta chez lui et réfléchit comment s'en sortir.

Fallait-il quitter le pays ? Aucun des deux ne s'y résolu d'autant que les voyageurs racontaient que partout la canicule faisait rage et désolation.

Dans les vibrations de l'air brûlant, où même les cigales s'arrêtaient de chanter, le plus jeune des frères continua comme avant son travail, et garda ses habitudes. Il puisait l'eau rare de son puits chaque jour plus souvent, pour essayer de sauver quelques-unes unes de ses plantations brûlées de soleil. Il s'épuisait à en tirer la moindre goutte pour abreuver ses bêtes et les gens de passage.

Le frère aîné, le plus sage, choisit d'économiser son eau. Il ne tirait que le minimum afin de garder une réserve, pour avoir le lendemain un espoir de survie des siens. Lorsque l'étranger frappait à sa porte, il expliquait qu'il ne pouvait plus rien offrir, et s'excusait en disant qu'il se devait de penser d'abord à sa famille.

Qui peut connaître les chemins de l'eau sous la terre ?

Plus les jours passaient plus les gens fuyaient la sécheresse, et sur la route, des familles entières erraient en quête d'une meilleure contrée épargnée de celle chaleur et de cette misère.

Frappant à la première ferme, ils n'eurent bientôt plus de réponse, sur la porte était écrit : "Passez votre chemin, nous ne pouvons rien pour vous, nous n'avons même plus assez pour nous même". Derrière les murs, chaque jour le frère sage puisait un peu d'eau, même pas assez pour sa famille, et sa femme le disputait en ces termes :
- "Regarde ton frère, lui ne laisse pas les siens mourir de soif !"

Mais dans l'autre ferme le frère cadet les accueillait tout couvert de poussière. Il lançait encore son seau dans le puits pour eux, et remontait beaucoup de sable jaune d'où suintait une toute petite cuillerée d'eau comme si elle devait être la toute dernière. Mais sa femme le lui reprochait en ces termes amers :
- " Pauvre fou qui donne sans compter, écoute plutôt les sages conseils de ton frère, il sait économiser son bien pour survivre, lui !"

Qui peut connaître les chemins de l'eau sous la terre ?

Les semaines sans pluies continuaient, et souffrant de la soif, celui qui donnait sans compter vint vers son frère sage et lui demanda :
- "Toi qui as su économiser, peux-tu me donner un peu de ton eau ?"
- "Non répondit l'économe, puisque tu la gaspilles même pour abreuver des étrangers de passage, je ne vois pas pourquoi je t'en donnerais, retourne chez toi."

Mais peu à peu, seau après seau, le premier puits donnait encore de l'eau mais de plus en plus verte, de moins en moins bonne, avec un goût de vase…

Le second puits raclé jusqu'à la dernière goutte, jusqu'au sable, donnait toujours aussi peu à chaque fois, mais c'était une eau claire et vivante.

Peu à peu, le premier puits devint tellement envasé, qu'il ne remonta bientôt que de la boue, et un jour arriva ou le seau ne remonta qu'une pierre. Alors le frère aîné si sage vint chez son frère et lui demanda :
- "Toi qui continue de donner à tous, peux-tu me donner de ton eau ?"
- "Non, répondit le fou, puisque tu l'économises même quand tu en as besoin, je ne vois pas pourquoi je t'en donnerais."
- "Aujourd'hui mon puits est sec, tu ne peux refuser à ton frère ce que tu accorde à l'étranger ?"
- "Tu viens me demander ce que tu m'as refusé ? Qu'as-tu fais de ton eau, tu as voulu la conserver ? La vie peut-elle être conservée ?"
- "C'est la sécheresse qui est la cause de nos malheurs !"
- "Non, c'est la sécheresse de ton cœur !"
- "Les miens meurent, que faut-il que je fasse ?"
- "J'accepte de te donner l'eau qui me reste à une condition : Que tu l'offres toute au premier voyageur qui passe."
- "A quoi bon, je n'en aurais plus ?"
- "Qui peut savoir ? Peut-être qu'en grattant encore mon puits nous en redonnera si tu l'as mérité."

L'aîné accepta, il prit les quelques gouttes d'eau dans une tasse et lorsque le premier passant vint sur la route il les lui offrit. Mais en faisant ce geste une grande joie lui vint : Comme s'il avait posé un lourd fardeau, il se libera de tout le manteau de sagesse qui l'empêchait de vivre.

Au retour, les deux frères durent travailler dur et lancer dix fois, vingt fois le seau dans le puits, remonter dix fois, vingt fois un peu de sable jaune avant de pouvoir enfin remonter de quoi remplir un petit verre d'eau plus délicieuse que la plus grande fête.

Aujourd'hui, si vous passez sur cette route il n'y a qu'une ferme à la croisée des chemins au lieu dit "l'eau du fou" : Elle s'appelle "les deux puits", et l'étranger qui n'a pas entendu cette histoire s'étonne de n'y voir qu'un seul puits qui est ma foi fort profond. Une légende raconte même que les jours de grandes sécheresses, le seau y plongerait si profond qu'il peut remonter de l'or.

Qui peut connaître les chemins de l'eau sous la terre ?

Mais tous ces bavardages
Ne sont que des histoires,
Vous êtes bien trop sage,
Pour y croire.

Monday, May 09, 2011
6:16 PM

Oeuvre originale

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super

Poèmes Sylvie - 2635386

Les mots du jour, l'absence de la nuit !




S'il vit le jour, qu'il pleure la nuit
Quand le soleil s'est enfuit,
Ses larmes coulent sans faire de bruit,
Il ne dort pas, il est minuit.

Cette distance entre nous deux
S'estompe quand brille dans les cieux,
Un soleil qui comme ses yeux,
Réchauffe mon coeur et je vais mieux.

Son coeur est neuf chaque matin
Il trouvera mes mots câlins,
Ils lui diront que le chemin,
Touchera bientôt à sa fin.

Il ne pleure que mon absence
Dans ses nuits, dans sa somnolence,
Le jour apaise sa conscience,
Quand les mots disent ma présence.

Un jour de plus, juste pour l'amour
Il les conjugue avec toujours,
Patience mon coeur dans quelques jours,
Nous allons vivre le grand amour.




Monday, April 25, 2011
7:12 PM

Oeuvre originale
Auteur : Arnica

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Poèmes Sylvie - 2635386

POEME AU MIROIR !















Saturday, April 23, 2011
6:20 PM

Oeuvre originale
Auteur : Arnica

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Blog mis à jour le 25/09/2018 à 08:01:48



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