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Et moi je suis un roc Dévorant les graviers A petites bouchées. Je mange les entrailles de la terre De mes dents en diamants Plus dures encore que l’acier rutilant. Et moi je m’écoule dans le temps Au milieu de ces rocs, Je les nivelle peu à peu, Emoussant leurs contours, Emouvant leurs amours, Petite goutte de pluie Peu à peu dépolie. Et moi je me nourris de cette eau Qui coule sur le dos Des rochers, au milieu des racines, Je m’accroche à ce roc, M’y attache, le disloque Mes feuilles jaunes tournées ensembles vers l’œil jaune du ciel. Et à toi je laisse Trois petits points à remplir d’amour …. Un petit point en plus Pour toi ma petite puce. |
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La parole est passée, De ma bouche s’est échappé Ces mots que je retenais Depuis trop longtemps, Attendant l’instant Parfait, le moment Où la lumière serait là, Où mon cœur serait trop proche de ma bouche Pour que je puisse l’empêcher de sortir, De parler à ma place. C’était comme une volée de moineaux, S’échappant de la cage de mon cerveau, les mots sortaient en phrases, en bouquets que je ne pouvait plus composer comme je le voulais. Et toi juste en face de moi, A me regarder, A m’écouter A me sourire, A vivre, A être là, Tout simplement.
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De l’Univers à la galaxie, De la galaxie au système solaire, Du système solaire à la terre, De la terre à toi, Il n’y a que quatre petits pas, Mais de toi à moi, Il n’y a qu’un bras , Passé sous le mien, Je tiens l’univers par la main…
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Le vieil homme s’allume une cigarette Une casquette posée sur la tête Pour le protéger du temps qui passe Et du métro aérien Qui déploie ses ailes au petit matin Il promène sa longue carcasse Entre les badauds baguenaudants Souriants de toutes leurs dents Blanches et fraîches Comme un alcool frelaté Il marche à petits pas Patiemment sans but apparent Le chien galeux lève la patte sur lui Inondant sa semelle d’un jet pipi Mais le vieux vieillit à petit feu Il feint de ne pas voir Les regards qu’on lui jette Comme une obole méprisante et discrète Mi pitié mitigée Mais il a eu vingt ans ce vieux Il a même eu dix ans Oublient les gens Et son parcours le mène D’hier à aujourd’hui Vers le crématorium Où il voit s’envoler Les autres et ses amis Mais il attend son tour Il a même pris un ticket A la longue file d’attente Filant trop doucement A son goût Que voulez vous Les places sont chères Au restaurant du dernier repas Imaginaire.
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Boum bada boum ! La terre s’écroule sur la tête de la famille Du président de la république. Le président n’est pas content, Il avait fait construire Un si beau bunker Aux canapés profonds, Aux frigos trois étoiles. Il ne pourras plus porter plainte Contre le constructeur De sa maison bunker. La surface irradie De lucioles vertes, De particules radioactives Qui tuent lentement les cellules grises, Plus sûrement les cellules rouges, Les mauves et toutes les autres. Le président a appuyé Sur un bouton relié A des engins sans caractères S’élançant dans l’atmosphère. On ne tient pas tête au président, Surtout quand il est sur les dents, Son équipe favorite avait perdu la veille au soir, Et un pauvre petit pays noir A osé nationaliser Des entreprises de son état « qui c’est le patron ? ? ! ! » a-t-il hurlé avant de descendre, tout furibond quelques étages vers le béton, pour aller faire le grand ménage. Il a appuyé sur le petit bouton Rouge de colère d’être si con. BOUM ! BADA ! BOUM !
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Blog mis à jour le 16/10/2008 à 05:22:16
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