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Poèmes Gimel - 986228 

Il faut tuer la haine.






De la guerre à la paix légère est la frontière
De l’amour à la haine ou donc est la lisière.
La guerre aime la haine, y trouve son terreau
Quand l’amour et la paix sont le gant et la peau.

Pourquoi donc les amants qui s’aimaient le matin
Tuent l’amour le soir comme d'odieux assassins.
Souvent c’est par les mots que grandissent les maux,
Qu’ils soient dits ou écrits, ils sont parfois l’étau,

Qui mord les sentiments et saigne l’âme à blanc
Aussi sûr que la balle qui vous perce le flanc.
Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants
Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans.

Ils usent de traîtrises répandant des rumeurs
Pour tuer les sourires et aduler les pleurs.
Ces êtres qui profanent les histoires exemplaires
Agissent par dépit, tant leur vie est calvaire.

Il y’a les va t’en guerre et les porteurs d’amour
Il faut près des premiers en faire cent fois le tour
Pour leur dire que le sang s’il doit couler un jour
C’est pour que meurt la haine et triomphe l’amour.






vendredi 16 septembre 2005
02:36

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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"Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans" oh! que je l'ai vu maintes fois...ils versent une larme pour du virtuel et font verser les larmes sans vergogne! magnifique texte Gimel!

Poèmes Gimel - 986228 

Elle l’amie, toi l’amour.





Je vois votre regard qui n’est pas amical
Pourtant sa profondeur me semble sidérale
Ne soyez point jalouse, celle pour qui j’écris
Est juste mon amie, je n’en suis point épris

Mais vous, oui vous qui souriez, vous le savez
Mieux que quiconque je désire vous honorez
Parler à votre corps, savoir le sublimer
Etre un homme, juste un homme, seulement vous aimer.

Je veux vous posséder ou être votre chose
Aux plis de votre ventre la ou la peau est rose
Si je puis me permettre en termes plus osés
Vous êtes la seule femme que je voudrais baiser.

Décidément ce mot qui vient de m’échapper
N’appartient vraiment pas à ceux que j’aime user
Pour vous je n’ai qu’un verbe et c’est le verbe aimer
Et c’est à votre oreille que j’aime le murmurer.

Je vois à la lueur qui brille dans vos yeux
Que vous comprenez bien, c’est plus que merveilleux
De mon amie sublime à vous femme charnelle
Je suis un homme heureux ne soyez pas rebelle.




lundi 5 septembre 2005
15:50

Oeuvre originale
Auteur : Gimel pour toi Joëlle

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Poèmes Gimel - 986228 

Vivre tout simplement.






Un soleil de fin d’août, à l’ombre sous le palmier
Je ne sais quoi écrire aux pages du cahier
J’ai vu partir en nombre les files de vacanciers
Qui allaient tristement repeupler leurs quartiers.

Et moi je reste là comme si j’étais rentier
Avec le teint bronzé d’un vieil aventurier.
Sous les derniers rayons de ce soleil d’été,
Je n’ai qu’un seul souci, la fraîcheur du rosé.

Qu’il est doux de n’avoir rien d’autres choses à faire
Que de se laisser vivre au bord d’une onde claire,
N’avoir plus le besoin de décompter le temps,
Même ma pendule est muette depuis déjà longtemps.

Non ne me plaignez pas, je suis privilégié
Travailler est un luxe dont je veux me passer
Je ne suis pas Crésus, ni un riche héritier
Je suis parfois poète pour écrire mes pensées

J’ai passé tant d’années à noircir le papier
Pour les uns et les autres qui n’savaient que parler
Et lorsque pour ces gens j’ai écris le dernier
J’ai su qu’au dernier mot naissait ma liberté.






mardi 23 août 2005
23:34

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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"J’ai su qu’au dernier mot naissait ma liberté. " et se sentir libre, ya rien de plus magique...

Poèmes Gimel - 986228 

Les chemins du destin.





Aurais je terminé enfin ma migration ?
Je suis parti de l’ouest, la terre d’Armorique
Ou j’ai passé vingt ans là près de l’atlantique
Avant que d’émigrer vers d’autres horizons.

J’ai mis le cap au centre en terre limousine
Pour y passer trente ans bien loin de mes racines
J’y ai appris les sources et la douceur de vivre
D’un peuple de terriens, plus durs que dans les livres.

En écrivant les pages de mes années passées,
Je retrouve les valeurs qui m’ont fait avancer.
Mais je ne suis encore qu’au milieu du chemin
J’ai encore plein d’histoires à mettre au parchemin.

Je pense, c’est vers le sud, la méditerrané
Que mes pas et mon cœur pourraient bien me guider
Mon histoire serait donc une parfaite diagonale
Bretonne limousine pour finir provençale.

Nul ne connaît vraiment qu’elle est sa destinée
Ni surtout les chemins qu’elle se doit d’emprunter.
Laissons faire le hasard et la bonne fortune
Ils permettent parfois de décrocher la lune.






lundi 15 août 2005
15:59

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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36 Commentaires
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comme j'apprécie tes écrits, ils sont toujours intenses et authentiques et terriblement musicaux, c'est un plaisir de les lire...

Poèmes Gimel - 986228 

Où sont donc nos valeurs.






Mais que sont devenus nos anciennes valeurs
Il est bien loin "le geste auguste du semeur"*
Le faneur ne va plus aux champs batifoler
Comme l’écrivait si bien Madame De Sévigné*

Il ne résonnera plus le pas des percherons
Qui frappaient le pavé saluant le forgeron
Et l’odeur de la corne brûlant sous le fer chaud
N’embaumera plus l’air place de l’échafaud.

Arrivèrent alors des machines diaboliques
Empestant l’atmosphère de vapeurs infernales
Perturbant la quiétude de ce lieu bucolique
Saturant le village d’un vacarme détestable.

Enfin comme une mort, les terres retournent aux friches
Les plus beaux des villages ne sont plus à l’affiche
Que diraient nos aïeux ces fiers défricheurs
Devant le devenir de leurs durs labeurs.


* Saison des semailles. Le soir 1865 Les Chansons des Rues et des Bois
Victor Hugo ( 1802-1885 )

*« …faner est la plus jolie chose du monde, c’est retourner le foin en batifolant dans une prairie….. »
Lettre de Madame de Sévigné à Coulanges le 22/07/1671






lundi 15 août 2005
01:33

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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29 Commentaires
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j'aime surtout "il ne résonnera plus le pas des percherons qui frappaient le pavé saluant les forgerons" c'est musical et intense de vérité

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Blog mis à jour le 30/08/2008 à 06:20:12



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