|
|  |
Liens \ Textes
|
De la guerre à la paix légère est la frontière De l’amour à la haine ou donc est la lisière. La guerre aime la haine, y trouve son terreau Quand l’amour et la paix sont le gant et la peau. Pourquoi donc les amants qui s’aimaient le matin Tuent l’amour le soir comme d'odieux assassins. Souvent c’est par les mots que grandissent les maux, Qu’ils soient dits ou écrits, ils sont parfois l’étau, Qui mord les sentiments et saigne l’âme à blanc Aussi sûr que la balle qui vous perce le flanc. Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans. Ils usent de traîtrises répandant des rumeurs Pour tuer les sourires et aduler les pleurs. Ces êtres qui profanent les histoires exemplaires Agissent par dépit, tant leur vie est calvaire. Il y’a les va t’en guerre et les porteurs d’amour Il faut près des premiers en faire cent fois le tour Pour leur dire que le sang s’il doit couler un jour C’est pour que meurt la haine et triomphe l’amour.
|
| Impression : Extraordinaire
"Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants
Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans"
oh! que je l'ai vu maintes fois...ils versent une larme pour du virtuel et font verser les larmes sans vergogne! magnifique texte Gimel! |
|
|
Je vois votre regard qui n’est pas amical Pourtant sa profondeur me semble sidérale Ne soyez point jalouse, celle pour qui j’écris Est juste mon amie, je n’en suis point épris Mais vous, oui vous qui souriez, vous le savez Mieux que quiconque je désire vous honorez Parler à votre corps, savoir le sublimer Etre un homme, juste un homme, seulement vous aimer. Je veux vous posséder ou être votre chose Aux plis de votre ventre la ou la peau est rose Si je puis me permettre en termes plus osés Vous êtes la seule femme que je voudrais baiser. Décidément ce mot qui vient de m’échapper N’appartient vraiment pas à ceux que j’aime user Pour vous je n’ai qu’un verbe et c’est le verbe aimer Et c’est à votre oreille que j’aime le murmurer. Je vois à la lueur qui brille dans vos yeux Que vous comprenez bien, c’est plus que merveilleux De mon amie sublime à vous femme charnelle Je suis un homme heureux ne soyez pas rebelle.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Un soleil de fin d’août, à l’ombre sous le palmier Je ne sais quoi écrire aux pages du cahier J’ai vu partir en nombre les files de vacanciers Qui allaient tristement repeupler leurs quartiers. Et moi je reste là comme si j’étais rentier Avec le teint bronzé d’un vieil aventurier. Sous les derniers rayons de ce soleil d’été, Je n’ai qu’un seul souci, la fraîcheur du rosé. Qu’il est doux de n’avoir rien d’autres choses à faire Que de se laisser vivre au bord d’une onde claire, N’avoir plus le besoin de décompter le temps, Même ma pendule est muette depuis déjà longtemps. Non ne me plaignez pas, je suis privilégié Travailler est un luxe dont je veux me passer Je ne suis pas Crésus, ni un riche héritier Je suis parfois poète pour écrire mes pensées J’ai passé tant d’années à noircir le papier Pour les uns et les autres qui n’savaient que parler Et lorsque pour ces gens j’ai écris le dernier J’ai su qu’au dernier mot naissait ma liberté.
|
| Impression : Extraordinaire
"J’ai su qu’au dernier mot naissait ma liberté. "
et se sentir libre, ya rien de plus magique...
|
|
|
Aurais je terminé enfin ma migration ? Je suis parti de l’ouest, la terre d’Armorique Ou j’ai passé vingt ans là près de l’atlantique Avant que d’émigrer vers d’autres horizons. J’ai mis le cap au centre en terre limousine Pour y passer trente ans bien loin de mes racines J’y ai appris les sources et la douceur de vivre D’un peuple de terriens, plus durs que dans les livres. En écrivant les pages de mes années passées, Je retrouve les valeurs qui m’ont fait avancer. Mais je ne suis encore qu’au milieu du chemin J’ai encore plein d’histoires à mettre au parchemin. Je pense, c’est vers le sud, la méditerrané Que mes pas et mon cœur pourraient bien me guider Mon histoire serait donc une parfaite diagonale Bretonne limousine pour finir provençale. Nul ne connaît vraiment qu’elle est sa destinée Ni surtout les chemins qu’elle se doit d’emprunter. Laissons faire le hasard et la bonne fortune Ils permettent parfois de décrocher la lune.
|
| Impression : Extraordinaire
comme j'apprécie tes écrits, ils sont toujours intenses et authentiques et terriblement musicaux, c'est un plaisir de les lire... |
|
|
Mais que sont devenus nos anciennes valeurs Il est bien loin "le geste auguste du semeur"* Le faneur ne va plus aux champs batifoler Comme l’écrivait si bien Madame De Sévigné* Il ne résonnera plus le pas des percherons Qui frappaient le pavé saluant le forgeron Et l’odeur de la corne brûlant sous le fer chaud N’embaumera plus l’air place de l’échafaud. Arrivèrent alors des machines diaboliques Empestant l’atmosphère de vapeurs infernales Perturbant la quiétude de ce lieu bucolique Saturant le village d’un vacarme détestable. Enfin comme une mort, les terres retournent aux friches Les plus beaux des villages ne sont plus à l’affiche Que diraient nos aïeux ces fiers défricheurs Devant le devenir de leurs durs labeurs. * Saison des semailles. Le soir 1865 Les Chansons des Rues et des Bois Victor Hugo ( 1802-1885 ) *« …faner est la plus jolie chose du monde, c’est retourner le foin en batifolant dans une prairie….. » Lettre de Madame de Sévigné à Coulanges le 22/07/1671
|
| Impression : Extraordinaire
j'aime surtout "il ne résonnera plus le pas des percherons qui frappaient le pavé saluant les forgerons" c'est musical et intense de vérité |
|
<< Précédant Page 2
Suivant >>
Blog mis à jour le 30/08/2008 à 06:20:12
|  | |