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Quand soulagés du jour les yeux se ferment Au balcon de ma mémoire s'illuminent les lampions des souvenirs Qui du plus terne au plus coloré renferment Le rire le plus sonore au plus profond des soupirs Hantise du devenir ou fossoyeurs de l'aprés, ils submergent Le dernier moment vécu et l'instant présent Comme une vague d'émotion qui vient mourir sur la berge Pour raviver douleurs et joies familières au coeur d'enfant Et quand la nostalgie, compagne récurrente, s'invite à la fête Le coeur palpite aux accents langoureux du passé Pour mieux s'éveiller même si les regrets ne sont pas en reste Et reprendre le rythme du temps où fuient les années |
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Sous les géants dressés et millénaires Bruisse le temps tissé de vie Cathédrale végétale extraordinaire Où seuls les siècles ne font pas de bruit Vapeurs exaltées dans la sérénité Fusion d'un univers paisible et cruel La valeur du quotidien s'estompe à jamais Dans l'immensité verte et intemporelle Verticalité permanente et insolente des horizons Rêves de paresse sur une canopée ondoyante Aux témoins d'un passé si profond De rappeler à l'humain la dérision de l'attente |
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Un soir où les alizés paressaient Ni trop amère ni trop parfaite Je l'ai rêvé sans l'imaginer Fugace et si secrète Aussi fragile que l'émotion de l'aube naissante Ephémère comme la fragance de l'azalée Elle unique, accomplie et aimante Inconnue qui depuis toujours m'attendait Celle pour qui éperdumment je m'ennivrerai M'accueillera je le sais par son délicieux sourire Qui n'est que le reflet de nos désirs De serrer pour une seconde d'eternité l'être aimé |
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Quand tu viendras te blottir dans l'étreinte de mes bras Je veux te faire connaître les sentiers ombragés Les senteurs, au milieu des forêts... Je t'apprendrai dans l'étreinte de mes bras La beauté des rivières, les cascades affolées, La douceur des alizés... Emerveillée dans l'étreinte de mes bras Tu découvriras l'envoutement des vanilliers L'odeur épicée des girofliers... Blottie dans l'étreinte de mes bras Mon doux coeur adoré Encore et encore je te raconterai Ce pays d'amour que tu m'as donné
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Sur les flots du fleuve de nos amours Eaux tranquilles ou tumultueuses qui suivent leurs cours Ton corps est gallion, esquif ou navire au gré de tes fantaisies Avec la brise de mes sentiments je veux en être le capitaine indécis Sur l'eau dormante je veux naviguer sur la douceur de ta peau Louvoyer sur ton cou, tes épaules..vois comme tu frémis dans les tourbillons ton coeur chavire, je caresse ton dos Ton ventre est le repère de mes désirs..mes envies Je veux te posséder comme on barre un navire dans l'ouragan Tu t'étonnes, tu exultes, viens te noyer dans mes bras Tu te donnes offerte, à ton capitaine face aux éléments Regard chaviré, souffle coupé..tu es..à moi Tu es frémissante..je t'ai trouvé..je t'ai découverte |
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