|
|  |
|
UNE HISTOIRE A DEUX (ELLE ET LUI) Elle et lui, c’était une histoire de vie Elle était pour Lui plus qu’une amie Elle était un être affectif sans fièvre Lui était pour Elle un compagnon ravi d’envie Lui était toute ouïe aux battements de ses lèvres Tous deux, se comprenaient et se complétaient A Elle, il jouait des dithyrambes pour l’égayer Lorsque, ensemble, ils cheminaient les sentiers A lui, elle apaisait toutes ses impulsions avec une promptitude à ne pas en bégayer Lorsque, ensemble, ils faisaient le récit de leurs cours entiers. Rien ne pouvait être aussi bau Même pas les écrits de Rimbaud Rien ne pouvait être parsemé de tant d’accalmie Même pas les joyeuses plaines du paradis Elle et Lui… c’était une histoire dans la chamade Elle était son aînée, source de conseils de tous temps Lui était, attentif, l’oreille qui comprenait tous ses instants. Une erreur aussi infirme fit chambouler Une fatale faute eut raison d’eux Une communication en biais comme un boulet Frappa de plein fouet toute leur histoire à deux Elle boudait ses salutations Elle faisait fi de sa présence Elle jubilait à chacune de ses tribulations Lui occultait ses flèches avec aisance Lui malgré les boutades l’ignorait ingénieusement Lui jouait de ses indélicatesses parcimonieusement Elle et lui… c’était querelle à fleur de peau Lui ne pouvait plus supporter son radieux regard Lui inoculait l’éthanol de la tristesse ; une souffrance sans mot Elle ne contenait plus ses absences quand il était tard Elle habitée par son orgueil refusait d’excuser tous les maux Mais… Le temps panse les plaies Et le pardon guérit les rancoeurs à souhait Elle accepta de lui pardonner les méandres Lui éconduit ses excuses auprès d’Elle Et leur histoire repartit de plus belle Plus jamais n’ont-ils eu à dans l’abîme descendre Quand bien même ils ignoraient les sentiments vécus Par chacun dans cette terrible épreuve. Une histoire, rien que Elle et lui… Une histoire à Deux
|
| |
|
SOURIRE D’un ami Il apporte gaieté de cœur Enthousiasme inouï permis Il échange affectif sans stupeur D’un amour Il est parsemé d’émotions sans notions Transcendant le fin fond de l’humour Il se dévoile sans le paraître dans son expression Du monde Il rend aise la communication Dans les houleuses discussions Il st synonyme d’accalmies, positive onde De la parenté Il renforce les liens familiaux Quand la tension explosive sous pressions de divers maux Relaçant toute une lignée construite avec dextérité Qu’il soit narquois Ou par moment d’une hypocrisie jaunâtre Et même voilé sous des gestes inopinâtres Toujours est il qu’il est en soi Signe de fleur bleue à tous temps Signe de réjouissance à chaque instant Aussi bien qu’il nous sera difficile de rire Essayons de vivre avec au moins un : un sourire.
|
| |
|
MEDITATION NOCTURNE J’ai trop de respect pour Elle, Mais peu de mots Pour faire comprendre à ma belle Que je ne peux à dessein causer tous ces maux Avec toute la délicatesse de mes propos, De mes pas pour danser à sa cadence Je demeure par moment incompris à défaut Et à loisir dépassé par la démesure de ses sentences. Quand bien même mes actes Signent à mon insu des pactes Avec les maléfices du diable Dans une ire maladive invivable Mes sentiments, eux, pansent mes boutades Mon cœur, lui, frise les folies bavardes. Bien que toujours je souhaite prendre soin d’elle Car comme un œuf sur une étendue de rosaire Des moments de frayeurs pleins de revers Me font souvent douter de mes capacités émotionnelles A supporter tout ce stress affectif Mais mon souffle ne saurait être aussi poussif Pour refuser de s’exprimer Mieux pour Elle, il désire partir loin Au delà de la passion, un Amour point réprimé Couvet par tant de soins.
|
| |
|
OH SATAN Oh satan, Oh lucifer , que dis je ? Piteux être logé dans la décadence Endiablée des hécatombes du néant Virulent et tonitruant archange de la déchéance A la quête d’indus fidèles indécents Tu me harcèles dans mon quotidien sans ans Et pire tu t’en prends à loisir à mon sang Quand bien même j’ignore les raisons de tes prouesses De ces quidams, tes éternels suppôts Tu m’affligerais dans mes conquêtes par détresse Je resterai debout, l’âme dans la peau Epris d’une volonté plus que jamais ardue Pour découdre avec tes inopinés subterfuges Qui ne sont sur mon chemin que des flèches perdues. Oh satan, Oh lucifer Ces béatitudes ne sont guères des prières Et aucunement ne voudrais je trouver de refuge En ton antre charnel qu’est l’enfer . Tous les moribonds maux, tes compères, Fussent ils indisciplinés, sont de ton nébuleux royaume ténébreux. Complaintes Sans plaintes La nature, elle-même, noue les liens Et octroie à chacun des ailes sans failles Pour voler tant bien que mal dans les mailles D’une vie pleins d’envies célestes et de biens Mais tu ne cesses de patauger De jalouser autrui que je suis sans jauger Tu es beau et moi laid Tu es fortuné et moi modeste Tu es dévergondé et moi cela guère ne me plait Tu es insoucieux et moi très lest Tu es odieux et moi assez cordial Alors pourquoi t’en prends tu à moi ? La faute à qui si ce n’est Toi ? Lamentations sans gémissements Je te conjure que je t’aurai Ta peau traînera à mes pieds Ecroué dans tes cachots dorés Et tes limbes n’auront guère raison de la volonté qui me sied. « Post mortem nihil est ipsaque umors nihil Animus ex ipsa desperatione sumatur » (Après la mort, il n’y a rien et elle-même n’est rien. Tirons notre courage de notre désespoir même)
|
| |
|
QUI SOMMES NOUS ?! Qui sommes nous ?! Blanc comme neige Du haut d’un siège Ignorant la fourberie De chacune de nos duperies La mélancolie semble en aparté Tenir nos sentiments en liesse Et subjugué en toute lettre par la clarté De l’immense torpeur enfouie dans l’âme de nos tristesse Coupable A se mettre à table, A se déverser tant de mots avilissants Lors d’un plaidoyer compatissant Nos vérités restent de marche Et mettent en branle sévèrement L’ordre naturel de choses ; même macabre Elles ne peuvent guère être consenties réellement. Qui sommes nous Dès ces instants de doute ? Quand dans la grandeur sans voûte De nos duplicités à fleur bleue de tout remous Aucune réponse idoine ne semble en convenir. Qui sommes nous ? Avec des remords Sans mots Avec des tristesses Sans ivresse Lorsqu’au sein de l’hécatombe du néant Nos individualités s’époustouflent dans les rangs Alors qui sommes nous ? Culpabilité innocente Niaiserie coupable Fausseté plaisante Véracité remarquable Remettons nous en question Pour mieux convenir avec nos passions.
|
| |
<< Précédant Page 2
Suivant >>
Blog mis à jour le 13/10/2008 à 03:35:21
|  | |