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Favoris \ Textes
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Dans mon cœur endolori qui saigne J’ai mis une grande sanglante enseigne Où j’ai écrit pour les curieux visiteurs Qui cherchent à conquérir mon cœur « Défense d’ouvrir cette maudite porte ! Que le vent et le temps vous emporte ! Loin de mon cœur et de mon âme vampire, Loin de ma plus grande saignante empire. » Et si vous osez entrer dans mon cœur Vous entendrez des cris de terreur Et la porte se ferma à double clé Puisque vous avez réveillé ma plaie Celle qui est profonde que la mort Et ouverte tel un enfer sur mon corps Vous aurez affaire à mon âme harassée Dont mon propre amour j’étais blessée Désormais, je ne reconnais aucun homme Tellement ils ont saigné mon âme Alors que je débordais toute la bonté Et j’étais même un modèle de naïveté Plus maintenant, prends garde à toi Dans mon cœur où le sang est roi Il est le seul plaisir dont j’ai envie Je n’ai envie ni d’amoureux ni d’amis Puisque je suis devenue plus immonde Que la perversité humaine de ce monde Je n’ai plus de pitié ni la foi en personne Je n’ai que des étranges mots qui sonnent Comme sang, vengeance et la mort Des mots qui accrocheront sur vos corps Des crocs cannibales, suçant votre sang Vous serez bien dominés et frémissants Sous l’extase de ma morsure de vampire Vous serez uni à moi pour le bon et le pire
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| Impression : Extraordinaire
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Envoûteuse des charmes,perfide de son ombre Regards obscurs tranchant dans les ténèbres sombres Intrijante en diablese,succube aimante en liesse Kylix des passions d'hier,kriss de l'amour en fer Aura qui hante encore le salem les terres... Serre fort dans tes ergots mon coeur endeuillé, oraison d'amours sur un funeste feuillet Passons ce soir ensemble oubliés de nos lunes Habillé d'obscurité j'erre dans le noir: impossible de seulement t'apercevoir! En pays de brume toutes les ombres sont brunes. ( un petit clein d'oeil a "frtz") |
| Impression : Extraordinaire
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Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie C’est vrai, tu ne m’as jamais vue Mais, ton histoire, je l’ai vécue On n’a pas eu les mêmes épreuves Mais on a ramé sur le même fleuve Un fleuve qui ne mène nulle part Où même un être fou ne part Oui, je te connais mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous n’avons pas la même religion Mais nous avons les mêmes visions Nous avons même vu notre tombeau Que nous pleurions à brûler notre peau Avec nos larmes noires et intarissables Car nous y amènerons notre vie détestable Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Comme moi, tu as fait des enfants Qui coûtent plus chers que notre sang Et seules, nous courrons à leurs secours En les défendant aux dépens de nos jours Nos enfants sont nos seuls trésors Que nous chérissions jusqu’à notre mort Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous n’avons pas eu beaucoup de chance Dans cette stupide et éphémère existence combien de fois nous avons vu toi et moi Nos tristes cœurs saignés milles fois De milles glaives de grandes douleurs Par ce monde glacé d'injustice et de terreur Oui, je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous avons essayé de s’armer de patience Mais la vie nous a gonflé de désespérance Pourtant nous avons des cœurs si beau Que tous les gens arrachent un morceau Ne nous laissant que des cœurs troués Que chaque petite douleur peut les tuer Je te connais bien, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Mais notre vie Sylvie, est la même On est deux malheureuses femmes Qui n’ont jamais eu la vie rose Dans ce monde fait de milles choses Un monde qui continue à lasser nos âmes Alors qu'on est déjà lassée d’être femmes Nous voyons notre vie et ce monde en noir Sans même chausser des lunettes noirs Oui, je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Mais je connais ton malheureux voyage Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage Ta grande douleur et ta grande peine Qui sont bien le rouge de tes veines Nous aurions pu avoir une belle vie Hélas, on l’a pas eu, mon amie Sylvie Samia Nasr
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Mon père, ma grande souffrance et ma désespérance A mon enfance égarée et à ma rebelle adolescence Je t’ai accusé diverses fois d’être un père tortionnaire Je pensais que je ne méritais pas d’avoir un tel père Je reprochais à la vie de faire de moi ta pitoyable fille Et je rêvais d’avoir vécu dans une merveilleuse famille Dont le père dit à leur précieux enfants : je vous aime Qui jouait avec eux et leur chantent parfois des poèmes Qui n’oublie jamais de leur prendre dans ses bras J’ai alors rêvé que tu avançais vers moi d’un pas Pour me dire une seule fois que tu m’aimes vraiment Et j’ai douté même que tu ne m’aimais pas réellement Tu nous faisais habiller, manger, boire plus que coutume Et dans tout cela, je ne voyais qu’une triste brume Qui cachait ce fier lion de ses lionceaux et sa forêt Un lion qui assurait la vie de ses lionceaux adorés Tu songeais aussi à notre avenir, à notre sort humain Et tu avais l’espoir de nous voir grands le lendemain Alors que moi l’enfant avec l’âme triste et mutinée Je grandissais en gardant des peines obstinées J’ai même détesté ma vie en lutte avec ma souffrance En lutte aussi avec moi-même et ma désespérance Alors que j’étais au seuil de mon printemps vert Et puis un jour je t’ai vu accablé et plus triste que l’hiver Je t’ai vu affaiblir à cause de cette maladie incurable Qui t'absorbait doucement dans son ventre impitoyable: Un cruel démon que j’ai maudit de toute mon âme J’espérais qu’il se présente à moi tel un véritable homme Qu’il apparaisse pour lui livrer le plus cruel combat Sans reculer devant ses horreurs d’aucune pas Mais ce démon perfide n’avait aucune prouesse Il se cachait en mon père adoré et de ma vengeresse Pourtant je voyais à tes yeux une paisible lumière Je me suis approchée de toi triste mais fière Et je t’ai demandé : « mon père, j’ai besoin de toi » Tu m’as répondu avec une voix pleine de foi : « Ma fille, je t’aime mais je dois partir chez Dieu » Et tu es parti avec un tranquille silence dans les cieux
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| Impression : Extraordinaire
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Il était une fois, un tout petit crayon Qui concourait surtout à l’ébauche de brouillons. Cerné par les stylos, il n’avait pas bonne mine, Car ils le méprisaient, le trouvaient trop vulgaire . Pourtant , on le sollicitait plus que les billes fines Et dans ces moments là, il était le plus fier… Sans moi que feriez vous de cette page blanche? Songeait-il souvent pendant les longs dimanches. Qui broderait pour vous tous ces jolis mots doux? Qui encore croquerait vos dessins les plus fous? Mais quand l’inspiration, brusquement vous tenaille, Faites très attention à ma mine qui se taille. J’étais grand, j’étais fort, mais beaucoup de travail A fini par user mon corps et mes entrailles. Mais le petit crayon porte un troublant secret… Ses regards souvent s’attardent sur le carnet, Espérant y croiser ceux de sa jolie page. Il n’ose se l’avouer, il est fou amoureux Elle n’est pas insensible, et lui fait les doux yeux Leur impossible amour les force à être sages… Pourtant, ça le démange, de caresser son corps, De courir sur ses lignes, d’affleurer son vélin Et puis de bas en haut, croquer mots et dessins, Souligner son désir, oser tous les transports, Et suspendre le temps, un instant dans l’espace Pour un sublime échange, oser une dédicace… Hélas, songeait encore le crayon de papier, Ho ma douce, mon aimée, j’appréhende le pire, Car si, par mégarde, je devais te noircir Aussitôt par le maître, tu serais répudiée. Alors je me retiens, pas de notes, ni grimoire; Je resterai muet, pour ma douce merveille Espérant chaque jour, de ne jamais la voir Froissée et chiffonnée au fond de la corbeille… MILADY
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Blog mis à jour le 22/11/2008 à 18:11:11
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