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Poèmes samiamax - 2220701

Coeur vampire


Dans mon cœur endolori qui saigne
J’ai mis une grande sanglante enseigne
Où j’ai écrit pour les curieux visiteurs
Qui cherchent à conquérir mon cœur
« Défense d’ouvrir cette maudite porte !
Que le vent et le temps vous emporte !
Loin de mon cœur et de mon âme vampire,
Loin de ma plus grande saignante empire. »
Et si vous osez entrer dans mon cœur
Vous entendrez des cris de terreur
Et la porte se ferma à double clé
Puisque vous avez réveillé ma plaie
Celle qui est profonde que la mort
Et ouverte tel un enfer sur mon corps
Vous aurez affaire à mon âme harassée
Dont mon propre amour j’étais blessée
Désormais, je ne reconnais aucun homme
Tellement ils ont saigné mon âme
Alors que je débordais toute la bonté
Et j’étais même un modèle de naïveté
Plus maintenant, prends garde à toi
Dans mon cœur où le sang est roi
Il est le seul plaisir dont j’ai envie
Je n’ai envie ni d’amoureux ni d’amis
Puisque je suis devenue plus immonde
Que la perversité humaine de ce monde
Je n’ai plus de pitié ni la foi en personne
Je n’ai que des étranges mots qui sonnent
Comme sang, vengeance et la mort
Des mots qui accrocheront sur vos corps
Des crocs cannibales, suçant votre sang
Vous serez bien dominés et frémissants
Sous l’extase de ma morsure de vampire
Vous serez uni à moi pour le bon et le pire




vendredi 21 mars 2008
22:59

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Poèmes illusion - 2288977

Toi


Envoûteuse des charmes,perfide de son ombre
Regards obscurs tranchant dans les ténèbres sombres
Intrijante en diablese,succube aimante en liesse
Kylix des passions d'hier,kriss de l'amour en fer
Aura qui hante encore le salem les terres...

Serre fort dans tes ergots mon coeur endeuillé,
oraison d'amours sur un funeste feuillet
Passons ce soir ensemble oubliés de nos lunes
Habillé d'obscurité j'erre dans le noir:
impossible de seulement t'apercevoir!
En pays de brume toutes les ombres sont brunes.


( un petit clein d'oeil a "frtz")

samedi 8 mars 2008
23:04

Oeuvre originale

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Poèmes samiamax - 2220701

Mon amie SYLVIE


Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
C’est vrai, tu ne m’as jamais vue
Mais, ton histoire, je l’ai vécue
On n’a pas eu les mêmes épreuves
Mais on a ramé sur le même fleuve
Un fleuve qui ne mène nulle part
Où même un être fou ne part

Oui, je te connais mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas la même religion
Mais nous avons les mêmes visions
Nous avons même vu notre tombeau
Que nous pleurions à brûler notre peau
Avec nos larmes noires et intarissables
Car nous y amènerons notre vie détestable

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Comme moi, tu as fait des enfants
Qui coûtent plus chers que notre sang
Et seules, nous courrons à leurs secours
En les défendant aux dépens de nos jours
Nos enfants sont nos seuls trésors
Que nous chérissions jusqu’à notre mort

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas eu beaucoup de chance
Dans cette stupide et éphémère existence
combien de fois nous avons vu toi et moi
Nos tristes cœurs saignés milles fois
De milles glaives de grandes douleurs
Par ce monde glacé d'injustice et de terreur

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous avons essayé de s’armer de patience
Mais la vie nous a gonflé de désespérance
Pourtant nous avons des cœurs si beau
Que tous les gens arrachent un morceau
Ne nous laissant que des cœurs troués
Que chaque petite douleur peut les tuer


Je te connais bien, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais notre vie Sylvie, est la même
On est deux malheureuses femmes
Qui n’ont jamais eu la vie rose
Dans ce monde fait de milles choses
Un monde qui continue à lasser nos âmes
Alors qu'on est déjà lassée d’être femmes
Nous voyons notre vie et ce monde en noir
Sans même chausser des lunettes noirs

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais je connais ton malheureux voyage
Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage
Ta grande douleur et ta grande peine
Qui sont bien le rouge de tes veines
Nous aurions pu avoir une belle vie
Hélas, on l’a pas eu, mon amie Sylvie

Samia Nasr


mercredi 27 février 2008
13:53

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Poèmes samiamax - 2220701

A mon père


Mon père, ma grande souffrance et ma désespérance
A mon enfance égarée et à ma rebelle adolescence
Je t’ai accusé diverses fois d’être un père tortionnaire
Je pensais que je ne méritais pas d’avoir un tel père
Je reprochais à la vie de faire de moi ta pitoyable fille
Et je rêvais d’avoir vécu dans une merveilleuse famille
Dont le père dit à leur précieux enfants : je vous aime
Qui jouait avec eux et leur chantent parfois des poèmes
Qui n’oublie jamais de leur prendre dans ses bras
J’ai alors rêvé que tu avançais vers moi d’un pas
Pour me dire une seule fois que tu m’aimes vraiment
Et j’ai douté même que tu ne m’aimais pas réellement

Tu nous faisais habiller, manger, boire plus que coutume
Et dans tout cela, je ne voyais qu’une triste brume
Qui cachait ce fier lion de ses lionceaux et sa forêt
Un lion qui assurait la vie de ses lionceaux adorés
Tu songeais aussi à notre avenir, à notre sort humain
Et tu avais l’espoir de nous voir grands le lendemain
Alors que moi l’enfant avec l’âme triste et mutinée
Je grandissais en gardant des peines obstinées
J’ai même détesté ma vie en lutte avec ma souffrance
En lutte aussi avec moi-même et ma désespérance
Alors que j’étais au seuil de mon printemps vert
Et puis un jour je t’ai vu accablé et plus triste que l’hiver

Je t’ai vu affaiblir à cause de cette maladie incurable
Qui t'absorbait doucement dans son ventre impitoyable:
Un cruel démon que j’ai maudit de toute mon âme
J’espérais qu’il se présente à moi tel un véritable homme
Qu’il apparaisse pour lui livrer le plus cruel combat
Sans reculer devant ses horreurs d’aucune pas
Mais ce démon perfide n’avait aucune prouesse
Il se cachait en mon père adoré et de ma vengeresse
Pourtant je voyais à tes yeux une paisible lumière
Je me suis approchée de toi triste mais fière
Et je t’ai demandé : « mon père, j’ai besoin de toi »
Tu m’as répondu avec une voix pleine de foi :
« Ma fille, je t’aime mais je dois partir chez Dieu »
Et tu es parti avec un tranquille silence dans les cieux










mercredi 23 janvier 2008
15:15

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Poèmes milady - 1535652

IL ETAIT UNE FOIS..UN TOUT PETIT CRAYON...



Il était une fois, un tout petit crayon
Qui concourait surtout à l’ébauche de brouillons.
Cerné par les stylos, il n’avait pas bonne mine,
Car ils le méprisaient, le trouvaient trop vulgaire .
Pourtant , on le sollicitait plus que les billes fines
Et dans ces moments là, il était le plus fier…

Sans moi que feriez vous de cette page blanche?
Songeait-il souvent pendant les longs dimanches.
Qui broderait pour vous tous ces jolis mots doux?
Qui encore croquerait vos dessins les plus fous?
Mais quand l’inspiration, brusquement vous tenaille,
Faites très attention à ma mine qui se taille.
J’étais grand, j’étais fort, mais beaucoup de travail
A fini par user mon corps et mes entrailles.

Mais le petit crayon porte un troublant secret…
Ses regards souvent s’attardent sur le carnet,
Espérant y croiser ceux de sa jolie page.
Il n’ose se l’avouer, il est fou amoureux
Elle n’est pas insensible, et lui fait les doux yeux
Leur impossible amour les force à être sages…

Pourtant, ça le démange, de caresser son corps,
De courir sur ses lignes, d’affleurer son vélin
Et puis de bas en haut, croquer mots et dessins,
Souligner son désir, oser tous les transports,
Et suspendre le temps, un instant dans l’espace
Pour un sublime échange, oser une dédicace…

Hélas, songeait encore le crayon de papier,
Ho ma douce, mon aimée, j’appréhende le pire,
Car si, par mégarde, je devais te noircir
Aussitôt par le maître, tu serais répudiée.
Alors je me retiens, pas de notes, ni grimoire;
Je resterai muet, pour ma douce merveille
Espérant chaque jour, de ne jamais la voir
Froissée et chiffonnée au fond de la corbeille…


MILADY





mercredi 21 novembre 2007
18:00

Oeuvre originale
Auteur : MILADY

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