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Avant eux avant les culs pelés La fleur l'oiseau et nous étions en liberté Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot Et l'oiseau est en cage et nous en numéro Car ils ont inventé prisons et condamnés Et casiers judiciaires et trous dans la serrure Et les langues coupées des premières censures Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux il n'y avait pas de problème Quand poussaient les bananes même pendant le Carême Mais ils sont arrivés bardés d'intolérances Pour chasser en apôtres d'autres intolérances Car ils ont inventé la chasse aux Albigeois La chasse aux infidèles et la chasse à ceux-là La chasse aux singes sages qui n'aiment pas chasser Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux l'homme était un prince La femme une princesse l'amour une province Mais ils sont arrivés le prince est un mendiant La province se meurt la princesse se vend Car ils ont inventé l'amour qui est un péché L'amour qui est une affaire le marché aux pucelles Le droit de courte-cuisse et les mères maquerelles Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux il y avait paix sur terre Quand pour dix éléphants il n'y avait qu'un militaire Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâtons Que la raison d'État a chassé la raison Car ils ont inventé le fer à empaler Et la chambre à gaz et la chaise électrique Et la bombe au napalm et la bombe atomique Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier
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Notre travail reste inachevé tant que des êtres humains ont faim ou sont martyrisés, qu'on oblige des personnes a mourir à la guerre, que des innocents se morfondent en prison, et qu'on persécute encore des hommes et des femmes pour leurs croyances.
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Nous naissons tous innocents. Nous devenons tous coupables. Dans cette vie tu deviens coupable d'être toi. Etre soi-même, c'est ça le Péché "aboriginel", le pire de tous les péchés. C'est un péché que l'on ne te pardonnera jamais. Nous les Indiens sommes tous coupables, coupables d'être nous-mêmes. On nous enseigne cette culpabilité dès la naissance. Nous l'apprenons consciencieusement. A chacun de mes frères et à chacune de mes soeurs je dis, sois fier de cette culpabilité. Tu n'es coupable que de ton innocence, d'être toi-même, d'être indien, d'être humain.
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D’après Amnesty International, Leonard Peltier est le plus vieux prisonnier politique des Etats-Unis. Je n'ai pas de présent Je n'ai qu'un passé et, peut-être, un futur. On m'a pris mon présent. On me laisse dans un espace vide dont je sculpte l'obscurité de la lame de mon esprit. Je dois me refaçonner depuis le néant de l'espace de barbelé Je connaîtrai l'extase mais aussi la douleur de la liberté. Redevenir ordinaire. Oui, ordinaire, cette situation térrifiante, ou tout est possible, ou la realité du présent doit être affrontée. |
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LEONARD PELTIER - CLIP Huit millions de tes freres Génocidés naguere Sur ce qui fut la terre Sacrée de tes ancetres Et ils sont toujours fiers Du général Custer Des héros legendaires De la conquetes de l'ouest D'Buffalo Bill ce con Qui tuait les bisons Comme on tire au pigeon Débile Buffalo D'David Crockett ce fou Dont les renards, les loups Se souviennent surtout parce qu'il leur fit la peau Entendras-tu ces mots De derriere tes barreaux Leonard Du fond de ta cellule Dis-leur qu'on les encule Ces connards Ce peuple de barbares Ce pays blanc et noir A construit son pouvoir Sur le sang des cheyennes Mais les livres d'histoire Ont perdu la memoire Pas un mot a la gloire De ces nations Indiennes Qui respectaient la vie Et la terre et ses fruits Et pretaient aux fourmis Une ame magnifique Pas de drapeaux en berne Pour qu'un mome se souvienne De cette .. Qui a bati l'Amerique Entendras-tu ces mots De derriere tes barreaux Leonard Du fond de ta cellule Dis-leur qu'on les encule ces connards Tes frangins survivants Quelques milliers pourtant Furent bien gentiment Parqués comme betail dans des reserves Sordides Ou vous crevez tranquilles Alcool, drogues, suicides Loin du monde qui braille Toi tu as pris ton fusil Pour refuser l'oubli Tu n'as pas leur folie Tu as tiré en l'air Et tu as pris perpette trente ans que tu vegetes A l'ombre des tempetes Qui agitent la terre Entendras-tu ces mots De derriere tes barreaux Leonard Du fond de ta cellule Dis-leur qu'on les encule Ces connards Je vis tres loin de toi Mais, tu sais, je suis la Tu entendras ma voix Un jour dans les nuages Au pays de Voltaire Resonne la colere Contre ces tortionnaires Qui t'ont jeté en cage Puisse un jour ma chanson Aux murs de ta prison Ouvrir un horizon D'amour et de lumiere Devenir un totem Pour te dire "je t'aime" L'innocent qu'on enchaine Sera toujours mon frere Entendras-tu ces mots De derriere tes barreaux Leonard Du fond de ta cellule Dis-leur qu'on les encule Ces connards |
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