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Je suis une sirène qui navigue chaque jour Dans un immense océan, cherchant l’amour Cherchant un poète qui a un cœur de trésor Sans lui, ma vie dans la mer bleue est vide Et dans les profondeurs, je n’ai pas de guide Nageant, défiant les monstres et la mort Toi, que j’ignore, qui est loin de mon océan Entendes-tu ma voix de sirène et ma chanson? Toi qui me fait bien languir, qui se caches Tu es mon désir car tu es dans mon histoire Toi, l’homme terrien, tu envahis ma mémoire Viens, mon corps te sera ton port d’attache loin de mon royaume, je cherche ton cœur Toute perle de mer me conduit vers le bonheur Aux abords d’un rivage d’une terre inconnue Où je te trouverais, et je deviendrais mortelle Pour vivre ensemble, la belle vie et l’amour éternel Et tu goûteras le réel plaisir de mon fruit défendu
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La fenêtre de ma chambre est bien fermée Seule, et triste ce soir sans mon bien-aimé Mais, il y a longtemps que je m’en passais Depuis qu’il est parti dans ce froid pays Mais ce soir, le plafond voulant me noyer Avec ces trombes d’eau sur les murs glacés Ce soir, tout est plus triste que coutume J’eus mal à la tête de cette horloge de brume Qui sonne minuit et gronde dan mes oreilles Me rappelant d’avoir laisser passer le temps Sans profiter de la vie et ses beaux instants D’avoir aussi éteint le feu de mes entrailles Ce soir, mon drap et mon oreiller ont froid Il leurs manquent la chaleur de mon beau roi Toute la chambre cherche sa douce présence Me reprochant de m'en fuir de son histoire Mais ce soir, il est revenu dans ma mémoire Et je ressens bien le mal de son absence La fenêtre de ma chambre est bien fermée Seule, et triste ce soir sans mon bien-aimé Mais, il y a longtemps que je m’en passais Depuis qu’il est parti dans ce froid pays Mais ce soir, ma chambre je l’ai bien noyé De mes larmes inondant mon visage lassé Par Samia Nasr |
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Le crime de mon amour est-il pardonnable Il ne m’a pas tué, ni trucidé aucune femme Il n’a pas assassiné des innocentes âmes Il n’a bousillé personne mais il est coupable Il est coupable de m’avoir dit qu’il m’aimait Qu’il m’aimera toujours. Enfin, toute la vie Une seule pensée à moi, le fait vibrer d’envie Et dont toutes les femmes, c’est moi qu’il aimait. Il m’avait dit que j’étais son unique femme Sa solution pour les mesquineries de sa vie J'étais tout pour lui, ainsi sa meilleure amie Et son seul brasier que cherche sa flamme Et puis, il est parti. Loin. Vers d’autres caresses Ne me laissant que des pleurs et des souvenirs Comme des chèques en blanc tirés sur l’avenir Ne me laissant rien qu’un écho de promesses Le crime de mon amour ne le ronge nullement De m'avoir laissé une bien profonde douleur Il a bien tiré gloriole en saignant mon cœur Il aurait pu le découper, le manger voracement Le crime de mon amour ça lui a rendu fière Quand il m’a vu vulnérable et que je l’aime Il a éraillé mes sens et il a déchiré mon âme Et je n’ai plus que souffrance et des prières Le crime de mon amour est impardonnable Il m’a tué, il a trucidé mon cœur de femme Il m’a tué, et assassiné mon innocente âme Il a bousillé ma vie, il est donc coupable. Par Samia Nasr |
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Je sens dans mon cœur un sentiment étrange, Je deviens une autre avec des aspects d’un ange Quand je me sens une femme aimée par toi Et te voir en colère quand je suis près d’un autre En me retirant des bras étrangers et pleutres Me criant devant tout le monde que je suis à toi Je deviens un ange devant mon amoureux démon Quand tu joues les durs bien que tu sois bon Jouant également publiquement les matamores Sachant que tu es bien faible devant moi Mais tu aimes défier tous les hommes avec foi Car tu m’aimes jusqu’à vouloir défier la mort Et quand on est ensemble, tu deviens un dieu Tu me regardes de haut, la fureur dans tes yeux Me reprochant d’être désirable aux yeux du monde Et moi amoureuse, je me fais pousser des ailes Et m’envoler vers toi avec un cœur fort et faible Prête à l’amour, loin des tempêtes qui grondent écrit par Samia Nasr en 1995
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Les jours comme les nuits, je divaguais sans esprit Sur l’île des mirages, Djerba où mon cœur endolori, Pleurant sa solitude morne de la vie dans l’ivresse. Je voguais avec une âme sans joie, sans colère Tel un puits sans eau ou tel un fou sans mémoire. En se moquant sur le temps martyrisant sans cesse Et lorsque la mer, le soleil brûlant, le grand air, Me réveillant ainsi les dormeurs et la bande terre, J’entends la voix dolente sans trêve des esprits ; Et j'entends cette triste aire d’une âme fourvoyée Dont la voix me rappelant un souvenir éloigné : D’une enfant hantant mes pas, qui chante et rit. Elle rit de la femme dévoyée que je suis devenue Elle rit de mes rêves refoulés dans un lieu inconnu, Me parlant aussi d’une voix étrangement douce, Une voix d’une suavité déchirante et inhumaine ; Je m’enfonçais avec elle dans une forêt lointaine Suivant cet air triste qu’elle fredonnait sans cesse. J’entendais sa voix qui chantait pleurait et riait En s’éloignant de moi, de nouveau elle me reniait M’ abandonnant seule avec mes craintes aigres Comme si elle me revient seulement pour me dire, Qu’elle existait encore et que je devais me guérir D’un passé sombre plein de souvenirs amères
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Blog mis à jour le 08/08/2008 à 22:56:20
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