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Mikhael - 2308327
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Poèmes

La guerre


Croupissez machines de guerre
Des tonn' et des tonn' de fer
Entreposées prêtes à rugir
Prêtes à rougir
La terre

Congénère contre con
Génère une rime en on
Prévert nous l'a pourtant bien dit
Quelle connerie
La guerre

Sournoiseries nucléaires
Sous-marins de poche-révolver
Bonbons napalm goût chimique
Panoplies de sapeur-panique
On n'arrête pas l'imaginaire
Pour se faire sauter la caf'tière
100 fois d'quoi s'envoyer en l'air
De quoi descendre le soleil
De quoi éteindre
Le ciel

C'est moi l'plus fort nananère
Quelle pâtée on vous a mis'
Des tonn' et des tonn' de fer
Dans la chair
Ennemie

Mais tapez-là cher confrère
Vous n'étiez pas mal non plus
Cette fois c'est la der des der
Avant la prochain' bien entendu
Les huiles ainsi s'en vont signant
Des traités aux petits oignons
Après avoir saigné à blanc
Se partagent terre et pognon
Trac' des frontières
Bidons

Secrets de nos piteux ététs
L'argent est roi et marche au pas
Tambourins sous-fifre et tirelires
1, 2, 1, 2, 1, 2 et 3
à 4 on tire
dans l'tas

croupissez machines de guerre
dans les hangars de la mémoire
basta cessons d'croiser le fer
plus de boucheries plus d'abattoirs
maint'nant on va baisser le store
laisser la conn'rie au vestiaire
y a plus d'amateurs pour ce sport
plus personne sous les bannières
pourquoi pas la belle utopie
faites un bilan, professionnels
un' reconversion réussie
faites-vous la paire faites-vous la belle
engagez-vous dans le parti
qui déclare la guerre à la guerre
sortez-vous le nez du kaki
il y a des tonnes de choses à faire
avec vot' matos et vot'génie
pour remettr' en état la terre
rangez tous vos affreux joujoux
faites tourner le calumet
et foutez-nous
la paix

dimanche 13 avril 2008
19:10

Auteur : M

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Poèmes

SOS Amitié


Allô SOS Amitié,
Allô SOS Amitié ?
Excusez-moi de vous déranger
Mais si j'peux encore vous causer,
C'est qu' mon pétard est enrayé.
Je crois bien qu'ça vient du chargeur.
Est-ce que vous pouvez m'envoyer
Assez rapidement le dépanneur ?
La vie c'est pas du bubble-gum
Et rien qu' le fait de respirer,
Ça m' fout des crampes dans le sternum !
Allô SOS Amitié,
Allô SOS Amitié ?
Allô, allô ?
Les mannequins des cortèges officiels ont goudronné
Ma tendresse et la famille Duraton veut m'obliger
À finir mon tapioca alors que ça fait bientôt
2000 ans que je n'ai plus faim.
Allô SOS Amitié,
Allô ?
J'suis dans un train fantôme bloqué
Sur une voie de garage.
Est-ce que ma carte vermeille
Me donne droit au sleeping ?
Allô ? Ici SOS Amitié.
Vous êtes sur répondeur automatique
Et vous avez 30 secondes pour vous pendre !

dimanche 13 avril 2008
19:08

Auteur : M

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Poèmes

enfermé dans les WC


Y a ta mère qui m'attend avec une mitrailleuse.
Je ne peux plus m'enfuir, les W.C sont bouchés.
J'aurais encore aimé franchir ta nébuleuse
Mais ton corps est cousu de fils blancs barbelés

Oh, bébé ! Dépêche-toi de te rhabiller,
Bébé ! Toute ta famille est speedee.
Bébé ! Fais gaffe aux retombées.
Ça va cartonner !

Y a ton beauf' qu'est revenu dans sa tenue léopard,
Avec tous ses copains armés jusqu'au nombril.
On voit qu'ils sont heureux de ressortir leurs pétards.
Ça doit leur rappeler le bon temps de l'Algérie.

Maintenant voila ton père déguisé en indien
Avec une plume dans le fion et ses cartes d'Indochine.
S'il veut refaire sur moi ce qu'il a fait au Tonkin,
Bientôt je ne serai plus qu'une vieille tache d'hémoglobine.

Maintenant tous tes voisins entonnent le te deum.
Ne tire pas la chasse d'eau on va se faire repérer.
Passe-moi plutôt le bickford qu'est planqué dans ton chewing-gum
Et maintenant, tiens-toi bien : on va tout faire sauter.

dimanche 13 avril 2008
19:04

Auteur : M

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Poèmes

je n'irai pas plus loin


Les enfants de Napoléon,
Dans leurs mains, tiennent leurs roustons.
S'ils ont compris tous les clichés
Ça f'ra d'la bidoche pour l'armée...
Les partouzeurs de miss métro
Patrouillent au fond des souterrains
Mais ils rêvent d'être en hélico
À s'faire de nèg' et du youpin...
Les vopos gravent leurs initiales
Dans le brouillard des no man's lands
Et les démasqueurs de scandales
Prennent le goulag pour Disneyland...
Les gringos sortent un vieux crooner
Pour le western du silence
Demain, au Burgenbräukeller,
Je lègue'rai mon âme à la science...

Le petites filles de Mahomet
Mouillent aux anticoagulants
Depuis qu'un méchant gros minet
Joue au flipp avec le Coran.
Les dieux changent le beurre en vaseline
Et les prophètes jouent Dracula.
S'il vous reste un fond d' margarine,
J'en aurai besoin pour ma coda

Tu traînes ta queue dans la chaux vive
Et t'hésites à choisir ton camp.
T'as des aminches à Tel-Aviv
Et des amours à Téhéran...
Si tu veux jouer les maquisards
Va jouer plus loin, j'ai ma blenno.
Tu trouveras toujours d'autres fêtards.
C'est si facile d'être un héros...

Retour aux joints et à la bière.
Désertion du rayon képis !
J'ai rien contre vos partenaires
Mais rien contre vos p'tites sœurs ennemies.
Manipulez-vous dans la haine
Et dépecez-vous dans la joie.
Le crapaud qui gueulait : "je t'aime"
A fini planté sur une croix !

Mais moi je n'irai pas plus loin.
Je tiens ma tête entre mes mains.
Guignol connaît pas de sots métiers.
Je ris à m'en faire crever !

dimanche 13 avril 2008
18:57

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Poèmes

Une fille au rhésus negatif


Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un "rat en laisse".
Les cafards te disaient : l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse.
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves.
Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève.
Oh ! Love.

Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.
Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon.
Nous marchons sur Berlin en gobant nos œufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom.
Nous n'sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son œil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner,
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau.
Oh ! Love.

Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.
Les mômes de ton quartier se déguisent en momies.
Un aigle, lentement, tourne autour de ta chambre.
Les assassins défilent en levant leurs képis.
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf.
Oh ! Love... Love.

Hier je t'aimerai de mon amour taxi.
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin.
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens...
Oh ! Love... Love.

Les ambulances attendent le long des terrains vagues.
Les réverbères s'allument au fond des catacombes.
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade.
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe ?
Oh ! Love.
Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.

dimanche 13 avril 2008
18:49

Auteur : M

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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 23:45:13



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