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Croupissez machines de guerre Des tonn' et des tonn' de fer Entreposées prêtes à rugir Prêtes à rougir La terre Congénère contre con Génère une rime en on Prévert nous l'a pourtant bien dit Quelle connerie La guerre Sournoiseries nucléaires Sous-marins de poche-révolver Bonbons napalm goût chimique Panoplies de sapeur-panique On n'arrête pas l'imaginaire Pour se faire sauter la caf'tière 100 fois d'quoi s'envoyer en l'air De quoi descendre le soleil De quoi éteindre Le ciel C'est moi l'plus fort nananère Quelle pâtée on vous a mis' Des tonn' et des tonn' de fer Dans la chair Ennemie Mais tapez-là cher confrère Vous n'étiez pas mal non plus Cette fois c'est la der des der Avant la prochain' bien entendu Les huiles ainsi s'en vont signant Des traités aux petits oignons Après avoir saigné à blanc Se partagent terre et pognon Trac' des frontières Bidons Secrets de nos piteux ététs L'argent est roi et marche au pas Tambourins sous-fifre et tirelires 1, 2, 1, 2, 1, 2 et 3 à 4 on tire dans l'tas croupissez machines de guerre dans les hangars de la mémoire basta cessons d'croiser le fer plus de boucheries plus d'abattoirs maint'nant on va baisser le store laisser la conn'rie au vestiaire y a plus d'amateurs pour ce sport plus personne sous les bannières pourquoi pas la belle utopie faites un bilan, professionnels un' reconversion réussie faites-vous la paire faites-vous la belle engagez-vous dans le parti qui déclare la guerre à la guerre sortez-vous le nez du kaki il y a des tonnes de choses à faire avec vot' matos et vot'génie pour remettr' en état la terre rangez tous vos affreux joujoux faites tourner le calumet et foutez-nous la paix |
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Allô SOS Amitié, Allô SOS Amitié ? Excusez-moi de vous déranger Mais si j'peux encore vous causer, C'est qu' mon pétard est enrayé. Je crois bien qu'ça vient du chargeur. Est-ce que vous pouvez m'envoyer Assez rapidement le dépanneur ? La vie c'est pas du bubble-gum Et rien qu' le fait de respirer, Ça m' fout des crampes dans le sternum ! Allô SOS Amitié, Allô SOS Amitié ? Allô, allô ? Les mannequins des cortèges officiels ont goudronné Ma tendresse et la famille Duraton veut m'obliger À finir mon tapioca alors que ça fait bientôt 2000 ans que je n'ai plus faim. Allô SOS Amitié, Allô ? J'suis dans un train fantôme bloqué Sur une voie de garage. Est-ce que ma carte vermeille Me donne droit au sleeping ? Allô ? Ici SOS Amitié. Vous êtes sur répondeur automatique Et vous avez 30 secondes pour vous pendre ! |
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Y a ta mère qui m'attend avec une mitrailleuse. Je ne peux plus m'enfuir, les W.C sont bouchés. J'aurais encore aimé franchir ta nébuleuse Mais ton corps est cousu de fils blancs barbelés Oh, bébé ! Dépêche-toi de te rhabiller, Bébé ! Toute ta famille est speedee. Bébé ! Fais gaffe aux retombées. Ça va cartonner ! Y a ton beauf' qu'est revenu dans sa tenue léopard, Avec tous ses copains armés jusqu'au nombril. On voit qu'ils sont heureux de ressortir leurs pétards. Ça doit leur rappeler le bon temps de l'Algérie. Maintenant voila ton père déguisé en indien Avec une plume dans le fion et ses cartes d'Indochine. S'il veut refaire sur moi ce qu'il a fait au Tonkin, Bientôt je ne serai plus qu'une vieille tache d'hémoglobine. Maintenant tous tes voisins entonnent le te deum. Ne tire pas la chasse d'eau on va se faire repérer. Passe-moi plutôt le bickford qu'est planqué dans ton chewing-gum Et maintenant, tiens-toi bien : on va tout faire sauter. |
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Les enfants de Napoléon, Dans leurs mains, tiennent leurs roustons. S'ils ont compris tous les clichés Ça f'ra d'la bidoche pour l'armée... Les partouzeurs de miss métro Patrouillent au fond des souterrains Mais ils rêvent d'être en hélico À s'faire de nèg' et du youpin... Les vopos gravent leurs initiales Dans le brouillard des no man's lands Et les démasqueurs de scandales Prennent le goulag pour Disneyland... Les gringos sortent un vieux crooner Pour le western du silence Demain, au Burgenbräukeller, Je lègue'rai mon âme à la science... Le petites filles de Mahomet Mouillent aux anticoagulants Depuis qu'un méchant gros minet Joue au flipp avec le Coran. Les dieux changent le beurre en vaseline Et les prophètes jouent Dracula. S'il vous reste un fond d' margarine, J'en aurai besoin pour ma coda Tu traînes ta queue dans la chaux vive Et t'hésites à choisir ton camp. T'as des aminches à Tel-Aviv Et des amours à Téhéran... Si tu veux jouer les maquisards Va jouer plus loin, j'ai ma blenno. Tu trouveras toujours d'autres fêtards. C'est si facile d'être un héros... Retour aux joints et à la bière. Désertion du rayon képis ! J'ai rien contre vos partenaires Mais rien contre vos p'tites sœurs ennemies. Manipulez-vous dans la haine Et dépecez-vous dans la joie. Le crapaud qui gueulait : "je t'aime" A fini planté sur une croix ! Mais moi je n'irai pas plus loin. Je tiens ma tête entre mes mains. Guignol connaît pas de sots métiers. Je ris à m'en faire crever ! |
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Je me souviens de toi dans ces années obscures Où tu te promenais avec un "rat en laisse". Les cafards te disaient : l'amour vient du futur Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse. Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris Bouffés par la machine à plastiquer les rêves. Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève. Oh ! Love. Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose. Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon. Nous marchons sur Berlin en gobant nos œufs durs Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom. Nous n'sommes que les fantasmes fous d'un computer Avec son œil grinçant fouillant dans nos cerveaux Dans la fluorescence bleutée de son scanner, Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau. Oh ! Love. Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose. Les mômes de ton quartier se déguisent en momies. Un aigle, lentement, tourne autour de ta chambre. Les assassins défilent en levant leurs képis. Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf. Oh ! Love... Love. Hier je t'aimerai de mon amour taxi. Hier je t'aimerai de mon amour tocsin. Hier je t'aimerai dans un bar à minuit Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens... Oh ! Love... Love. Les ambulances attendent le long des terrains vagues. Les réverbères s'allument au fond des catacombes. Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade. Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe ? Oh ! Love. Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose. |
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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 23:45:13
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