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djenie à l'idée - 3130878 
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Poèmes PHIL - 391201

Hercule devant la mort ou la prière du clochard


Deux mots pour une meilleure lecture du texte. Lorsqu'un homme est marié, bien marié, il pense être invicible, tel Hercule. Et quand le divorce intervient, il se trouve terrassé, à la porte de ses sentiments: Un clochard de l'amour, rongé par la mort de son couple.

T v'là partie, ma pauvre môme!
Nous étions heureux autrefois...
Te v'la partie ? Tout seul en somme,
Moi j'reste seul sans feu ni toit.
Tout seul ? Mais non, ce n'est qu'un rêve,
un rêve mauvais qui demain,
car tout d'suite j'ai la fièvre,
je le sens bien rien qu'à ma main,
ma main qu'est chaude et mon front brûle..
Oui, j'sens bien que j'vas pleurer !
C'est stupide que ton Hercule
ne sache plus comment te parler.
J'disais bien que c'n'est qu'un songe
qui va se dissiper bientôt.
Ecoute, réponds moi, j'me ronge
à te r'garder comme un idiot.
T'es toute glacée, toute raide,
t'as même pas bien fermé tes yeux
mais j'te vois belle et t'étais laide
et tu m'fais peur, peur, peur, mon Dieu !
Ah là là, comme t'as pas bonne mine !
ferme donc tes yeux que je ne vois plus
ce regard éteint qui me mine,
tu le vois bien, j'suis tout ému !
Et puis merde ! Aprés tout j'suis bête
de pleurnicher comme un marmot,
pourtant c'est vrai que j'te r'grette,
que j'te pleure, Ah, c'que j'suis sot !
Hier encore, tu m'appelais "mon homme",
tu me disais "va je t'aime bien".
T'étais bien fidèle pauvre môme,
fidèle comme un petit chien.
Jamais pourtant un sou en poche,
toujours la vermine, la faim.
Ah, que la vie a pu être moche,
c'était dur pour gagner son pain !
Mais on cassait quand même la croute,
bien plutôt mal que plutôt bien.
les gueux, les clochard, on s'en doute
ils mangent de peu, de presque rien.
juste de quoi remplir le ventre,
juste un petit rien du tout,
il fallait bien s'démmerder diantre,
un sac qu'est vide, y tient pas d'bout !
Mais maintenant, que faut-il faire ?
J'suis planté là, tout hébété.
J'vas t'réciter une prière
si j'men rappelle ! Ah, c'est pitié
Bonne Mère que j'sache
plus c'que tout enfant
je récitais comme un potache
lorsque j'étais p'tit communiant !
Ah, v'la ma môme, j'me rappelle.
Notre père qui êtes aux cieux
Rappelez moi donc. Tout comme elle
j'commence à m'faire bien vieux,
et puis tout seul, j'saurais rien faire,
j'pourrais plus chercher mes poux.
Je perds la vue, elle n'est plus claire,
d'mourir tout d'suite me s'rait si doux.
Notre Père, recueillez mon âme,
je vous la rends, j'suis bon chrétien.
Je n'peux plus vivre sans ma femme,
sans elle sur terre je n'ai plus rien.
Alors mon Dieu, je me supprime.
Soyez bon pour moi, bon Jésus.
Je sais que j'vas commettre un crime
mais j'peux plus vivre, je n'veux plus.

Wednesday, September 30, 2009
4:05 AM

Oeuvre originale
Auteur : Ecrit par Phil

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18 Commentaires
Impression : Excellente

"va je t'aime bien" aie avec le recul, c'est le coup du tendon d'achille.

Poèmes Philippe - 1241248 

Corps à corps


T'étendre prés de moi
T'étreindre de mes bras
Les bougies caressant les reflets de ta peau
Te parcourir du regard sans un mot

Lentement, me pencher vers toi
Effleurer doucement tes lèvres
Me laisser gagner par l'émoi
De ton souffle palpitant

Caressant ta peau veloutée
Ton corps, généreux de volupté
Va et vient vers moi
Sous la chaleur de mes doigts

Ma langue brûle doucement les chemins
Me menant à tes seins
Ces deux collines merveilleuses
Pointues et généreuses

Ton corps est cette plage
Que des vagues viennent lécher
Un superbe paysage
Que j'aime contempler...

J'explore cette île inconnue
Survolant une foret vierge et touffue
M'attardant sur les plaines, les monts, les vallées
Te parcourant de caresses et de baisers

Bientôt envahie de secousses séismiques
D'un volcan aux grondements frénétiques
La terre s'ouvre peu à peu au passage
D'une source chaude et suave

J'étanche ma soif et ton envie
Dans une grotte chaude et pleine de vie
La source semble ne pouvoir se tarir
Coulant au rythme de ton désir

Je me fonds en toi avec volupté
Jusqu'à ton cri de satiété
Et je m'allonge sur cette île mystérieuse
Source de plaisirs... Merveilleuse...

Thursday, July 30, 2009
11:37 AM

Oeuvre originale

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sympa...chaud devant!

Poèmes ♥☆ arwen ♥☆ - 2258363

Solitude




On n’oublie pas son amour,
On le garde enfoui au fond de son cœur,
Avec l’espoir de le revoir un jour.
Mais en attendant on survit sans chaleur.

On s’endort avec son rêve tendre,
On l’étreint, on le serre dans ses bras,
On le câline, on le caresse, on ne veut pas le rendre.
Mais au matin cette lumière n’est plus là.

Sa présence se fait parfois tellement réelle
Qu’on essaye de le saisir,
Mais tout est artificiel,
On ne peut pas le retenir.

Alors il nous reste la solitude,
Compagne de nos jours et de nos nuits,
Elle nous comble d’incertitude,
Et devient cause de notre ennui.

Wednesday, April 30, 2008
11:01 AM

Oeuvre originale
Auteur : Arwen

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35 Commentaires
Impression : Extraordinaire

j'aime bien, surtout le second quatrain facile à dire (et à lire) qui file tout seul

Poèmes ^-^zaz - 227027 

Le Monde... mon monde...



Le Monde… est ce que l’on en fait…

J’ai mal à mon Monde… mais qui puis-je ?
M’en faire tout un monde ?
Alors j’reste dans mon monde…
Un monde à part
Un monde où le monde n’abonde pas
Mon petit monde va…
Ben… égoiste moi… tant qu’il tourne rond… ça m’va

Monday, October 16, 2006
8:53 PM

Oeuvre originale

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18 Commentaires
Impression : Extraordinaire

toujours sibylline "notre" jeune chanteuse mon dieu 12 ans déjà!

Poèmes Gimel - 986228

« Rien ne sert de courir……..* »




Speed dating, je vous jure que vont-ils inventer,
C’est sûrement un truc fait pour les gens pressés.
Pourquoi pas speed sleeping, un petit coup vite fait,
Je suis sûr que certains trouv’raient cela parfait.

J’entends dire sur le net, ce n’est que du virtuel,
Qui peut nous empêcher d’en faire du visuel.
J’aime prendre mon temps, pour mieux se connaître,
Pour l’un comme pour l’autre, c’est un petit peu naître.

Et lorsque vient le jour choisit pour la rencontre,
Les heures semblent bien lentes au cadran de la montre.
C’est le cœur qui s’affole, vous ne savez pourquoi,
Mais lui connaît la cause de son grand émoi.

On peut imaginer le virtuel comme une cour,
Les soupirants d’antan auprès de leurs promises,
Affirmaient bien déjà leurs flammes au pied d’une tour.
Ils déclamaient des vers d’une manière exquise.

Laissons le temps écrire la romance de l’amour,
Soyons de notre époque, d’augustes troubadours.



* Jean de La Fontaine, « le Lièvre et la Tortue », Fable X, Livre VI.





Thursday, September 14, 2006
8:31 AM

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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52 Commentaires
Impression : Extraordinaire

j'aime la poésie qui fait aussi sourire

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