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Liens \ Textes
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-Je CRIE ma fureur de vivre -Je CRIE les mots interdits ceux qui dans les livres ne sont pas écrits -Je CRIE au lieu de pleurer au lieu d'implorer -Je CRIE ma fragilié dans la ronde de l'amitié -Je CRIE - la Paix -Je CRIE - l'amour -Je CRIE - la vie mais surtout Je CRIE! pour braver le temps alerter les gens que se taise le vent -Je CRIE pour qu'après une nuit la parenthèse s'ouvre à l'infini quand j'angoisse quand j'hésite entre la crainte et la révolte -JE CRIE - mon coeur -Je CRIE - ma peur -Je CRIE - ma folie mais surtout Je CRIE ! -Je CRIE mon dernier cri mon envie de vivre -Je CRIE je laisse à pleine voix, à celles qui vont suivre un écho de MOI. Voilà j'ai écrit cela il y a environ 12 ans! Mon dieu que j'étais mal!
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| Impression : Extraordinaire
"Voilà j'ai écrit cela il y a environ 12 ans!
Mon dieu que j'étais mal!"
tu étais très mal, mais tes cris étaient beaux !
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Tes petits petons sont tout rond. Ils sont à la fête dans leurs nouveaux habits, Ils sont prêts pour aller danser, Quatre soirs par semaine, Malgré le froid , la neige ou la douceur, Tu comptes sur eux avec tendresse,car, Tes petits petons sont tout rond. Tu penses à eux avec amour, car, Sans eux, qui fera ton dur labeur, Sans eux, pas de rêves dans ton sommeil, Mais tes petits petons sont tout rond Ils vont s'auréoler de fleurs et atténuer ta peine. Prends soin de tes petits petons, Tes petits petons tout rond sont ton avenir ! Amusez vous bien, mais seuls Tes petits petons vont s'amuser Et moi je pleure de sourire ... Tes petits petons sont tout rond. |
| Impression : Extraordinaire
et moi j'suis mdr !!
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Et ça gravite autour de moi Des gens s’invitent à mes dix doigts… Je m’impose pourtant quand mon âme s’élance Sur des airs oubliés, je m’offre des Lundis Aux sillons de la terre, je confie mes silences Qu’à jamais se consument les amours enlaidies . Le feu s’attise dès qu’on me voit Des convoitises à tour de bras… Je me pose pourtant quand mon cœur se gondole Sous le pont je soupire aux questions innocentes Aux douanes de l’amer je paye mon obole Que sombrent à jamais ces épaves indécentes. On m’hameçonne, fille à appâts Mon âme sonne un dernier glas… Regardez moi, je tremble En marge de la vie Vous voulez, ce me semble Eveiller mon envie… Ecoutez moi vous dire mes secrètes pudeurs Ravivées sous les feux d’une ultime passion Riez, je vous en prie de ces tendres candeurs Avant que cet amour n’affecte ma raison Ne voyez pourtant pas dans cette révérence Ces pardons fallacieux masquant l’indifférence Et souffrez chère amie d’y voir là mon errance.
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| Impression : Extraordinaire
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Cette nuit, j'ai entendu du bruit dans l'appartement. Ça m'a réveillé. J'ai pas bougé, pour être sûr... ça a recommencé! Des pas dans le salon. D'abord, je me suis dit que c'était peut-être des cambrioleurs, et j'ai tiré la couverture par-dessus ma tête en serrant très fort mon ours. Pour qu'il ne remue pas. Oh! moi j'avais pas peur, mais si on voulait les attraper, il valait mieux ne pas se faire remarquer. J'ai écouté longtemps, sans respirer... mais, comme on n'entendait plus rien, j'ai lâché mon ours pour le cas où ça deviendrait dangereux, et je me suis glissé hors du lit pour aller chercher mon pistolet-laser. J'ai remonté le pantalon de mon pyjama qui descend toujours, puis j'ai ouvert la porte de ma chambre, tout doucement, car parfois elle grince. Il faisait tout noir dans le hall d'entrée; sous la porte de la chambre de papa et maman, il n'y avait même pas le petit rayon des nuits où maman lit très tard. Sur la pointe des pieds, je suis arrivé à la porte du salon, qui était entre ouverte, et là... j'ai failli laisser tomber mon laser. Le "cambrioleur" avait allumé la petite lampe à côté de la télé. Ah! oui, drôle de cambrioleur; je l'ai reconnu tout de suite, à son costume rouge bordé de blanc, à son bonnet spécial et à sa barbe toute blanche. Il avait appuyé sa grande hotte contre la cheminée, pour travailler plus à l'aise : il déposait plein de cadeaux sur le tapis, au pied du sapin. J'ai fait : - Ouhhhhhh! Le Père Noël! Lui, il s'est retournée et il a rigolé en voyant mon pistolet-laser pointé sur lui. Il a posé son doigt sur la bouche : - Chut! N'aie pas peur, c'est papa. Ne fais pas de bruit, tu vas réveiller ta soeur. J'étais tellement étonné de rencontrer le Père Noël, comme ça, à la maison pendant la nuit, que j'ai rien trouvé à répondre. Alors, il m'a dit : - Retourne vite te coucher, petit homme, pendant que je termine de préparer la fête pour demain. Et il m'a envoyé un baiser qui vole, exactement comme fait papa quand il me dit bonsoir, avant d'éteindre. Mais là, c'était pas pareil; il a soufflé sur son gant blanc et sa grosse bague a jeté un reflet rouge. Je me suis senti tout bizarre : mes yeux piquaient, comme quand j'ai sommeil... J'ai remonté le pantalon de mon pyjama, qui était encore descendu, et je suis retourné dans ma chambre, comme il l'avait demandé. J'ai refermé la porte, et j'ai grimpé dans mon lit, près de mon ours. Il s'était caché tout au fond. Maman dit souvent qu'on le même âge tous les deux, et après elle l'appelle Vieux Nounours. Il est pas vieux; moi je le trouve encore petit : il a toujours peur. Il faut que je le protège. Alors, je lui ai tout expliqué pour le rassurer : - ... Et, tu sais, j'ai rien dit, parce qu'il faisait semblant d'être papa, pour pas qu'on le reconnaisse et parce qu'il n'avait pas le temps, à cause de tout le travail qu'il a cette nuit pour aller chez tous les enfants. Partout! Tu te rends compte?... Mais moi je sais bien que ce n'était pas mon papa. C'ÉTAIT LE PÈRE NOËL!
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| Impression : Excellente
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Au Rwanda, des femmes et des hommes oeuvrent pour rétablir une forme de justice. Ils en sont persuadés, en tout cas. Ce récit est celui d’un de ces enfants victime d’une guerre absurde, mais ce n’est pas une atroce histoire de meurtre et de ravage ; tout au contraire, c’est un beau conte porteur d’espoir. Il a été écrit à la demande de Pierre C. qui donne tout son temps, son énergie et son amour inépuisable aux enfants de la guerre, à Kigali. Pierre C. a demandé à « ses enfants » de raconter leur Noël et nous avons choisi l’histoire de Modou, parmi une dizaine d’histoires tout aussi bouleversantes. Je suis Modou, je suis né près de Kigali, sur les montagnes. J’ai un grand frère, Abdou, il est beau et il est fort. Nos parents ont disparu, les gens disent que nous ne savons pas s’ils sont encore vivants, mais moi, je suis sûr qu’ils sont vivants, qu’ils vont revenir. L’an dernier, Abdou a perdu une jambe… Il gardait les vaches dans les collines et tout à coup, ça a explosé sous lui. Il m’a raconté qu’il était devenu sourd, ça le paniquait, il n’entendait plus rien… Il était allongé par terre dans un grand silence, il pensait même qu’il était mort. Puis il a senti sa jambe qui lui faisait mal, il a beaucoup pleuré quand il s’est aperçu qu’elle avait disparu. Il ne se souvient pas de la suite, il a dormi longtemps. Abdou est resté dans un centre et ils ont promis de lui installer une fausse jambe, ça s’appelle une prothèse, c’est drôle comme nom, une prothèse, on dirait le nom d’un animal ou d’un génie des collines. C’est madame Clémence qui a dit ça, elle lui a dit : « Mon petit Abdou, je vais t’amener avec moi en Belgique et nous t’installerons une belle prothèse." Madame Clémence, elle est très vieille et elle dit toujours « mon petit Abdou », « mon petit Modou », elle a plein de rides et elle ne sent pas bon, elle sent comme un mort, je n’aime pas quand elle me serre contre elle, mais elle est gentille, elle nous parle toujours doucement, elle ne gronde jamais. L’autre jour, quand elle a dit à Abdou : « mon petit Abdou, nous partons en Belgique le 15 décembre, et nous amenons Modou avec nous pour qu’il te tienne compagnie », et bien, quand elle a dit ça, elle avait les yeux tout mouillés, elle s’est retournée et elle s’est mouchée un grand coup, ça a fait comme une trompette. Abdou et moi, on a rigolé, mais rigolé ! On est arrivé à Bruxelles la nuit, j’étais près du hublot et Abdou m’écrasait l’épaule pour regarder au dehors… madame Clémence était tout énervée, elle parlait fort et disait « Mes petits enfants, regardez, c’est Bruxelles, voyez toutes ces lumières comme c’est bien beau, n’est-ce pas ? ." Moi, je voyais bien que c’était très grand, c’est tout, mais quand nous sommes partis dans la voiture de monsieur Simon, c’était bien, elle ne faisait pas de bruit sa voiture, et elle ne secouait pas non plus et dehors, c’était tout blanc, tout enneigé disait madame Clémence. Les blancs sont quand même bizarres ; monsieur Simon c’est le frère de madame Clémence, et bien quand ils se sont retrouvés, ça a été juste : - Bonsoir, tu as fait bon voyage ? - Oui, très bien, mais c’était long. Regarde, lui c’est le petit Abdou et lui c’est son frère, le petit Modou. Et il nous a posé plein de questions sans s’occuper de sa sœur, mais je ne comprenais rien à ce qu’il disait alors je souriais… Il n'avait pas l’air méchant monsieur Simon. Madame Clémen |
| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 04/12/2008 à 06:08:34
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