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A ma Grand-Mère (17/04/1915-9/11/2007) Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie de les voir, les autres, les plus vieux Ceux qui s’balancent sans fin, avec des mélopées A vous glacer les veines, à vous donner des suées Qui vous demandent grâce, rien qu’en ouvrant les yeux. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’l’entendre, la dame patronnesse Qui vient tous les Sam’dis livrer sa compassion Qu’elle dégueule aux oreilles de ces âmes en pension Et qui repart, légère, comme on sort d’à confesse Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’sentir ton petit corps tremblant Quand je te sers si fort contre mon cœur qui bat Quand ton parfum me ment alors que t'as si froid Et que, pour pas chialer, je fais aussi semblant. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’savoir que tu m'reconnais plus Alors je continue à te dire nos souv’nirs Et à te répéter que tu vas pas partir… Et la voir, jusqu'au bout, la Mort te grimper d’ssus…
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Quand ces mous de Panurge, la bave aux commissures, En meute vengeresse, ivres de vanité Réclamant leur obole et de leur droit si sûrs Nous abreuvent un peu plus de leurs cris affectés Quand s'enflent le courroux, les haines ordinaires Faut-il par atavisme, hurler avec les loups? Ou bien , raison gardant, posément s'y soustraire Le choix parait aisé à la vue de ces fous. Je reste quant à moi en marge de l'ennui A me faire l'avocat d'un diable prétendu Indépendant et sourd quand sonne l'hallali Et fuyant les vautours qui réclament leur du
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Quelques gouttes jalouses, la pluie s'est invitée, Posent un rideau perlé à ma fenêtre close Une mouche un peu molle fait semblant de voler Des miettes de chaleur chaque fois qu'elle se pose Dans la coupe de fruits, un brugnon, deux oranges Chuchotent leurs parfums comme de lourds aveux Des fraîcheurs oubliées mouillent d'un gris étrange Un ciel d'ecchymoses encore couvert de bleu Juillet n'en finit plus de se tromper de route A se faire payer ces nocturnes créances L'avance pour le show, le prix du coming-Août J'ai mis mon coeur à l'ombre et mon corps en vacances Attendant ton retour, mon tour coûte que coûte Le soleil n'a brillé que par ta longue absence.
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Albert Gluck ouvrit les yeux. Cela faisait trois fois déjà cette semaine qu’il rêvait de coma, il chassa cette pensée en s’étirant et constata qu’il jouissait d’une belle érection. Il fut aussitôt tenter d’en faire « profiter » Solange et accola son bassin à son corps tiède et endormi, plongeant son visage dans ses cheveux, cherchant du bout des lèvres le moelleux de son cou. Il commença à se frotter contre elle et constata qu’elle dégageait une odeur aigre et désagréable. Il renonça aussitôt à son projet de coït matinal : « je me rattraperai avec Béatrice, cet après-midi » songea-t-il . Il se leva et passa dans la salle de bain pour se préparer. Comme il se lavait les dents en pissant dans le lavabo, les testicules posées sur le rebord froid de la vasque, des bribes de son rêve lui revenaient, des scènes du film porno qu’il avait téléchargé au bureau la veille. Il était 9 heures. Albert Gluck arriva à son bureau situé dans le quartier de la Défense. Il consulta machinalement son agenda . En cette journée du 24 Décembre, son programme était des plus légers : pas de rendez-vous, un dossier de crédit à consulter une petite heure. Il irait faire ses courses de Noël aux « Quatre-temps » à midi. Il prendrait un foulard pour Solange, de la lingerie pour Béatrice qu’il voyait à 16 heures, un jeu vidéo pour Ludovic, un livre sur les vins pour son beau-père et une « en étain » pour Jacqueline, sa belle-mère. Il ne pouvait pas encadrer sa belle mère qui parlait fort et rabaissait tout le temps, Raymond, son mari. « Comme d’habitude, elle aurait du rouge à lèvres sur les dents » sourit-il en ouvrant le dossier de crédit. Vers midi, il reçu un coup de fil de Lavoisier, le DRH, qui le convoquait pour 15H30. « ! » dit il en raccrochant son téléphone, « je serai en retard pour mon rencard avec Béa ». Il appela Garbon : « Salut Jacques, Con niaque (surnom de Lavoisier) veut me voir, tu es au courant ? -Pas du tout…tu vas peut être avoir une prime de Noël, veinard ! » Albert raccrocha légèrement inquiet et chercha son portable pour prévenir Béatrice. Il l’avait oublié à la maison et n’avait pas son N° ailleurs. Il calcula mentalement que s’il sortait de son rendez-vous à 15H45, il serait juste à l’heure au Campanile de Nanterre. Cela le rassura quelque peu, il se détendit et cliqua sur le fichier porno qu’il avait téléchargé la veille . Il mettait en scène une jeune fille asiatique. En fermant son dossier : « Mes vidéos », il constata qu’il n’avait pas moins d’une soixantaine de mini films de tous les styles : lesbiennes, gang bang, Black and white…il suffisait de composer un n° de téléphone donnant accès à un code pour télécharger ces petites séquences X et Albert le faisait souvent jusqu’à deux fois par jour. Parfois il amenait son ordinateur portable au Campanile et ils regardaient une des vidéo avec Béatrice. Solange, elle,en était dégoûtée et le traitait de pervers : « Quelle conne » songea-t-il. Il repensa à cette odeur aigre qui l’avait coupé dans son élan libidineux et essaya de se souvenir de la dernière fois où ils avaient fait l’amour. C’était trois mois auparavant en rentrant de chez les Garbon, ils avaient un peu bu, elle avait même accepté de le sucer. 15H3O : Albert Gluck frappe à la porte du bureau de Gilbert Lavoisier le DRH de la Société Immobilière |
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J'ai fait des coupes franches dans cette petite chronique pour participer aux contes 2006..mais j'ai envoyé mon texte remodelé plus tard...et pire, j'ai effacé mon original et vidé ma poubelle ...tant pis je vous le livre dans sa version édulcorée Préface Bon c’est vrai, je le confesse, j’en ai pleinement conscience et comme disait Henry III quand il sortait de son page pour faire une partie de bilboquet….je suis hors sujet !! L’histoire navrante que je vais vous conter ici et de ce pas mais là j’en profite pour dégoiser un max car ce n’est que la préface, aussi, je peux aisément me répandre vu que le quota de mots, j’ai bien relu la règle, concerne le conte et seulement le conte….heu, j’ai perdu le fil du coup…vous êtes content ??Bon je me relis...oui, voilà, je voulais dire en fête (comme je suis drôle !) que ce je vais ne pas tarder à vous narrer n’est pas un conte de Noël à proprement dit : je vais vous raconter les circonstances du premier Noël de l’ère moderne, l’origine de toutes ces merveilleuses traditions que nous perpétuons depuis des siècles. Vous apprendrez également que les expressions liées à cette magnifique célébration, même si elles sont arrivées jusqu’à nous, avaient à l’époque une autre signification. Bon, on y va ???Prenez vos précautions, éteignez votre portable, faites péter une bouteille de champ’…c’est parti pour 1000 mots…des gros qui éclaboussent et des petits susurrés tendrement…Et comme disait l’ami Totor, bien mieux que moi mais c’était son métier, dans la sublime préface de son non moins extraordinaire Ruy Blas, va y avoir de l’action pour les cons, du romanticulculisme pour les fillettes et du sens sensationnellement insensé pour les autres (on a le droit de cumuler).Fermer le ban !! Nous sommes au temps de l’âge de la bouse, vers la fin de l’Yflotte. Les derniers rayons du Féchô étaient un lointain souvenir et tout le monde attendais avec impatience le Sabèse mais avant il fallait traverser les quatre longs mois d’un terrible Onspèle. A chaque saison ,sa fête : une orgie dantesque pour l’avènement du Sabèse, la fameuse « Prise de la Pastille » et plus sobrement, la « fête du Gras » pour rentrer dans l’Onspèle et surtout en ressortir vivant en se gavant de diverses graisses animales. Cette année de l’an de graisse -61122 tous les clans se réunirent à Cergy le hô, invités par les Naimbus péroxydis. Les préparatifs de la grande fête du Gras battaient son plein et toutes les tribus convergeaient vers le grand village. On entendait derrière les coteaux et de tous côtés les chants traditionnels : « Jungle Belle ! », « Vive le varan ! », « Mon beau lapin ! », «O l’ours nuit ! ». L’eve en feu et Le Brank se préparaient à un heureux événement qui se faisait vachement attendre : 6 mois de gestation (c’était 2-3 mois à l’époque), ça faisait long, surtout vers la fin. -On l’appellera Gustave si c’est un garçon et Ludivine si c’est une fille lui avait dit Le brank alors qu’ il réveillait L’eve en feu comme chaque matin en lui murmurant ses mots doux : »’Lut Divine » et en lui prouvant la dureté de son amour dans la région du bas du dos. -Si tu veux « mon Con », j’espère seulement qu’il arrivera avant la fête du Gras, pour que je puisse enfin sortir de ma |
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Blog mis à jour le 07/10/2008 à 08:30:21
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