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Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras Je me suis mise a pleurer Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids Alors ta venue m’a comblée Quatre kilos de bonheur Comme tu es beau mon cœur Je regarde mon visage dans la glace Quelques rides apparaissent Des rides de richesses Que mes sourires ont laissé des traces Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois Tu as même la couleur de sa peau Ce teint halé de mon petit maroco Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père Comment un jour il m’a serrée contre son cœur Car je suis certaine que lui n’osera pas Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien Comment résister à tant d’amour Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots. je t'aime
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Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois ! Tu as baissé les yeux Timide et farouche comme un animal traqué Refusant de se laisser approcher Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer Sans même savoir où cela nous mènerait Dans une bataille nous allions nous engager Pas pour nous mais pour leur prouver Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver ! Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile Ensemble ces obstacles que nous avons traversés Ensemble ces larmes que nous avons versées Etape par étape ce pari nous devions le gagner Tu m’as apporté tant de choses Que jamais je ne pourrais oublier ! Tant de fois je t’ai protégé De cette famille qui t’a souvent rejeté Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer ! Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude Je repense à toutes ces années passées Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su Alors comme on dit chez nous « toi même tu sais »
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J’ai des glou-glou dans le ventre Mon cœur bat à cent à l’heure J’ai pris quelques kilos de douceur Mais c’est pour mon plus grand bonheur Je parle à cet ange Je le caresse de temps en temps J’aime voir ce corps déformé Par cette présence qui est en moi Je m’allonge impatiente d’un simple signe Neuf mois d’attente Pour que ce bout de chou vienne cogner Je vais sans doute souffrir Quelques heures pour le voir venir Voilà je le sens le moment est arrivé Je pleure de joie Ce petit corps a ouvert la porte de la liberté Je vais le prendre dans mes bras Et le couvrir de baisers En cadeau à vous les pères Que seule une maman sait donner
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Que de souffrances dans tes mots petite princesse Alors viens que je sèche tes larmes qui coulent par tant de détresse Viens près de moi que j’écoute ta peine Viens et oses crier pour te libérer Même si parfois la vérité fait si mal Viens encore que je libère ton cœur Viens encore me faire rire Je t’en supplie ne prononce plus le mot mourir Je sais que tu vas te battre Contre ce mal qui est en toi Je sais que tu es bien plus forte que lui Alors effaces le de ta mémoire Viens conjuguer le mot espoir Viens mon ange que j’accompagne tes mots Dans un océan d’amour et d’amitié
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J’ai voulu oublier un passé Mais ce passé m’a dépassé Pourchassé entassé cadenassé Pour me libérer de ce faux tracé Que j’ai sanctionné Engagée pour les damnés Que vous avez condamnés Bataillés, emprisonnés Bracelets aux poignets Sourires grimacés Souffrance, décadence Dépendance de cette errance Ignorance et intolérance Privés de liberté Par cet état complice du vice Combat contre cette milice D’un peuple sans malice Jeunesse sous estimée Gravée dans ma mémoire A jamais de notre peuple engagé Haine contre nos détracteurs Un jour nous verrons le jour Un jour ils regretteront Car nous sommes l’avenir Mélange des races A nous de laisser nos traces Pas de carnages, juste un brin de métissage
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