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Sais-tu, toi, pourquoi le ciel s'accorde au noir de mes humeurs pourquoi les eaux se troublent quand mon âme se déchire Sais-tu pourquoi, quand un raz de marée envahit mon esprit mon corps, dévasté, se débat à m'en faire si mal Sais-tu, toi, pourquoi le sombre, morbide, m'est parfois salvateur que les morsures violentes me deviennent apaisantes Sais-tu pourquoi mes rêves se sont tus depuis bien trop longtemps que les plus beaux souvenirs ne sont que du présent Sais-tu, toi pourquoi la nuit, calme et propice à la douceur contraste avec les jours où s'éveillent les rancoeurs Sais-tu pourquoi l'infini des étoiles m'attire jusqu'au vertige que la boue et le sale comblent quelques désirs Sais-tu, toi pourquoi je te regarde à en perdre la vue pourquoi je veux ,sans mot, te dire que je t'aime Sais-tu pourquoi mon corps, tout en frissons, ne se lasse pas du tien que ta voix me pénètre au plus profond du coeur Sais-tu, toi que les jours à venir je les veux avec toi que ces jours colorés atténuent les colères Je sais, moi, pourquoi parce que c'est toi et que je veux ce devenir de nous
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Du soleil tu te cognes aux rayons absents pourtant ils te heurtent Des cris destinés à la lune épuisée la voix devient murmure léger souffle haletant Plus rien ne dure Pus rien ne sort Effleurer du bout des mots Toucher du bout du coeur ... le bonheur Du jour tu te brûles les yeux semi pénombre atténuant le feu Protection de clarté tu cherches l'obscurité Pourtant quand le coeur se lâche Tu aimes tant la limpidité... Amorcer ou rallumer l'espoir sortir enfin du noir Aimer les contre-jours pour vaincre les avec-nuits Et toucher avec Lui vraiment profondément un duo de vos coeurs
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Il y avait les heures lancinantes du temps qui te colle à la peau trop grand démesuré que tu ne pouvais même plus occuper parce que dans les décomptes interminables froids, sombres, ternes, trop évidés tu ne savais que vomir ta solitude pleurer tes amertumes telle une enclume alourdie par les poids du passé des retour sur soi à n'en rien faire à jamais rien espérer à souvent renoncer en vivant qu'à moitié Il y a les heures si agréables de ce temps qui fait vivre ta peau trop court limité que tu ne voudrais plus arrêter parce que dans les décomptes à rattraper chauds, clairs, si colorés tu veux donner de l'amplitude savourer la douceur de ce temps embelli que tu veux infini sans mesure des retours sur vous à faire et à refaire à souvent espérer à toujours savourer et jouir de cette entité
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En prélude, s'accorder au diapason des effleurements Puis syncoper les rythmes en bouleversants pétrissements Renforcement des troubles surabondance de vibratos Passant du sonore au tactile sur arabesque sensuelle S'enfiévrer d'agitations en glissando des palpitations Une pause un soupir puis un renversement soudain, plus enflammé, bien plus envahissant pour d' enivrantes cadences aux souffles frénétiques Jusqu'au sourire comblé proche de la plénitude sur notes de mots à peine voilés Juste ce qu'il faut pour mesurer combien le tempo des coeurs reflétait la beauté de l'union mélodieuse de deux corps en harmonie...
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Viens tatouer ma peau De tes baisers poivrés Fais de moi le berceau De toutes tes pensées Viens me donner les mots Que j'aspire à connaître Qui sèchent les sanglots De ceux qui font renaître Je veux que par ta vie La mienne soit ravie Je veux que nos envies Ne soient pas assouvies Que les désirs intenses Fassent place à l'indécence Que nos belles connivences Puissent combler les absences Que le manque de toi Ne soit qu'un bel émoi Que les jours à venir Ne puissent nous désunir Viens imprégner mon âme Viens t'imprégner, mon âme...
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