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Professeur Paganel - qui a la pêche ! - 980920 
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Contes

QUAND LE PERE NOËL DEPRIME



Chaque année le Père Noël accomplissait sa tournée avec plus de lassitude.

Ce n'était pas que l'âge prît sur lui de quelque façon que ce soit. Le froid polaire conserve, son métier le mettait par nature hors d'âge, et il ne travaillait d'ailleurs vraiment qu'une journée par an, avec 364 ou 365 jours de RTT. Peu nombreux sont ceux d'entre nous qui font moins, en tout cas dans le privé.

Non. Le vrai problème, c'était le changement imperceptible de sa mission, en charge de travail d'abord et en nature ensuite.

Il en venait à regretter l'époque bénie des années 1885-1960 où l'industrie fabriquait jusqu'à 6 tonnes de jouets en fer et en plomb par jour et où il se chargeait allègrement de livrer ces 2200 tonnes en colis séparément emballés à des enfants qui l'étaient tout autant en les découvrant au pied du sapin.

Au cours des années 14-18 et 39-45, qui avaient été un peu plus calmes pour son activité, le fer était réservé à la fabrication de jouets pour les plus grands, le plomb livré aux destinataires par des moyens plus rapides, et ces destinataires emballés eux-mêmes dans le sapin. Ces temps n'étaient plus en Europe. Les peuples – ou plutôt les firmes, puisqu'il n'y avait plus de peuples – se massacraient désormais par tiers monde interposé. A défaut d'être moins meurtrier cela ne perturbait, c'était toujours ça de pris, pas sa distribution annuelle en Europe hors Kosovo.

Les années 70 et 80 avaient vu la profusion des jouets en plastique, non recyclables à la différence de ceux en métal. Le Père Noël ne travaillait désormais plus à faire circuler ce fer qui était comme le sang de ce XIXème siècle indéfiniment prolongé, mais à remplir indirectement de produits immondes les décharges, et directement en devises les caisses des émirs du pétrole pour qui Noël ne signifiait d'ailleurs rien, bien que tous fussent coutumiers des sapins de Gstaad en haute saison.

Revenons à ses difficultés. La première tenait au nombre croissant des divorces : deux fois plus de couples séparés, c'étaient non seulement deux fois plus de cadeaux pour les enfants, mais aussi des paquets bien plus volumineux, chaque parent – culpabilisant à mort et non sans raison – ayant à coeur d'alléger sa conscience en alourdissant autant qu'il le pouvait le coffre à jouets de son enfant. Oh, ce n'était pas encore cela qui allait abattre notre Père Noël. Seulement voilà : il fallait voir quels jouets !

Les divorces, ce n'est pas fait pour bien se passer. Les avocats y veillent. Un divorce qui se passe bien signifie pour eux des vacances à Palavas-les-flots plutôt qu'aux Seychelles. Pas question ! Ils prennent donc de charger et de recharger les griefs afin que la procédure dure, dure, dure. Dur, dur...

En fin d'opération, deux tourtereaux ne cherchant au départ qu'à prendre un peu d'air pour trouver leurs marques se découvraient chacun à l'égard de l'autre des envies de meurtre aussi puissantes que refoulées dans le non-dit.

Ils sublimaient inconsciemment ces pulsions homicides dans leurs choix de jouets, et les chérubins d'enfants se retrouvaient, outre les soldats de plomb, arc et flèches à ventouse classiques, avec dans leurs souliers nombre de jeux d'extermination plus défoulants les uns que les autres, Cela avait commencé par les Space Invaders, où on tirait sur<

dimanche 6 janvier 2008
10:30

Oeuvre originale
Auteur : Paganel (alias Kimy alias FDA)

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Journaux

Cher journal


Quel déluge, ces fonctionnalités que je ne découvre qu'aujourd'hui. Pour le moment, ce n'est que du texte,et j'espère qu'on peut effaacer ces insanités aussi vite qu'on les écrit.

mardi 11 décembre 2007
08:56

Oeuvre originale
Auteur : Le pape ! Tsssss !

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Poèmes

Si ton coeur est trop lourd...


Si ton cœur est trop lourd à l’approche du soir,
Si ton esprit coulé en de sombres abîmes
T’a jeté dans le désespoir,

Si le monde effrayant, sa folie et ses crimes
T’ont fait douter de ta raison,

Ne demeure pas seul en face de ta peine
Et viens chercher refuge en ma douce maison
Nous ne parlerons pas, mais la paix souveraine
Engourdira ton mal en ce calme décor

Et quand tu repartiras, seul, à travers la ville
Tu seras tout surpris de la trouver tranquille
Comme un enfant qui dort.


(Publié avec autorisation personnelle de l'auteur)

mercredi 27 juin 2007
10:38

Auteur : Marie-Thérèse Sainrat

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Histoires drôles

Commander une pizza en 2015


Standardiste: "Speed pizza, bonjour."

Client : "Bonjour, je souhaite passer une commande."

Standardiste: "Puis-je avoir votre NIDN, monsieur ?"

Client : "Mon numéro d'identification national, oui, un instant, voila, c'est le 6102049998-45-54610."

Standardiste: "Merci M. Jacques Lavoie. Donc, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01. Mais vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h 30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant Z25/JkPp+88**

Client : "Bon, je le fais, mais D'où sortez-vous toutes ces informations ?"

Standardiste: "Nous sommes branchés sur le système Monsieur."

Client : (Soupire) "Ah bon ! Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines..."

Standardiste: "Je ne pense pas que ce soit une bonne idée Monsieur."

Client : "Comment ça ?"

Standardiste: " Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime..."

Client : "Aïe ! Qu'est-ce que vous me proposez, alors ?"

Standardiste: "Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja. Je suis sûre que vous l'adorerez."

Client : "Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza?"

Standardiste: "Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur. Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le net, en utilisant le moteur http://www.moogle.fr avec comme mots clés "soja" et "alimentation". D'où ma suggestion."

Client : "Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial."

Standardiste: "Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex LP et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprozac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient selon la législation 150mg de Phénylseptine par 100g de pate, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes 37 secondes. La législation nous interdit donc de vous livrer sauf autorisation émise par notre service conseil-juridique. Par contre, nous avons l'agrément pour vous livrer immédiatement le modèle mini."

Client : "Bon va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de
crédit."

Standardiste: "Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez
obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la
limite et vous avez laissé votre carte American express sur votre lieu de
travail. C'est ce qu'indique le credicard-satellis-tracer"

Client : "J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n'arrive."

St

samedi 4 novembre 2006
21:54

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Poèmes

De vita beata


Avoir peu de parents, moins de train que de rente,
Et chercher en tout temps l'honnête volupté,
Contenter ses désirs, maintenir sa santé,
Et l'âme de procès et de vices exempte ;

À rien d'ambitieux ne mettre son attente,
Voir ceux de sa maison en quelque autorité,
Mais sans besoin d'appui garder sa liberté,
De peur de s'engager à rien qui mécontente ;

Les jardins, les tableaux, la musique, les vers,
Une table fort libre et de peu de couverts,
Avoir bien plus d'amour pour soi que pour sa dame,

Être estimé du Prince, et le voir rarement,
Beaucoup d'honneur sans peine et peu d'enfants sans femme,
Font attendre à Paris la mort fort doucement.

dimanche 12 mars 2006
11:37

Auteur : Nicolas Vauquelin des Yveteaux (1567-1649)

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Blog mis à jour le 16/10/2008 à 05:50:39



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