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A l'ombre de son corps Je me suis allongé Admirant le décor D'une ligne galbée Eclairée par l'aurore D'une matinée d'été Scintillante des accords De notes de rosée A l'ombre de son âme, Je me suis reposé Et j'ai scruté les cieux Habités de nuages J'y ai vu son visage Se dessiner, radieux Anéantir l'orage Braver la loi des dieux A l'ombre de ses sens Je me suis enivré J'ai senti la cadence De mon coeur s'élever Vers des cimes du plaisir Encore inexplorées Vers des rives du désir Longtemps abandonnées A l'ombre de sa voix J'ai gardé le silence Pour que vienne la danse Pour que tourne mon émoi Et j'ai pleuré l'absence Et j'ai pleuré de joie Lors de la délivrance De retrouver ses bras A l'ombre de son coeur En cherchant la douceur J'ai trouvé la chaleur D'un soleil de Juillet De nouvelles couleurs Reflets de mes pensées Et la saveur sucrée Des serments échangés A l'ombre de mes errances Des erreurs, des détours J'ai trouvé son amour Mon unique espérance Pareil à mille soleils Illuminant mon ciel Comme des milliards de fleurs Un parfum de bonheur
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Lent cortège sombre, drapé d'un soleil hardi Procession accablée, qui espérait la pluie. Absence d'une existence, silence de décence Que brise un merle moqueur, niant toute exigence. Une promenade funeste, on suit ce qui n'est plus On suit et on essuie, en roulis continu Des larmes de douleur, des souvenirs trop forts Et retenir un cri est un trop grand effort. Alors on baisse la tête, pour étouffer la voix On fixe du regard une invisible croix Et puis on s'y accroche, comme à une bouée Comme la feuille à l'automne, endeuillée de l'été. Mais là, tel un refrain, partition pathétique Des croches bien trop noires, des noires par trop tragiques Arrachent à la mémoire une âpre mélodie Tel un drapeau en berne, celui de toute une vie. On pleure le meilleur et on oublie le pire On s'accroche, on décroche, on inspire, on expire Le reflux du malheur, le ressac du chagrin Faisant naître une toux, qui recrache le venin. Et l'on respire, enfin, quand le voyage finit Quand on quitte le cimetière, la terre de l'oubli Et l'on rêve d'enfer et non de paradis Pour boire l'eau du Léthé , y puiser l'amnésie
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Tu illumines mes jours et mes nuits de ta lumière, ma vie… Tu donnes un sens à tout ce que je fais et entreprends... Tu me donnes l'envie et la force de me battre, Tu es loin de moi, là-bas, mais jamais loin de mon cœur, juste-là à l'intérieur... Je voulais juste te dire que je... et qu'il y a un grand vide quand je reste trop longtemps sans nouvelle de toi, trop longtemps loin de toi... Pleins de...
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Du matin jusqu'au soir, Ils titubent et ils errent, Ils passent sans vous voir Perdus dans leur désert. Prisonniers d'un mouroir, Privés de leurs affaires, Sans vraiment pouvoir croire La vérité amère. Le regard abattu Sous le joug de l'étreinte, Ils ont gardé leur vertu Et fait fi de leurs craintes. Fiers, leur coeur a battu Sans souffrir de contraintes, L'entrain n'y était plus, L'ardeur était éteinte, Aussi frêles qu'un fétu, Leur faim n'était pas feinte, Mais ils ont combattu Sans sortir de l'enceinte, Résistants très têtus à la mine défunte, De la mort revêtu Du sceau de son empreinte. Gravés dans leur mémoire, Ne pouvant s'en défaire, Marques d'époque noire, Tatouages dans leur chair, Trois mots pour un espoir Au milieu d'une guerre, C'est celui de revoir Autre chose que l'enfer.
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Tu m'as donné l'existence mais je ne sais pas si je la mérite... Tu m'as apris ton savoir mais je ne sais pas si l'ais vraiment apris... Tu m'as toujours parlé avec ponderance mais je ne sais pas si jamais je t'ais vraiment ecouté... Tu m'as toujours montré le bon chemin mais j'étais trop convaicu que je n'avais pas besoin de tes conseils... Tu as toujours été là pour moi mais je ne me suis jamais vraiment apperçu de ça... Et maintenant je m'aperçoi que j'ai besoin de toi, de tes conseils, de ta sagesse... Maintenant que tu ne fais plus parti de ce monde peuplé d'êtres vivants et egoïstes, affolés dans leur quête de pouvoir demesuré... je me sent seul et je m'aperçois comment j'étais aveugle et ignorant de ne jamais avoir eu le courage de penser que tu n'étais pas éternel et de te laisser "partir" sans avoir pris le temps de te dire : "JE T'AIME PAPA" |
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Blog mis à jour le 16/10/2008 à 04:11:56
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