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Une semaine déjà depuis jeudi dernier depuis l'épreuve du permis elle était rentrée toute chagrinée avec sa tête des mauvais jours en m'annonçant sans détours "c'est sûr je vais être recalée" ! "au rond-point devant une voiture j'ai pilé et jai répondu de travers à la question : que se passe-t-il quand il manque du liquide de refroidissement ?" c'est vrai ça : quand ça manque que se produit-il comme désagrément ? moi je n'avais pas la solution mais...ce n'est pas moi qui était questionnée.. donc, dur dur, il faut attendre samedi l'arrivée du précieux pli qui amènera une mauvaise nouvelle de toute façon, d'après elle mais enfin, moi j'espère il palpite en moi mon coeur de mère elle va l'avoir, son permis, ma Nounette, que je me dis et que je me répète samedi : le courrier... voici le fameux pli dans les mains impatientes de ma Fanny et... WHOUAAAAAH ! YES ! YES ! YAHOU ! YOUPIIIE ! et d'autres bruits passons la-dessus elle l'a eu son permis ! elle se fait toujours trop de souci ma fille aujourd'hui samedi ses yeux brillent j'avais raison d'espèrer - ben me voilà toute émue...
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le jour est passé la nuit est tombée la pluie a cessé demain le soleil va briller demain je suis en congé ma fille passe son permis grand jour pour elle demain soir elle aura des ailes pour partir loin d'ici au volant d'une vie nouvelle hier elle m'appelait mamourette et moi ma jolie Nounette demain ce sera : Mam, prete moi ta clio steup ! allez ! je rentrerai tôt et moi je la regarderai partir et je commencerai à languir derrière la croisée en attendant de la voir rentrer
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Roche Jaille Récit de D 10h : coup d'oeil sur la carte, au chaud à l'intérieur de la voiture, pour voir le cheminement de notre randonnée d'aujourd'hui : Roche Jaille. Des militaires arrivés avant nous commencent à chausser - un randonneur solitaire revient déjà : - "c'est comment ?" - "Crouté !" Ces propos ne sont pas enthousiasmants, pas du tout ! Ca inspire plutôt la galère pour la descente ! Tant pis, j'ai bon espoir de trouver encore de la poudre, vu l'orientation de la ballade et le froid qu'il fait. Nous attaquons par un petit chemin, dans les bois, parfois un peu raide. Vu que nous avons le rhume tous les 2, nos quintes de toux doivent réveiller les oiseaux encore endormis ! J’espère que le bon air pur de la montagne coupera court au nez qui coule et à la gorge qui racle... Ah ! Une intersection : quel est le bon chemin ? Une pancarte vieillotte en bois indique : "Chalets de la Buffaz" - "On y passe " clame Lanserlia. J'aimerais bien ressortir la carte pour le confirmer mais mon esprit me dit de lui faire confiance. Ah, c'est dur de se séparer d'une éducation machiste ! Que voulez-vous, c'est dans les gènes... Alors, allons-y ! 30 minutes plus tard, nous sortons de la forêt et, sur un plateau à découvert, nous arrivons comme prévu aux chalets. La femme a toujours raison ! Une fois de plus, dirait-elle !! En tout cas, nous sommes sur le bon chemin, les militaires sont un peu plus haut, en train de nous faire une belle trace. Le panorama est assez beau et, comme tout alpiniste regardant l’horizon, nous essayons de mettre un nom aux montagnes qui nous entourent. Ce sont des sommets que l’on a fait, ou que l’on rêve de faire, que l’on fera peut-être un jour ou que l’on ne fera jamais… Certains réveillent des souvenirs. Il n’y a pas de bruit, le ciel est d’un bleu éclatant, aucun nuage à l’horizon. Là-bas, vers un col, des randonneurs montent… Après un peu de thé chaud et quelques raisins secs, nous repartons. Nous reprenons le pas lent, régulier, répétitif, machinal, du randonneur en peaux de phoque, l’alternance des jambes et des bras. Parfois une conversion vient couper le geste, pour repartir dans l’autre sens. Plus on s’élève, plus le panorama s’agrandit. Sur la droite, une énorme avalanche… Récit de D et Lanserlia Sa présence nous surprend. Aucun signe ne laissait présager un danger en ce lieu et nous rappelle qu’il n’y a pas de certitude en montagne. N’oublions pas de rester humbles devant la Nature… Nous montons, nous montons, dans les pas des militaires, serpentant entre les croupes de la montagne. Après 3 heures d’efforts, nous débouchons sur un large replat. Ici, surprise ! la neige, poudreuse jusqu’ici, devient croûtée, sculptée en vaguelettes par le vent des cimes. La fatigue de nos rhumes respectifs nous rattrape : le sommet n’est pas encore visible, d’ici, et une belle pente se dresse devant nous… Nous n’aurons pas le courage de continuer. Nous posons les sacs et « attaquons » le saucisson au soleil, assis sur une pierre plate, face au Grand Perron des Encombres et à la Pointe de la Masse. Il est bon, le saucisson, ici !!! Vient l’heure de la descente. Après avoir enlevé les peaux et serrer les chaussures, à nous la pof et la godille… et les cailloux qui affleurent parfois ou sont cachés sous la neige ! La consistance de la neige n’est pas uniforme. Un des plaisirs du ski de randonnée consiste à rechercher, selon les aspects de la couche de neige, les endroits les plus agréables pour descendre. Ici, pas de dameuse pour lisser et rend |
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Pourquoi faut-il qu'aimer soit difficile ? Est-ce normal que cela fasse si mal ? L'âme humaine est bien tortueuse sournoise, hypocrite et sinueuse ! Pourquoi cette femme-là aimera cet homme-là et pas un autre, dites-moi ? Ni l'un, ni l'autre ne sont "libres" l'équilibre est fragile, la situation instable mais au diable le raisonnable !! l'amour est là, il grandit, il vibre ils dansent, ils dansent sur le volcan ils défient la chance les inconscients.... Et puis, la fêlure première blessure... l'un est "libéré" malgré lui Déséquilibre... voici que l'un est libre et l'autre toujours "lié" à sa destinée Soucis... Comment faire pour s'accomoder de cette nouvelle liberté bien mal tombée quand l'autre continue sa vie de son côté ? Soucis... Finie la danse sur le volcan voici la souffrance et les tourments L'avenir est incertain l'amour est là pourtant toujours fort, immense On essaie de faire semblant ne pas penser à demain... Et même si, quand-même, on y pense Continuer à vivre tout simplement Ici et maintenant
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Mercredi.... Il avait neigé la veille. Le temps était gris, brumeux : les montagnes disparaissaient dans la grisaille hivernale. Parfois pourtant il y avait quelques petites éclaircies. Il n'en fallait pas plus pour partir : direction le col du Glandon. La route n'est plus déneigée, au-delà du village de St Colomban des Villards. Nous avons chaussé là les skis de randonnée et nous sommes partis sur la route, en direction du col. Nous étions les premiers ; personne, pas un bruit, même pas un chant d'oiseau : il floconnait légèrement, les oiseaux étaient à l'abri dans les arbres. De temps à autre, un semblant de soleil nous parvenait, entre 2 nuées blanches. Il fallait faire la trace dans cette épaisseur scintillante : 30 cm de neige légère, crissante sous les skis. Devant nous, la vallée des Villards, déserte, silencieuse, entourée de ses montagnes familières. Au début, nous avançons entre les arbres et arbustes qui bordent la route : couverts de neige, ils courbaient leurs branches vers nous et nous faisaient une haie en dentelle blanche ; étions nous au pays des Trolls ? le féérie du moment, l'imagination qui se met à galoper et voila que l'on se surprend à guetter les petits lutins derrière les branches des noisetiers et des sapins.... Nous marchons ainsi pendant quelques heures, savourant le silence, le craquement de la neige sous les skis, le glissement des peaux de phoques sur ce blanc manteau. Les flocons de neige virevoltaient autour de nous, comme pour nous accompagner dans notre progression. Nous nous arrêtons souvent pour savourer le paysage : les nuages qui filochent entre les rochers, le blanc manteau étalé devant nous, un rayon de soleil pâle... Après les arbres, les alpages s'étendent, immaculés devant nous ; la neige est plus profonde, la progression plus fatigante. Après quelques heures, il faut penser à la descente - demi-tour : maintenant, nous avons le col de la Madeleine devant nous ; nous ne verrons pas le Mont Blanc qui le domine car le ciel est bien bas. La neige est trop épaisse et la pente pas assez accentuée pour descendre à travers champs : nous reprenons nos traces de montée et nous laissons glisser doucement - les flocons, plus serrés nous picotent les yeux, un délice ! Nous verrons quelques chamois, sous un rocher dominant la vallée et quelques oiseaux dans un bosquet enneigé - toute la journée nous avons été seuls au monde : toute cette grandeur blanche rien que pour nous, tout ce calme et ce silence pour nos esprits agités, la majesté des montagnes caressées par les nuages pour nos yeux fatigués. La montagne nous a encore donné de beaux moments de vie Mercredi soir, nous étions heureux.
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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 23:53:54
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