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Trycia. - 1710057 
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Textes \ Poèmes

Ma maison de pierre





...Tendre(s)... Souvenirs


Un tout petit village
Un clocher, une place
Un bar-tabac, une épicerie
Un calvaire, et des champs
Le chant des grillons
Et d'affreux sons de cloche
Qui me réveillaient le matin
Dans un lit froid, glacé.

J'étais vite réchauffée
Par un sourire tout doux
Un plateau déjeuner
Rituel du week-end
Dans cette immense chambre
Nous dormions tous ensemble
Près d'une cheminée
Qui fumait un p'tit peu.

Quand au petit matin
Nous devions nous lever
Moi c'est par la fenêtre
Que j' rêvais d' m'envoler
J'entends encore vos pas
Dans cet escalier sombre
J'entends encore maman
Me parler de son lit.

Je me revois, petite,
Dans les bras de ma soeur
Nichée contre son corps
J'voulais pas la lâcher
Des chatouilles, des câlins
C'est si simple le bonheur
Au réveil, le matin
Entourée de trois coeurs.

Un papa aux p'tits soins
Une grande soeur, mon idole
Une maman épanouie
Et des bisous jolis
Elle respirait l'amour
Cette grande demeure
L'âme de nos grands-parents
Flottait dans l'air encore.

Des murs de pierre, humides
Y'avait pas de chauffage
Mais Dieu qu'on était bien
C'était chaud en dedans
Et puis dans la cuisine
Là près du vieux fourneau
Portes fermées surtout
Pour garder bien au chaud .

Nos p'tits corps refroidis
Chaque nuit de samedi
Que nous passions là-bas
Notre p'tit coin d'paradis.
T'avais fait une chanson
Quand j'y pense, je souris
Je revois vos visages
Et me dis aujourd'hui .

C'était ça le bonheur
Nous étions tous heureux
Maman, papa, ma soeur
Et moi, petite fille
Coincée contre leurs coeurs
Je n'avais peur de rien
J'étais prête à grandir
A lâcher toutes ces mains.

J'avais 6 ans je crois
Et j'ai fait une grosse chute
Du haut de l'escalier
J'ai glissé jusqu'en bas
Et j'ai cogné ma tête
Mon p'tit front a craqué
Y'avait beaucoup de sang
Mais j'ai même pas pleuré.

Du bout des doigts, souvent
Je sens la cicatrice
Et ma mémoire glisse
Vers ce village, enfant
Je suis tombée là-bas
Oui tombée en amour
J'ai le coeur qui se serre
Il y a beaucoup de sans .

Aujourd'hui, et je pleure

Du bout des doigts encore
Je caresse tendrement
Mon front, il est brûlant
De fièvre, sûrement
Je me souviens de tout
Comme si c'était hier
Le fossé s'est creusé
La maison est vendue
Maman s'en est allée
Mais rien, rien n'est perdu .

Parce que je garde en moi
L'émotion, les couleurs
Les sensations aussi et puis toutes les odeurs
De ce jardin d'enfance
Dans cette grande demeure.

On peut nous arracher
Une racine, deux racines
Mais on reste planté .


Parce que l'on pleure
Hanté par les souvenirs.
Parce que l'on pleure
On irrigue pour grandir .

Et ces larmes sont belles
Elles viennent arroser
Le champ de tous les possibles …
La mémoire est une fleur
Plus une fleur, plus une fleur, plus une fleur ...

Le bouquet du bonheur.






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mardi 13 mai 2008
10:59

Auteur : Trycia.

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18 Commentaires

Textes \ Poèmes

J'ai rêvé de toi






Ton image est restée gravée dans ma mémoire
J'ai voulu t'échapper, te sortir de ma vie
Mais partout où je vais je ne pense qu'à toi
Et pourtant tu ignores combien je suis épris…

Ta démarche si légère hypnotise mon regard.
Tes longs cheveux qui flottent soulevés par le vent
Et dansent sur tes épaules accentuant le charme
D'une auréole dorée venue d'un autre temps…

J'aime ton sourire qui éclaire ton visage
Et le son de ta voix qui fait vibrer mon cœur,
Comme le chant d'une sirène. Il faut que je reste sage
De peur que je succombe devant tant de splendeurs

Ton regard si profond a pénétré mon âme
Tes yeux pleins de lumière ont changé toute ma vie
J'aime ton beau décolleté qui rempli mes fantasmes
Tes dents blanches éclatantes qui illuminent mes nuits

Un jour tu es venue dans mon jardin secret
Sous une pluie de roses, par des chemins fleuris,
Tu m'as donné ta main et un baiser discret…
Mais je m'suis réveillé et tu étais partie…

Peut-être bien qu'un jour tu liras ce poème,
Il n'est jamais trop tard pour dire ses sentiments
Je voulais tout simplement te dire : je t'aime
Même si hélas, je n'ai rien d'un beau Prince Charmant.









lundi 12 mai 2008
14:06

Auteur : Jean Claude Brinette.

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Textes \ Chansons

Paul-Emile a des fleurs






Laissez la donc tranquille
Laissez la donc dormir
Retirez vos aiguilles
Laissez la donc partir

C'est l'ciel et vos machines
Qui tirent chacun d'leur bord
Qui sont là qui s'obstinent
C'est à qui sera l'plus fort
Laissez la donc j'vous jure
C'est elle la meilleure
Elle soigne mes blessures
Mieux qu'un troupeau de vos docteurs

Arrêtez donc d'vous battre
Laissez la donc mourir
Retirer vos salles pattes
Arrêtez de la retenir

Lâchez donc les veines
C'est pas votre mère à vous
C'est pt'être même plus la mienne
J'la reconnais plus du tout

Elle sait déjà par cœur
Toutes sortes de p'tits poèmes
Qui finissent par "Amen"
Faut bien qu'elle voit l'Seigneur

Depuis l'temps qu'elle s'prépare
Pour être belle pour lui
Gâchez pas son départ
Si faut que ce soit pour aujourd'hui

Laissez la donc tranquille
Laissez la donc rêvez
Elle rêve à Paul-Emile
J'en suis persuadée

Et bon Dieu quelle tristesse
Voyez comme elle s'ennuie
Des blagues et des caresses
D'son Paul-Emile chéri

Attendez donc un peu
Rangez pas vos aiguilles
Elle manquera pas à Dieu
Autant qu'elle manque à sa famille

N'la laissez pas tranquille
N'la laissez pas s'éteindre
Comme j'connais Paul-Emile
Y'va allez la r'joindre

Mais ranimez-la donc
Mais faîtes donc quelque chose
Gonflez-lui les poumons
Augmentez-lui ses doses

Relevez-lui les paupières
Elle a la trouille du noir
Réveillez ma pauv'mère
Elle va faire des cauchemars

Cognez-lui sur le cœur
Mais faîtes la réagir
Paul-Emile a des fleurs
Il veut les lui offrir









lundi 12 mai 2008
14:01

Auteur : Lynda Lemay 1994

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Textes \ Poèmes

J'ai presque peur, en vérité






J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
A la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,

Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon coeur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;

Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
A penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,

Et qu'il vous suffirait d'un geste.
D'une parole ou d'un clin d'oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !








lundi 12 mai 2008
13:55

Auteur : Paul Verlaine 1844 -1896

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Textes \ Poèmes

Mélodie






Quand le plaisir brille en tes yeux
Pleins de douceur et d'espérance,
Quand le charme de l'existence
Embellit tes traits gracieux, -

Bien souvent alors je soupire
En songeant que l'amer chagrin,
Aujourd'hui loin de toi, peut t'atteindre demain,
Et de ta bouche aimable effacer le sourire ;
Car le Temps, tu le sais, entraîne sur ses pas
Les illusions dissipées,
Et les yeux refroidis, et les amis ingrats,
Et les espérances trompées !

Mais crois-moi, mon amour ! tous ces charmes naissants
Que je contemple avec ivresse,
S'ils s'évanouissaient sous mes bras caressants,
Tu conserverais ma tendresse !
Si tes attraits étaient flétris,
Si tu perdais ton doux sourire,
La grâce de tes traits chéris
Et tout ce qu'en toi l'on admire,
Va, mon coeur n'est pas incertain :
De sa sincérité tu pourrais tout attendre.
Et mon amour, vainqueur du Temps et du Destin,
S'enlacerait à toi, plus ardent et plus tendre !

Oui, si tous tes attraits te quittaient aujourd'hui,
J'en gémirais pour toi ; mais en ce coeur fidèle
Je trouverais peut-être une douceur nouvelle,
Et, lorsque loin de toi les amants auraient fui,
Chassant la jalousie en tourments si féconde,
Une plus vive ardeur me viendrait animer.
"Elle est donc à moi seul, dirais-je, puisqu'au monde
Il ne reste que moi qui puisse encor l'aimer !"

Mais qu'osé-je prévoir ? tandis que la jeunesse
T'entoure d'un éclat, hélas ! bien passager,
Tu ne peux te fier à toute la tendresse
D'un coeur en qui le temps ne pourra rien changer.
Tu le connaîtras mieux : s'accroissant d'âge en âge,
L'amour constant ressemble à la fleur du soleil,
Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage
Dont elle a, le matin, salué son réveil !







lundi 12 mai 2008
13:51

Auteur : Gérard de NERVAL 1808-1855

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Blog mis à jour le 22/11/2008 à 00:14:42



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