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| Impression : Extraordinaire
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Il faut de tout pour faire un monde Il faut des vieillards tremblotants Il faut des milliards de secondes Il faut chaque chose en son temps En mars il y a le printemps Il est un mois où l’on moissonne Il est un jour au bout de l’an L’hiver arrive après l’automne La pierre qui roule est sans mousse Béliers tondus gèlent au vent Entre les pavés l’herbe pousse Que voilà de désagréments Chaque arbre vêt son linceul blanc Le soleil se traîne tout jone C’est la neige après le beau temps L’hiver arrive après l’automne Quand on est vieux on est plus jeune On finit par perdre ses dents Après avoir mangé on jeûne Personne n’est jamais content On regrette ses jouets d’enfant On râle après le téléphone On pleure comme un caïman L’hiver arrive après l’automne Prince ! tout ça c’est le chiendent C’est encor pis si tu raisonnes La mort t’as toujours au tournant L’hiver arrive après l’automne |
| Impression : Extraordinaire
ça c'est ben vrai... :o} |
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Conte n°6 des Contes de Noël (cuvée 2006) Voilà des mois qu’il ne quitte plus sa misérable petite chambre. De longs mois sans croiser d’autres personnes que ses rares voisins. Cela arrive parfois, bien qu’il prenne soin de ne sortir qu’à la faveur de la nuit. A ces exceptionnelles occasions, il échange quelques politesses avec eux et s’esquive pour rejoindre son «antre». Lui vit reclus, dans un silence voulu, le monde l’a trop déçu. Les mots de ses livres, le net lui suffisent. Magique le net, plus à sortir, Vive les livraisons. Lui, les saisons, il les voit de ses fenêtres, et, profite du temps de son balcon. 1er décembre, petite laine, sortie quotidienne pour admirer le toit des maisons. Lui hume l’air. Une voix familière le rappelle à l’ordre « vous avez un message ! » Lui pense, spam, chaîne, aucune raison que l’on m’écrive, mais, curieux, il vient s’asseoir à son PC, clique sur l’enveloppe « 1er décembre, Des jours, des semaines, des mois… Reclus dans le silence N’est il pas temps ? Destinataire inconnu » Lui se dit c’est une blague Le 2 voit arriver le même message, idem le 3, le 4, le 5 et les jours qui suivent. Lui chaque jour hésite, envoi direct à la corbeille ou pas, puis consciencieusement l’ouvre et le lit, ou du moins le relit. Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu. Inlassablement, chaque jour la voix familière annonce « Le » message. Le 15, Lui attend fébrilement, les heures passent, rien Lui, habitué à ce message récurrent, en ressent le manque. Le 16, « vous avez deux messages » 00.01 - Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu. 00.02 - « N’est il pas temps ? » expéditeur inconnu. Le 17, « vous avez un message » Ange gardien, enfin un pseudo… un nom, et toujours la même question « N’est il pas temps ?» Lui doute, ses livres, son PC… et les autres dans tout ça ? Le 18, le 19, le 20… même et seule voix pour lui parler, et, annoncer que « Son » message est arrivé. Lui perçoit le besoin de ces échanges. Le 21, « Son » message relu, sur son balcon, l’air est doux, son regard ne s’arrête plus aux toits, il se penche, accroche une fenêtre en face, scrute, ça bouge, ça vit. Le 22, la voix, le message de son ange gardien, sa balade quotidienne sur son balcon. Son regard qui glisse le long de la façade pour s’arrêter sur la rue qui grouille de monde. Des lumières, des voix, des rires, la vie. Le 23, sans livre, sans pc. Lui sort de sa chambre en pleine journée, croise ses voisins, s’attarde devant la boîte aux lettres, hésite un moment et remonte à l’étage. Le 24, Lui est là devant la porte, il ose la pousser. Lui redécouvre la rue, des visages inconnus souriants, un air de fête qu’il respire. « N’est il pas temps ? » A cette question, il se sent enfin prêt à répondre : « Il est temps, que je vive vraiment ». Et, c’est ce qu’il poste à son ange gardien, sa modeste chambre retrouvée, après de longues heures à flâner au hasard des rues, à s’extasier devant les vitrines, à se gorger des autres. Lui, son cadeau de Noël, c’est cette intrusio |
| Impression : Extraordinaire
J'ai pris un réel plaisir à participer à cette aventure alors je ne peux que vous inviter à en faire autant :o} |
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J'ai fait des coupes franches dans cette petite chronique pour participer aux contes 2006..mais j'ai envoyé mon texte remodelé plus tard...et pire, j'ai effacé mon original et vidé ma poubelle ...tant pis je vous le livre dans sa version édulcorée Préface Bon c’est vrai, je le confesse, j’en ai pleinement conscience et comme disait Henry III quand il sortait de son page pour faire une partie de bilboquet….je suis hors sujet !! L’histoire navrante que je vais vous conter ici et de ce pas mais là j’en profite pour dégoiser un max car ce n’est que la préface, aussi, je peux aisément me répandre vu que le quota de mots, j’ai bien relu la règle, concerne le conte et seulement le conte….heu, j’ai perdu le fil du coup…vous êtes content ??Bon je me relis...oui, voilà, je voulais dire en fête (comme je suis drôle !) que ce je vais ne pas tarder à vous narrer n’est pas un conte de Noël à proprement dit : je vais vous raconter les circonstances du premier Noël de l’ère moderne, l’origine de toutes ces merveilleuses traditions que nous perpétuons depuis des siècles. Vous apprendrez également que les expressions liées à cette magnifique célébration, même si elles sont arrivées jusqu’à nous, avaient à l’époque une autre signification. Bon, on y va ???Prenez vos précautions, éteignez votre portable, faites péter une bouteille de champ’…c’est parti pour 1000 mots…des gros qui éclaboussent et des petits susurrés tendrement…Et comme disait l’ami Totor, bien mieux que moi mais c’était son métier, dans la sublime préface de son non moins extraordinaire Ruy Blas, va y avoir de l’action pour les cons, du romanticulculisme pour les fillettes et du sens sensationnellement insensé pour les autres (on a le droit de cumuler).Fermer le ban !! Nous sommes au temps de l’âge de la bouse, vers la fin de l’Yflotte. Les derniers rayons du Féchô étaient un lointain souvenir et tout le monde attendais avec impatience le Sabèse mais avant il fallait traverser les quatre longs mois d’un terrible Onspèle. A chaque saison ,sa fête : une orgie dantesque pour l’avènement du Sabèse, la fameuse « Prise de la Pastille » et plus sobrement, la « fête du Gras » pour rentrer dans l’Onspèle et surtout en ressortir vivant en se gavant de diverses graisses animales. Cette année de l’an de graisse -61122 tous les clans se réunirent à Cergy le hô, invités par les Naimbus péroxydis. Les préparatifs de la grande fête du Gras battaient son plein et toutes les tribus convergeaient vers le grand village. On entendait derrière les coteaux et de tous côtés les chants traditionnels : « Jungle Belle ! », « Vive le varan ! », « Mon beau lapin ! », «O l’ours nuit ! ». L’eve en feu et Le Brank se préparaient à un heureux événement qui se faisait vachement attendre : 6 mois de gestation (c’était 2-3 mois à l’époque), ça faisait long, surtout vers la fin. -On l’appellera Gustave si c’est un garçon et Ludivine si c’est une fille lui avait dit Le brank alors qu’ il réveillait L’eve en feu comme chaque matin en lui murmurant ses mots doux : »’Lut Divine » et en lui prouvant la dureté de son amour dans la région du bas du dos. -Si tu veux « mon Con », j’espère seulement qu’il arrivera avant la fête du Gras, pour que je puisse enfin sortir de ma |
| Impression : Extraordinaire
Sourire... Terrible !!!! Excellentes fêtes de fin d'année Mister Brank :o} |
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I- C'est un petit bonheur, que j'avait ramassé, Il était tout en pleurs, sur le bord d'un fossé, Quand il m'a vu passer, il s'est mis à crier Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade Si vous ne m'veuillez point je vais mourir, quelle balade Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure Monsieur je vous en prie, délivrez-moi de ma turture II- J'ai pris le petit bonheur, j'l'ai mis sous mes haillons J'ai dit faut pas qu'il meurt, vien-t-en dans ma maison Alors le p'tit bonheur, a fait sa guérison Sur le bord de mon coeur, il y avait une chanson Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal furent oubliés Ma vie de désoeuvré, j'avais dégout d'la recommencer Quand il pleuvait dehors ou que mes amis m'faisaient d'la peine J'prenais mon petit bonheur et lui disais "c'est toi ma veine" III- Mon bonheur à fleuri, il a fait des bourgeons C'était le paradis, ça s'voyait sur mon front Or un matin joli, que j'sifflais ce refrain Mon bonheur est parti sans me donner la main J'eus beau le suplier, le cajoler, lui faire des scènes Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du coeur Il s'en allait toujours, la tête haute sans joie, sans haine Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure IV- J'ai bien pensé mourir, de chagrin et d'ennui J'avais cessé de rire, c'était toujours la nuit Il me restait l'oubli, il me restait l'mépris Enfin que je m'suis dit, il me reste la vie J'ai repris mon batôn, mes deuils, mes peines et mes guenilles Et je bats la semelle, dans les pays d'malheureux Aujourd'hui, quand je vois une fontaine ou une fille Je fais un grand détour ou bien je ferme les yeux Je fais un grand détour ou bien je ferme les yeux. |
| Impression : Extraordinaire
Merci... en lisant ce texte j'peux entendre Félix Leclerc fredonner cette chanson magnifique :o} |
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Blog mis à jour le 22/11/2008 à 00:13:13
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