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Gimel - 986228 
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Poèmes

Les derniers jours….





Décembre, descendre, ou bien juste des cendres.
Serait-ce le mois des forts ou le mois des efforts
Qui commence qui finit dans son issue à vendre.
Enterrement sans gloire, œdème des coffres-forts.

La petite bourse vide, le gros coffre déborde,
Le pauvre gagne une ride c’est sa miséricorde.
Le vert sapin pâlit ses épines succombent,
Sous le gui alanguit les gouttes de vin tombent.

Du premier au douzième, la pendule assassine
Egraine sans faillir ses coups infanticides.
Dois je vraiment sourire, bécasse, bécassine
A l’an neuf qui tue, via l’usure homicide.

Les fêtes sont finies, muets sont les flonflons,
Sur le plancher souillé, confettis cotillons
Témoignent sans éclat des jours disparus,
Qu’il va falloir déduire avant de n’être plus.

Une année qui se meurt, c’est la vie qui s’enfuit
C’est seulement le jour qui se transforme en nuit.





mercredi 6 décembre 2006
11:18

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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Poèmes

La mémoire du temps.





La terre a la mémoire comme l’eau de la rivière
Des êtres qui ne sont plus que grains de poussière.
Dans ses sillons gorgés du sang des innocents
On lit mieux notre histoire que sur les monuments.

A l’eau qu’on dit souvent de la claire fontaine*
Si l’on pouvait y lire les morts par centaine,
On y verrait le sang, on n’y verrait l’eau noire,
Le rossignol serait muet sur son perchoir.

On voit ce qu’on veut voir, pas la réalité,
Ainsi est la mémoire le bonheur veut l’oubli.
Car si l’on voulait voir la stricte vérité,
Le monde est cimetière dans chacun de ses plis.

La terre se régénère, mais elle n’oublie jamais,
L’homme veut effacer les souvenirs mauvais.
Le chêne tricentenaire derrière la maison
Me raconte les histoires d’autres générations.

Il ne parle pas de guerres, mais de Jules et Suzon
Qui venaient dans son ombre à la belle saison.
Il porte sur son tronc, leurs amours, leurs prénoms
Mais il garde secret leurs tendres abandons.

Dans ce livre du temps je lis de belles histoires
J’y inscrirais ma vie juste avant le grand soir.






*À la claire fontaine
Chanson née en France au début du XVIIème siècle
exportée au Canada par les soldats,
pays dans lequel, elle servit d'hymne national
aux soldats du marquis de Montcalm
lors de la révolte de 1837 contre les anglais.
Elle revint alors en France dans sa nouvelle version, elle
fut publiée en 1848














lundi 27 novembre 2006
10:22

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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Poèmes

Je vous aime……………………..





Quand les gens qu’on aime sont heureux
On n’a plus besoin de s’occuper d’eux

Claudine, Ptitange ma muse ma belle
Toi mon amie ma sœur et un peu ma jumelle
Tu m’as redonné vie et même aussi l’envie
J’ai posé dans ton vrac les mots ceux de la vie

Et toi ma belle Tichou rappelles toi hier
Une partie de billard tout comme une prière
Et mon pote Imagine, ces mots, sacré Léo
Quand pour la paix des chiens nous faisions un duo

Et toi ma Marie–Am rappelle toi l’andromuse
Et tes mots qui fleuraient l’amour jamais la ruse
Et puis mon vieux complice pas si cancre que ça
Ce mec ne faisait pas partie des cancres las

Ma di glas ma Gladys oui mon mamour à moi
Qu’avait peur de poser ses mots et son émoi
Et j’en oublie beaucoup je suis impardonnable
Si je vous dis Demi ses idées insondables

Mes belges mes amies Myriam et Aurélie
Mon exhibitionniste ma motarde chérie
Et toi Marie Marie je pense à toi aussi
Samsha et Lanserlia toutes celles qui sont parties

Et ma belle Jojo, toi mon tendre Yaourt
Je pourrais t’emmener dormir dans une yourte
Tu m’en auras fait faire des rimes revolver
Et même aussi écrire des mots un peu pervers

Et toi Chris chiffre sept, toi ma jolie bretonne
Je ne t’oublierais pas, j’avais mauvaise donne
J’ai perdu la partie mais pas le souvenir
Ton nom est dans mon livre en face du mot désir

J’pourrais parler des mecs, joker mon frangin
Le père Phil le Lolo eh oui de bons copains
J’parlerais de Mumu et ses tendres copines
Et oui toutes les autres mutines parfois coquines.

Et toi tendre Sylvie oui toi aussi je t’aime
Même si sur le VRAC tu n’oses poser tes mots
D’ailleurs sur Affection sauf quelques idiots
Ils sont nombreux ceux qui voudraient te dire qu’ils t’aiment



Mais je m’en vais au vent mauvais
Peut-être de Nice jusqu'à Beauvais
Porter mes mots chanter mes vers
De Saint Malo jusqu’à Nevers
Je fais des vers pour mes amis
Je me moque de mes ennemis.




lundi 27 novembre 2006
07:18

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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Poèmes

Le choix de la survie….


Armée de carabins, ils encerclaient ma couche
Qu’avaient-ils à me dire, ou bien à me cacher
Depuis bientôt cinq jours, tous m’avaient palpé
Tâté, examiné, du fond’ment à la bouche.

Voila, ils étaient là autour de mon lit blanc,
Je scrutais leurs visages, lequel était Satan.
J’attendais angoissé qu’ils déposent mon bilan,
La vie est un couloir tantôt noir tantôt blanc.

Le temps c’est de l’argent, putains quels économes
Vite, l’un d’eux me dit, Monsieur, vous allez bien,
Mais, eh oui, il y’a un mais pratique pour le lien
Si vous continuez, fini le home sweet home

J’abusais selon lui, des plaisirs de la vie,
Boire, fumer, manger, bref ce qui fait envie,
Mes artères bouchées par trop de libations,
C’était pas pour la rime, ni pour la citation.

Voila, j’étais fixé, il me fallait choisir,
L’infirmière au costume d’un blanc immaculé
Ou bien le croque mort qui vous baise sans pitié.
Pas de choix cornélien, adieu certains plaisirs.

Je vivrais sûrement quelques beaux lendemains
Pour peu que je m’adonne à des loisirs sains.




dimanche 26 novembre 2006
18:36

Oeuvre originale
Auteur : Gimel un grand salut aux infirmières

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Poèmes

Le billet nouveau est arrivé….







J’voulais aller à Saint Malo
Voir le départ d’la route du rhum
J’voulais voir les jolis bateaux
Pour en parler sur un forum

Quand j’ai commandé mon billet
Ils m’ont dit le train est complet
Mais que pour la route du rock*
Ils en auraient un joli stock.

Oui, mais, pour avoir un billet
Il me faut un téléphone WAP
C’est quoi ce WAP, c’est un hoquet ?
Pour moi c’est juste un handicap…

De ton WAP, t’appelles tikefone
Tu recevras un SMS
Sur l’écran de ton téléphone.
Ensuite t’auras un MMS
Ça te servira de billet
Sans passer par la case guichet.

Comment je fais, comment j’composte
Sur mon portable leur truc en S
TEXTO, MMS, SMS
Ces machins la, ça m’insupporte.

J’vais reprendre les voyages à pied
Je n’veux pas perdre ma liberté
Leur progrès c’est un croche-pied
Une atteinte à la dignité.






*la route du rock les 11,12 et 13 août 2007 à St Malo



je viens d’apprendre que la SNCF nous prépare un truc à la c.on,
un billet de train qui n’existe pas,
je ne sais pas pourquoi mais ça me fout les glandes,
c’est big brother,
la nanotechnologie,
la puce sous la peau,
la fin de la liberté,

s'ils continuent, je prends l’maquis....




dimanche 26 novembre 2006
15:52

Oeuvre originale
Auteur : Gimel

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