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Quand je partirai, je deviendrai sirène Peut-être magicienne, pour effacer tes peines Quand je m’envolerai, je serai une pie Voleuse de mots je me ferai ainsi Le jour venu, je mettrai un voile blanc de soie Je me mettrai à genoux et je chanterai des louanges Tu viendras près de moi, je serai aux anges Loin de cet univers tu deviendras roi Sur le Nil nous serons les guides De ces enfants prodiges que nous allons aimer Laissons la mer s’ouvrir aux apatrides Ecoutons notre cœur parler Le jour venu, nous ne formerons qu’un Pour panser les plaies intérieures de chacun Sages seront ceux qui viendront nous rejoindre Et apprendront à ne jamais se plaindre
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Aujourd’hui l’heure à sonné Aujourd’hui ils sont venus le chercher Dans cette cellule si froide Pendant cinq ans il est resté La parole il l’a perdue Le jour ou ils l’ont condamné Traîné comme un vaut rien Humilié tant de fois, jamais il n’a hurlé Juste quelques larmes versées Pour montrer qu’il n’avait pas tué Les témoins avaient pourtant vu ce grand noir se sauver Ils étaient certains ils auraient mis leurs têtes à couper Pourtant ce fameux soir il était à l’église en train de prier Mais ironie du sort dieu n’a pas pu témoigner Personne ne l’avait vu rentrer Il savait se faire discret Il avait promis à sa mère avant de mourir De devenir un ptit gars bien Pour lui redonner le sourire Avant qu’elle s’en aille au petit matin Depuis il traînait la nuit pour parler à ses frères Ceux qui comme lui vivaient dans la galère De ghetto en ghetto il flânait Ce grand gaillard avec ses grands yeux écarquillés Il pleurait souvent de voir ses frères de couleur se défoncer, s’entretuer Aujourd’hui, il ne comprend pas pourquoi ils l’ont accusé d’avoir tué Alors il va se laisser conduire telle une bête que l’on conduit à l’abattage Dans le couloir de la mort ses frères chantent des louanges Car pour eux il était un ange Les portes ont claqué, les yeux bandés il est assis sur cette chaise électrique Mais dans le couloir de la mort c’est un carnage, le son des grilles métalliques résonnent Soudain plus un bruit, Jimmy est mort Dans un autre monde il va rejoindre cette mère à qui il avait juré d’être un bon garçon.
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Je suis juste de passage Pour vous lancer un message Un message qui vient d’un sage Juste vous prévenir Juste pour votre avenir Allez encore un petit effort Je sais très bien qu’ils ont tord Mais n’allez pas trop fort Vous n’avez pas encore compris C’est magouille et compagnie Les délinquants aux cols blancs eux l’ont saisit Même la zonzon leur fait plus peur Chouchouté comme dans du beurre Même dans les quartiers ils ne sont pas mélangés Au cas où vous viendrez les contaminer Ces pauvres bourges ces enculés Ils peuvent vous donner des leçons Au cas où vous seriez cons C’est vrai quand vous vous faites piquer à voler à fumer Par manque de chance Vous, vous faites serrer, tabasser sans impunité Je vous l’accorde vous avez envie de les défoncer Car eux vont pas se gêner Résultat Rdv au commissariat Dans un coin C’est avec leur poing Ils vous refont la face C’est vous qui les avez provoqué C’est sur le rapport, ils l’ont tapé On vous offre en cadeau un avocat Un cadeau empoisonné il ne vous connaît même pas Résultat Vous en prenez pour six mois Et comme pour vous c'est pas la première fois Ce putin de juge va vous casser Juste histoire de ce faire bander Je vous demande encore mes frères De penser à votre mère Celle qui tous les soirs Qui dans la nuit cache ses larmes ! Car même votre misère Pour une mère c’est un vrai drame Toute votre souffrance Vous l’exprimez façon violence Je vous le répète encore une fois Je ne suis que de passage Je suis peut-être ce sage Je suis là pour vous protéger Afin de vous éviter la cage Un jour nous gagnerons Un jour ils comprendront Qu’ils fallait payer le prix fort ! Que vouloir nous abattre ils ont eu tort
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J'aimais me promener aux travers des rues. Oh triste nuit, laissée à l’abandon. Au coin d’une rue ou à l’entrée d’un immeuble, tout rayonne, excepté cette présence, celle qui vous importune, ne serait-ce que par son existence. Son comportement communément muet ou à l’inverse tonitruant vous ennuie. De même qu’il vous laisse totalement indifférent, pourtant vous n’avez aucune compassion pour cet individu qui jadis était vous. Pourtant nous lui ressemblons uniquement par notre impassibilité, il nous regarde sans même nous remarquer, mais qu’y a-t-il à percevoir. Pas une lueur pour faire briller nos yeux. Nous passons sans même nous retourner. Pour quelles raisons manifestons-nous tant d’indifférence face à tous les décalés de la vie ? Par peur de la vérité ou simplement par dégoût ? J’imagine fréquemment tous ses délaissés, ceux qui ne demandent plus rien, tous ces anonymes qui n’ont qu’un plus qu’un seul désir celui ou on leur accorderait un peu de considération, un geste d’amour, et que de temps en temps nous daignions leur offrir un peu de notre temps, un petit sourire ou un simple bonjour. Cependant notre égocentricité ne nous emmène pas généralement très loin... La douleur s'accroît de jour en jour et la souffrance s’installe tout près de nous. C’est pour toutes ses raisons que j’attache autant d’intérêt à l’écoute et à l’attention. La vigilance et la tolérance sont pour moi les deux critères basiques auxquels j’attribue une considérable importance. Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire un souvenir d’enfance m’évoque la facilité d’haïr que les adultes nous enseignaient. Ma famille nous a toujours apprit à accepter les hommes tels qu’ils étaient, sans distinction de race ou de couleur, nous déclinions toute cruauté gratuite qui généralement conduisent les hommes à tant d’inclémence. Phénomène qui reste encore pour moi inexpliqué. Je recherche la manière d’aider tous ceux qui ont le regard hagard, ceux qui baissent les yeux pour cacher leurs larmes, ceux qui ne font plus pitié, mais ceux qui vous font découvrir le silence, un silence qui est si fort qu’il pénètre dans votre tête comme un coup de poing, un silence qui fait plus de bruit que les cris de douleurs, cette douleur qu’ils cachent dans un regard pitoyable. La solitude à présent est une souffrance très usuelle, serions nous complices en ne faisant plus rien pour tous ses hommes ? Je ne prétends pas refaire le monde loin de là est ma pensée, mais un brin d’indulgence apporte la richesse, celle de l’esprit. Je recherche au hasard des rues ceux qui ont peut-être besoin de moi. J’essaye de discerner leur désarroi, discuter de tout et de rien pour partager sans doute un peu de leur solitude, ces laissés pour compte, ceux qui n’ont plus rien à perdre, ceux qui la vie un beau jour leur a joué un mauvais tour. Je distingue leur désir d’amour celui que l’on offre avec son cœur et non avec son corps, cet amour qui vous frappe dans nos veines et dans votre tête. Je dissocie le bien du mal sans jamais me leurrer. J’apprends au fil des jours à comprendre la souffrance ainsi que les besoins réels. Je ne suis pas là pour leur promettre beaucoup de belles choses et là n’était pas mon rôle. Mes discours prennent de l’importance à leurs yeux qu’il ne m’est plus possible de< |
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Sur cette dune qui est si loin de moi, je t’aperçois Chaque heure qui passe, c’est comme une blessure en moi Je sème à chaque instant des mots sans importance Je fais le contour de ma vie et en récolte cette semence Des larmes au goût de fiel coulent sur ce visage oublié Effacer de ma mémoire les douleurs du passé Pour tenter à nouveau de ressusciter pour toi Et mettre en valeur tout ce qui est en moi Caprice est la vie quand elle se veut joueuse Je vais donc jouer avec elle et risquer d’être heureuse Magicien de mes nuits embrasées Je vais suivre le chemin que tu viens de me tracer
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Blog mis à jour le 20/11/2008 à 21:07:42
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