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Gladys - 835521
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Poèmes

Le jour ou je partirai


Quand je partirai, je deviendrai sirène
Peut-être magicienne, pour effacer tes peines
Quand je m’envolerai, je serai une pie
Voleuse de mots je me ferai ainsi

Le jour venu, je mettrai un voile blanc de soie
Je me mettrai à genoux et je chanterai des louanges
Tu viendras près de moi, je serai aux anges
Loin de cet univers tu deviendras roi

Sur le Nil nous serons les guides
De ces enfants prodiges que nous allons aimer
Laissons la mer s’ouvrir aux apatrides
Ecoutons notre cœur parler

Le jour venu, nous ne formerons qu’un
Pour panser les plaies intérieures de chacun
Sages seront ceux qui viendront nous rejoindre
Et apprendront à ne jamais se plaindre

vendredi 5 janvier 2007
12:57

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

Jimmy



Aujourd’hui l’heure à sonné
Aujourd’hui ils sont venus le chercher
Dans cette cellule si froide
Pendant cinq ans il est resté
La parole il l’a perdue
Le jour ou ils l’ont condamné
Traîné comme un vaut rien
Humilié tant de fois, jamais il n’a hurlé
Juste quelques larmes versées
Pour montrer qu’il n’avait pas tué
Les témoins avaient pourtant vu ce grand noir se sauver
Ils étaient certains ils auraient mis leurs têtes à couper
Pourtant ce fameux soir il était à l’église en train de prier
Mais ironie du sort dieu n’a pas pu témoigner
Personne ne l’avait vu rentrer
Il savait se faire discret
Il avait promis à sa mère avant de mourir
De devenir un ptit gars bien
Pour lui redonner le sourire
Avant qu’elle s’en aille au petit matin
Depuis il traînait la nuit pour parler à ses frères
Ceux qui comme lui vivaient dans la galère
De ghetto en ghetto il flânait
Ce grand gaillard avec ses grands yeux écarquillés
Il pleurait souvent de voir ses frères de couleur se défoncer, s’entretuer
Aujourd’hui, il ne comprend pas pourquoi ils l’ont accusé d’avoir tué
Alors il va se laisser conduire telle une bête que l’on conduit à l’abattage
Dans le couloir de la mort ses frères chantent des louanges
Car pour eux il était un ange
Les portes ont claqué, les yeux bandés il est assis sur cette chaise électrique
Mais dans le couloir de la mort c’est un carnage, le son des grilles métalliques résonnent
Soudain plus un bruit, Jimmy est mort
Dans un autre monde il va rejoindre cette mère à qui il avait juré d’être un bon garçon.








dimanche 10 décembre 2006
15:45

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

Je suis juste de passage



Je suis juste de passage
Pour vous lancer un message
Un message qui vient d’un sage
Juste vous prévenir
Juste pour votre avenir
Allez encore un petit effort
Je sais très bien qu’ils ont tord
Mais n’allez pas trop fort
Vous n’avez pas encore compris
C’est magouille et compagnie
Les délinquants aux cols blancs eux l’ont saisit
Même la zonzon leur fait plus peur
Chouchouté comme dans du beurre
Même dans les quartiers ils ne sont pas mélangés
Au cas où vous viendrez les contaminer
Ces pauvres bourges ces enculés
Ils peuvent vous donner des leçons
Au cas où vous seriez cons
C’est vrai quand vous vous faites piquer à voler à fumer
Par manque de chance
Vous, vous faites serrer, tabasser sans impunité
Je vous l’accorde vous avez envie de les défoncer
Car eux vont pas se gêner
Résultat
Rdv au commissariat
Dans un coin
C’est avec leur poing
Ils vous refont la face
C’est vous qui les avez provoqué
C’est sur le rapport, ils l’ont tapé
On vous offre en cadeau un avocat
Un cadeau empoisonné il ne vous connaît même pas
Résultat
Vous en prenez pour six mois
Et comme pour vous c'est pas la première fois
Ce putin de juge va vous casser
Juste histoire de ce faire bander
Je vous demande encore mes frères
De penser à votre mère
Celle qui tous les soirs
Qui dans la nuit cache ses larmes !
Car même votre misère
Pour une mère c’est un vrai drame
Toute votre souffrance
Vous l’exprimez façon violence
Je vous le répète encore une fois
Je ne suis que de passage
Je suis peut-être ce sage
Je suis là pour vous protéger
Afin de vous éviter la cage
Un jour nous gagnerons
Un jour ils comprendront
Qu’ils fallait payer le prix fort !
Que vouloir nous abattre ils ont eu tort



dimanche 10 décembre 2006
15:41

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

L'homme de la rue


J'aimais me promener aux travers des rues. Oh triste nuit, laissée à l’abandon. Au coin d’une rue ou à l’entrée d’un immeuble, tout rayonne, excepté cette présence, celle qui vous importune, ne serait-ce que par son existence.

Son comportement communément muet ou à l’inverse tonitruant vous ennuie. De même qu’il vous laisse totalement indifférent, pourtant vous n’avez aucune compassion pour cet individu qui jadis était vous.

Pourtant nous lui ressemblons uniquement par notre impassibilité, il nous regarde sans même nous remarquer, mais qu’y a-t-il à percevoir. Pas une lueur pour faire briller nos yeux.

Nous passons sans même nous retourner. Pour quelles raisons manifestons-nous tant d’indifférence face à tous les décalés de la vie ? Par peur de la vérité ou simplement par dégoût ?

J’imagine fréquemment tous ses délaissés, ceux qui ne demandent plus rien, tous ces anonymes qui n’ont qu’un plus qu’un seul désir celui ou on leur accorderait un peu de considération, un geste d’amour, et que de temps en temps nous daignions leur offrir un peu de notre temps, un petit sourire ou un simple bonjour.

Cependant notre égocentricité ne nous emmène pas généralement très loin... La douleur s'accroît de jour en jour et la souffrance s’installe tout près de nous.

C’est pour toutes ses raisons que j’attache autant d’intérêt à l’écoute et à l’attention. La vigilance et la tolérance sont pour moi les deux critères basiques auxquels j’attribue une considérable importance.

Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire un souvenir d’enfance m’évoque la facilité d’haïr que les adultes nous enseignaient.

Ma famille nous a toujours apprit à accepter les hommes tels qu’ils étaient, sans distinction de race ou de couleur, nous déclinions toute cruauté gratuite qui généralement conduisent les hommes à tant d’inclémence. Phénomène qui reste encore pour moi inexpliqué.

Je recherche la manière d’aider tous ceux qui ont le regard hagard, ceux qui baissent les yeux pour cacher leurs larmes, ceux qui ne font plus pitié, mais ceux qui vous font découvrir le silence, un silence qui est si fort qu’il pénètre dans votre tête comme un coup de poing, un silence qui fait plus de bruit que les cris de douleurs, cette douleur qu’ils cachent dans un regard pitoyable.

La solitude à présent est une souffrance très usuelle, serions nous complices en ne faisant plus rien pour tous ses hommes ? Je ne prétends pas refaire le monde loin de là est ma pensée, mais un brin d’indulgence apporte la richesse, celle de l’esprit.

Je recherche au hasard des rues ceux qui ont peut-être besoin de moi. J’essaye de discerner leur désarroi, discuter de tout et de rien pour partager sans doute un peu de leur solitude, ces laissés pour compte, ceux qui n’ont plus rien à perdre, ceux qui la vie un beau jour leur a joué un mauvais tour.

Je distingue leur désir d’amour celui que l’on offre avec son cœur et non avec son corps, cet amour qui vous frappe dans nos veines et dans votre tête. Je dissocie le bien du mal sans jamais me leurrer.

J’apprends au fil des jours à comprendre la souffrance ainsi que les besoins réels. Je ne suis pas là pour leur promettre beaucoup de belles choses et là n’était pas mon rôle.

Mes discours prennent de l’importance à leurs yeux qu’il ne m’est plus possible de<

dimanche 3 décembre 2006
09:32

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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Poèmes

Apprendre à aimer


Sur cette dune qui est si loin de moi, je t’aperçois
Chaque heure qui passe, c’est comme une blessure en moi
Je sème à chaque instant des mots sans importance
Je fais le contour de ma vie et en récolte cette semence


Des larmes au goût de fiel coulent sur ce visage oublié
Effacer de ma mémoire les douleurs du passé
Pour tenter à nouveau de ressusciter pour toi
Et mettre en valeur tout ce qui est en moi


Caprice est la vie quand elle se veut joueuse
Je vais donc jouer avec elle et risquer d’être heureuse
Magicien de mes nuits embrasées
Je vais suivre le chemin que tu viens de me tracer


dimanche 12 novembre 2006
20:58

Oeuvre originale
Auteur : Gladys

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