|
|  |
Liens \ Forums \ Plaisir d'écrire
|
un ch'tit forum pour le plaisir de lire des mots en vrac, des mots pour rien, des mots d'âmes, des mots qui viennent, comme ça, sans les chercher ... vous gênez pas, chuis pas égoïste, on partage des mots qui viennent, des mots qui craignent, sans censure, sans bavure, de ces mots qui nous plaisent, de ces mots qui nous tiennent, de ceux qui font vibrer, de ceux qui font aimer, rêver, sourire, revivre des mots que l'on murmure, des mots que l'on susurre, des mots doux, des mots tendres, mots durs, mots sûrs, mots purs
|
| |
|
Comme une voleuse,je m'approprie cet espace. Pour y déposer mes écrits... On dit que l'écriture est la meilleure thérapie, lollll hé bien moi je suis mon meilleur thérapeute... Bon le but est de ne pas encombrer les espaces de poèmes car je ne cherche ni notation, ni approbation ni désapprobation. Les critiques sont la bienvenue, car à mon sens la seule façon de s'améliorer est de se regarder par les yeux des autres... Donc, pour fêter mon emménagement, je dépose mon premier carton...
 |
| |
|
Bon, c'est décidé: je rouvre. Les "anciens" ne m'en voudront pas... Pour les "nouveaux": Au bout des pierres abandonnées du village, une vieille devanture vous accueille sur un banc. Vous avez chaud, soif, et la rando vous a plu... Entrez donc dans la boutique, accueillis par un "ding" d'un autre âge. Le monsieur est artiste: il vend des bizous. Voui, avec un "Z", et il y tient! C'est un original... Déjà, en entrant, vous avez senti une fraîcheur dans le cou... Méfiez-vous du vieux: il fabrique, il donne, il fait du sur commande, mais il vire très vite les fâcheux... |
| |
|
Que seront devenu dans une trentaine d’années des sites comme le notre ? J’ai mis le pied ici en Janvier 2004. J’ai commencé à boire le biberon sur « en Vrac » un forum ou le plaisir d’écrire n’est pas un vain mot, j’y suis depuis resté fidèle, surtout, en m’essayant à l’écriture de la poésie, quelques textes pour tout dire, d’autres pour ne rien dire en ayant cependant toujours présent à l’esprit le respect et le plaisir. J’ai laissé libre cour à mon cerveau afin qu’il puisse fantasmer sur ce que pourrait être un site de rencontres et de partage dans les années 2030, permettez moi de vous le présenter :
|
| |
|
Il est surprenant parfois de constater à quel point certaines gens ne vieillissent pas. Le temps semble oublier de creuser dans leur visage les rides qu’il distribue si copieusement à tout un chacun d’entre nous le commun des mortels que chaque seconde blesse avant l’assassinat par la dernière qui nous montre que l’éternité c’est long surtout vers la fin et qu’il est temps que je termine ma phrase. Ma Marguerite a quarante-trois ans, une chute de reins mortelle moulée dans un jean de djeuns. Elle est lippue, Marguerite, avec de grands yeux mauves souriants dans une rousseur flamboyante. Le tout grêlé de taches mutines. Ce que j’aime le plus chez elle, c’est moi : elle éclate de rire dès que j’ouvre la bouche. Je pourrais lui dire la météo qu’elle en ferait un sketch. Mais parfois son regard prend comme une sorte de gravité insondable… Sa respiration devient plus courte, ses yeux se troublent un tantinet, un fil saliveux vient au coin de sa bouche et la panique me prend les tripes : cette femme m’aime. Doucement, avec retenue. Elle me le crie en silence et ça me fout la trouille. Dire « Je t’aime » est tellement difficile ! Comment expliquer ? Je rentre de la pêche. Bon. Je suis un peu fourbu, et j’essaye de ne pas trop sentir le sandre déjà vidé que je compte caler dans le congélateur. Bon. Elle m’accueille en rigolant de l’odeur poissonneuse de mes mains. Se poile sous ma douche en me voyant m’embaumer. Et te me frotte la quicounette dans un éclat de rire très gênant : m’enfin, chuis propre sur moi, non ? Elle est comme ça, ma Margot, toujours à rire de moi, ou par moi. Comment ce peut-il faire qu’un tel bonheur puisse exister ? Comment une telle chose peut-elle m’arriver, à moi ? Et elle continue à me considérer de son air de pas airs… je tremble, elle tremble et nous nous reniflons à lèvres que veux-tu. Tout mon vieux corps fatigué par les excès que je lui ai imposés s’était toujours refusé à dormir en touchant quelqu’un d’autre. Marié pendant vingt-trois ans, mon lit était un cent-quatre-vingts de large, avec matelas indépendants. Toi marié avec moi mais moi pas dormir si toi me toucher sauf crac-crac. Mais là, là, avec Marguerite, on scotche nos rêves dans la même respiration. Au matin, mon envie bandante de pisser la fait rigoler (bien sûr). Ensuite, je reviens toujours renifler le plumard avant de partir au boulot. Chhhcrougner un peu avec ma belle me fera la journée. C’est pas juste, une telle amour !
|
| |
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 03/12/2008 à 20:19:11
|  | |