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Le jeu ne consisterait qu'à s'approcher plus près de la réalité, du réel, de l'exact, à ne les saisir que de manière toujours plus fine, plus précise, plus ténue, exercice brut de dissection, de dépeçage, de scrutation obsessionnelle d'un avéré en fuite. Il y aurait des faisceaux, des grilles, des microns perfectibles, faiseurs de mondes et pyromanes de l'établi, qui nous offrirait nus des états invisibles, des maillages inateints, une génétique de l'espace-temps, quand le temps est un leurre, le réel une idée, la perception un étonnement. Nous nous tromperions bien. |
| Impression : Extraordinaire
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Il y a des bulles. Espaces abandonnés, fertiles, à conquérir, proies de l'imaginaire, lieux de la déliaison où s'ouvrent les lotus, fleurs de l'esprit, épanchements féconds. Nous y entrons, et y ensemençons de nos douleurs d'hier, nos rêves d'aujourd'hui. Nos parallépipèdes, nos triangles secrets, bonbonnières à l'odeur de formol où gisent nos papillons. Pierres amassées, sables épandus, poussières d'étoiles réamorçant leur cycle : nos sédimentations, qui nourriront demain. Il y a des bulles. Poches d'oxygène, alvéoles intérieures, satellites hallogènes, ces accompagnateurs sont les boites noires de nos désirs, le paper-board de nos appartenances, l'asignation carbone à toutes nos projections. Lucioles qui nous poursuivent. Il y a des bulles. Segments de nos inconscients, reviviscences des rêves, partitions virtuelles disséminées sur le réseau, elles élargissent nos ciels, défragmentent nos perceptions, dessinent des banlieues à nos imaginaires. Ce sont nos en-deçà, nos au-delà et nos par-devers nous, les chrysalides à toutes nos intuitions, avant qu'elles ne s'envolent. |
| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 23:21:42
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