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Perché sur sa mobylette, le vieux rentre chez lui, Il tire sa carriole remplie de canettes vides, Récupérées cette nuit à l’arrière des bistrots de l’avenue de Clichy ; Son casque trop petit est perché sur sa tête, et lui beaucoup trop vieux sur sa mobylette, Combien de kilomètres et combien de canettes Il a vu chaque nuit et chaque petit matin ? Tous les mois se ressemblent à revendre la camelote, cinq centimes par bouteille jute de quoi S’en sortir, juste assez Pour reprendre le chemin dès le lendemain soir A chercher la consigne sur les petits boulevards. Il ne tend pas la main au bon cœur des passants, Non, Il préfère enfourcher son engin, attendre l’accident Pour qu’on l’enferme enfin dans un cercueil en pin. On gravera sur sa tombe Trois petits points sombres.
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La parole est passée, De ma bouche s’est échappé Ces mots que je retenais Depuis trop longtemps, Attendant l’instant Parfait, le moment Où la lumière serait là, Où mon cœur serait trop proche de ma bouche Pour que je puisse l’empêcher de sortir, De parler à ma place. C’était comme une volée de moineaux, S’échappant de la cage de mon cerveau, les mots sortaient en phrases, en bouquets que je ne pouvait plus composer comme je le voulais. Et toi juste en face de moi, A me regarder, A m’écouter A me sourire, A vivre, A être là, Tout simplement.
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Boum bada boum ! La terre s’écroule sur la tête de la famille Du président de la république. Le président n’est pas content, Il avait fait construire Un si beau bunker Aux canapés profonds, Aux frigos trois étoiles. Il ne pourras plus porter plainte Contre le constructeur De sa maison bunker. La surface irradie De lucioles vertes, De particules radioactives Qui tuent lentement les cellules grises, Plus sûrement les cellules rouges, Les mauves et toutes les autres. Le président a appuyé Sur un bouton relié A des engins sans caractères S’élançant dans l’atmosphère. On ne tient pas tête au président, Surtout quand il est sur les dents, Son équipe favorite avait perdu la veille au soir, Et un pauvre petit pays noir A osé nationaliser Des entreprises de son état « qui c’est le patron ? ? ! ! » a-t-il hurlé avant de descendre, tout furibond quelques étages vers le béton, pour aller faire le grand ménage. Il a appuyé sur le petit bouton Rouge de colère d’être si con. BOUM ! BADA ! BOUM !
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De l’Univers à la galaxie, De la galaxie au système solaire, Du système solaire à la terre, De la terre à toi, Il n’y a que quatre petits pas, Mais de toi à moi, Il n’y a qu’un bras , Passé sous le mien, Je tiens l’univers par la main…
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Et moi je suis un roc Dévorant les graviers A petites bouchées. Je mange les entrailles de la terre De mes dents en diamants Plus dures encore que l’acier rutilant. Et moi je m’écoule dans le temps Au milieu de ces rocs, Je les nivelle peu à peu, Emoussant leurs contours, Emouvant leurs amours, Petite goutte de pluie Peu à peu dépolie. Et moi je me nourris de cette eau Qui coule sur le dos Des rochers, au milieu des racines, Je m’accroche à ce roc, M’y attache, le disloque Mes feuilles jaunes tournées ensembles vers l’œil jaune du ciel. Et à toi je laisse Trois petits points à remplir d’amour …. Un petit point en plus Pour toi ma petite puce. |
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Blog mis à jour le 06/10/2008 à 22:07:22
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