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J’ai relu tes lettres, j’ai appris tous leurs mots J’ai respiré les phrases, pleuré sur des photos. Il est si dur parfois d’apprivoiser le temps. Je suis prisonnier d’un souvenir Je t’appartiens. Je crie ton nom toutes les nuits dans mes rêves stériles. J’ai gardé dans mes doigts le vent de tes cheveux, sur mes lèvres le son de tes sourires. J’ai gardé sur ma peau la danse de tes cils et au bord de mes yeux des quantités de larmes. Et entre mes mains des froissements de soie.Je ne vis plus je ne meure pas Et j’envie à crever le miroir de ta chambre. Ne me dis rien, ignore ces mots qui laminent ces pages Qui sont comme des cicatrices.C’est mon cœur qui saigne… Il y a des rires et de la vie tout autour Ce n’est pas moi qui rit, ce n’est pas moi qui danse. Moi je reste ici avec ces quelques lettres et ces photos glacées…qui se moquent de moi. Ne me dit rien, ne me lit plus Envoie moi des silences sur des feuilles d’automne J’irait au bout du monde là ou la mer s’écoute Et je crierai : « Je t’aime ».
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Impression : Extraordinaire
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