|
|  |
Liens \ Textes \ Chansons
|
Les motards méritaient leur hymne de ralliement. Merci à Lady Anne de cette adaptation de l'oeuvre de Rouget de Lisle. Allons motards de la Patrie, Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous de la tyrannie ! Le rail de sécu sanglant est enlevé Entendez-vous dans nos campagnes Mugir ce féroce attentat ? Il vient jusque sur nos routes. Guillotiner vos fils, vos compagnes ! Aux armes motoyens, Formez vos bataillons Roulons, roulons Qu'un sang motard N'abreuve nos sillons Que veut cette horde de ministres, De traîtres, de policiers ? Pour qui ces peintures sinistres sur les routes sont destinées ? Motards, pour nous, ah! quel outrage Quels transports il doit exciter ? C'est nous qu'on ose sous-estimer De notre solidarité ne pas s'inquiéter ! Quoi ces graviers éparpillés ! Feraient la loi dans nos foyers ! Quoi ! ces flaques d'huiles mercenaires Terrasseraient nos motards guerriers ! Grand Dieu! par des routes enchaînées Nos casques sous le joug se ploieraient De vils despotes deviendraient Les maîtres des routes ensanglantées. Tremblez, Gayssot et vous perfides L'opprobre de tous les partis, Tremblez ! vos projets motaricides Vont enfin recevoir leurs prix ! Tout est motard pour vous combattre, Si elles tombent, nos belles motos, Le Japon en produit de nouvelle, Contre vous tout prêts à se battre Motard, en guerriers de la vie Portez et retirez ces guillotines ! Épargnez ces tristes victimes, Qui rendaient nos routes malheureuses Mais ces despotes sanguinaires, Mais ces complices de policier, Tous ces ministres qui, sans pitié, Déchirent le carénage du FZR ! Nous entrerons sur le circuit Quand nos aînés n'y seront plus, Nous y trouverons leur poussière Et la trace de leurs burns Bien moins jaloux de les pourrir Que de partager leurs chronos, Nous aurons le sublime orgueil De les pourrir ou de les suivre ! Amour sacré de la Moto, Conduis, soutiens nos bras libérateurs Liberté, Liberté chérie Combats avec tous tes deux roues ! Sous nos motos, que la victoire Accoure à tes mâles accents Que tes rails expirants Voient ta Triumph et notre gloire !
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Ah, c'que t'es grand ! T'as une belle gueule Et quand ton rire m'a croché le cœur, Parc' que j'suis v'nue vers toi toute seule Sans que tu m'cherches, Tu fais le crâneur Et, sur le boulevard, Quand tu te balades, Tu marches comme un bel animal. Tu regardes les femmes. Ça m'rend malade Et tu le sais bien Qu'ça m'fait du mal Mais j'te dis rien Parce que je t'aime. Souffrir par toi C'est bon tout d'même. Tu pourrais m'faire Plus de mal encore Que j'dirais rien, Alors t'es fort. Parce que t'es grand, Moi toute petite Et que tes poings Ont l'air d'être lourds, J'dis toujours oui Et t'en profites Et j't'obéis. Tu gagnes toujours. Ah... t'es pas méchant. T'es un peu brute. C'est pas d'ta faute Si t'es comm' ça, Et puis moi J'aime pas les disputes. J'ai peur des coups. On s'refait pas, Alors j'dis rien Parce que je t'aime Et qu't'obéir C'est bon tout d'même. Puis ça vaut mieux Car j'aurais tort. Y a qu'à nous voir, C'est toi le plus fort. Mais y a des jours Où t'es plus l'même. Quand t'as l'cafard Ou des ennuis, Quand t'as besoin d'sentir Qu'on t'aime Et ces jours-là, Tu deviens tout petit. Alors j'te prends Sur ma poitrine. J'écoute ton cœur Et c'est très doux. J'deviens toute grande Et j'te câline. J'suis presque heureuse Et j'oublie tout. Là, dans mes bras, T'oses plus rien dire. T'as sur les lèvres Un beau sourire Et, comme un petit môme, Tu t'endors. Ben là... vraiment, C'est toi l'plus fort.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Un clown est mon ami Un clown bien ridicule Et dont le nom s'écrit En gifles majuscules Pas beau pour un empire Plus triste qu'un chapeau Il boit d'énormes rires Et mange des bravos Pour ton nez qui s'allume Bravo ! Bravo ! Tes cheveux que l'on plume Bravo ! Bravo ! Tu croques des assiettes Assis sur un jet d'eau Tu ronges des paillettes Tordu dans un tonneau Pour ton nez qui s'allume Bravo ! Bravo ! Tes cheveux que l'on plume Bravo ! Bravo ! La foule aux grandes mains S'accroche à ses oreilles Lui vole ses chagrins Et vide ses bouteilles Son cœur qui se dévisse Ne peut les attrister C'est là qu'ils applaudissent La vie qu'il a ratée ! Pour la femme infidèle Bravo ! Bravo ! Et tu fais la vaisselle Bravo ! Bravo ! Ta vie est un reproche Qui claque dans ton dos Ton fils te fait les poches Et toi, tu fais l'idiot Pour la femme infidèle Bravo ! Bravo ! Et tu fais la vaisselle Bravo ! Bravo ! Le cirque est déserté Le rire est inutile Mon clown est enfermé Dans un certain asile Succès de camisole Bravos de cabanon Des mains devenues folles Lui battent leur chanson Je suis roi et je règne Bravo ! Bravo ! J'ai des rires qui saignent Bravo ! Bravo ! Venez, que l'on m'acclame J'ai fait mon numéro Tout en jetant ma femme Du haut du chapiteau Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo !
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Le ciel est bleu, le vent du large Creuse la mer bien joliment. Vers le port, montant à la charge, Galopent seize escadrons blancs. C'est un port tout au bord du monde Dont les rues s'ouvrent sur l'infini Mais de là, comme la terre est ronde, On ne voit pas les États-Unis. Tout le monde s'en fout, 'y a du bonheur, 'y a un bar chez Rita la blonde. Tout le monde s'en fout, 'y a du bonheur À l'enseigne de la Fille Sans Cœur ! L'accordéon joue en majeur Les refrains de ce vaste monde. 'y a la belle blonde, Cette rose en fleur, À l'enseigne de la Fille Sans Cœur. Dans ce petit bar, c'est là qu'elle règne. On voit flamber sa toison d'or. Sa bouche est comme un fruit qui saigne Mais on dit que son cœur est mort. Pourtant les gars sont là, tout drôles : Les p'tits, les durs, les malabars Qui entrent en roulant des épaules 'y en a qui sont venus d'Dakar. 'y en a d'Anvers, 'y en a d'Honfleur, Bourlinguant parfois jusqu'aux pôles. Ils la regardent, c'est tout leur bonheur, Mais pas un ne connaît ses faveurs. L'accordéon joue en majeur Tous les airs : les tristes, les drôles... 'y a des gars qui jouent leur bonheur À l'enseigne de la Fille Sans Cœur. Le patron connaissait la musique : Il aimait le son des écus. Il disait à sa fille unique : "Fuis l'amour, c'est du temps perdu !" Mais un soir, la mer faisait rage... On vit entrer un étranger Aux beaux yeux d'azur sans nuages. C'est alors que tout a changé... Il a regardé la fille sans cœur. Elle était comme un ciel d'orage. Quelqu'un a fait : "'y a un malheur" On entendait battre les cœurs. L'accordéon joue en mineur Un refrain dans le vent sauvage. 'y a une fille, le visage en pleurs, À l'enseigne de la Fille Sans Cœur. Il a dit : "C'est toi, ma divine !" Elle répondit : "Je suis à toi..." Il l'a serrée sur sa poitrine. Elle a pleuré entre ses bras. Les autres alors, mélancoliques, Sont partis avec un soupir... Le vent chantait sur l'Atlantique Pour ce cœur qui venait de s'ouvrir. Ils ont filé vers leur grand bonheur. Le patron dut fermer boutique. On l'a vu boire toutes ses liqueurs À l'enseigne de la Fille Sans Cœur, Oui, mais l'État, cet accapareur, Qu'a toujours le sens du comique A mis le bureau du Percepteur À l'enseigne de la Fille Sans Cœur... |
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Au soleil pâle de ton univers Ou l'été ressemble à l'hiver Quand tu déambules cité d'Aubervilliers Ça grouille jusqu'au cœur du centre commercial Billard électrique rock et baisers mouillés Sont les pourvoyeurs du planning familial On rit on s'engueule dans la rue Jules-Vallès Mais la rue Rimbaud ruisselle de tendresse Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Au béton gris de ton horizon Ou défilent les quatre saisons Y avait des échoppes des fleurs des maraîchers Des tricards des valses et des p'tits cafés Et les belles gitanes du bord du canal Quittaient leurs verdines pour aller au bal Qu'il pleuve ou qu'il vente de braves italiens Bâtirent vos maisons qui tenaient si bien Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Aux dix étages de ta grande maison A l'écho des frêles cloisons Les parkings se vident et aux arrêts de bus La foule impavide attend le prochain Le soir la sirène qui sert d'angélus Ramène des ribambelles de baguette de pain C'est l'heure ou grésillent les télévisions Les bouches de métro sont en éruption Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Au soleil pâle de ton univers Ou l'été ressemble à l'hiver Les forêts d'antennes des marchands de rêve Aujourd'hui remplacent les cimes des sapins Au-dessus des tours grises ou les nuages crèvent Des grues gigantesques picorent des parpaings Au loin les usines les grands entrepôts Ont piqué la place des gosses des clodos Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Au béton gris de ton horizon Ou défilent les quatre saisons Et les jeunes qui rêvent de gagner le bol d'or Sur leurs meules pourries veulent tenir la moyenne Dans les p'tits bistros les immigrés dévorent Des couscous au son d'une musique algérienne Hier y a eu de la fauche et ça n'est qu'un hasard La poularde questionne Arabes et Loubards Salut ami d'Aubervilliers Enfant au cœur bien chevillé Aux tendres vagues de ton espoir Au soleil au bout du couloir
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 13/10/2008 à 15:23:46
|  | |