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FRANK - 770362 

L'ELU



« -Grand-père, raconte nous une histoire…

Je vais vous racontez l’histoire d’un petit garçon, Jean-Baptiste…c’était il y a bien longtemps, en 2005, à la veille de la Saint-Jean…

Comme il rentrait de l’école, il vit un homme jeune et blond assis sur une souche et qui le regardait approcher. Alors que Jean-Baptiste arrivait à sa hauteur,l’homme se leva et lui tendit la main :
« -Viens avec moi » dit-il d’une voix douce.
Un silence extraordinaire régnait sur la campagne : les oiseaux se turent, les bourdonnements d’insectes cessèrent, le vent de Juin ne fit plus frémir les feuilles des cyprès. C’était comme si la terre s’était arrêté de tourner.
Etrangement, JB ne ressentit aucune peur et donna la main à cet inconnu.
A peine, l’avait-il posé dans la sienne qu’ils s’envolèrent verticalement. Le paysage rapetissait à une vitesse vertigineuse. Le jeune homme blond le regardait en souriant, il semblait s’amuser de son trouble alors qu’il voyait disparaître les chemins, son école, le village. Bientôt, la terre ressembla à une tête d’épingle tandis que la lune vers laquelle ils se dirigeaient grossissait à vue d’œil.
Ils alunirent en douceur au cœur d’un cratère de faible dimension. L’homme tourna son visage vers JB :
« -Je m’appelle Gabriel, je suis ce que vous appelez, vous, les terriens, un ange. Tu as été choisi Jean-Baptiste pour assister à notre grand conseil. C’est un privilège et une grande responsabilité.»
Le garçon ouvrit la bouche pour poser les milliers de questions qui se bousculaient dans sa petite tête. D’un geste de la main, Gabriel lui intima de se taire et l’invita à le suivre. Ils pénétrèrent dans une petite grotte. Le sol à quelques mètres de l’entrée se déroba soudain et il glissèrent dans le vide pendant quelques secondes pour arriver dans une pièce aux dimensions phénoménales qui grouillait d’une multitude de personnages fantastiques :
Des farfadets, des sorcières, des « hommes » à tête d’oiseau, un sphinx imposant côtoyait un minotaure, des angelots volaient en groupe au dessus d’une troupe de diablotins rigolards qui sautillaient …et là, à quelques mètres, un petit garçon blond avec un long manteau et une épée. JB le désigna du doigt et se tournant vers Gabriel, bafouilla :
« C’est le pet-t-tit Pri…
-Oui, le petit Prince » coupa Gabriel en souriant.
« Tu verras réunis ici, Jean-Baptiste, tous les Dieux, les anges, les personnages de légende que tu connais. Tu les verras tels qu’il apparurent aux hommes et tels qu’il furent représentés, mais voici leur vrai visage . »
Gabriel posa ses mains sur les tempes du jeune garçon, il ressentit une violente douleur dans la tête, ce fut comme si ses yeux s’ouvraient en grand, à l’intérieur de son crâne. Et il vit : de petits êtres étranges avec des têtes énormes, des yeux immenses, une bouche aux lèvres fines et sans oreilles. A bien les observer, on arrivait à les distinguer. Leurs yeux surtout permettaient de les différencier. JB entendait la voix de Gabriel dans sa tête, il parlait en le regardant :
« Chaque année, tous les 100 ans pour vous, nous nous réunissons pour statuer sur le sort des humains. Tu es ici pour défendre ta race, tu es l’élu…je perçois toutes tes interrogations Jean-Baptiste. Suis-moi, je te dirais ce que tu dois savoir. »
Ils pénétrèrent dans une grande pièce circulaire. Une dizaine de ces êtres étra

mardi 5 juillet 2005
08:50

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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- 1306128

Petit Pierre (*)


Comme beaucoup d’autres enfants de son âge, Petit Pierre entra à la grande école à 6 ans révolus.

Après quelques bleus et autres bobos, il réussit à se servir du beau vélo qu’il avait reçu de sa mère pour son anniversaire.

C’est son père, qu’il venait de découvrir cet été là, qui lui apprit à pédaler comme un chef ainsi que tout un tas de choses…

Son père avait des tonnes de bouquins et de microsillons de musique classique « que de la grande… » et aussi des toiles de peinture aux murs, il était artiste peintre à ses heures et vivait seul à la campagne en compagnie de son grand jardin et de sa deuch.

Ce jardin et quelques petits boulots ou plutôt services lui permettaient de vivre sans travailler « chez un patron ».

Petit pierre apprit à pêcher, à jouer aux dominos, aux cartes puis aux échecs et aussi à différencier les instruments de musique : « qu’est-ce que c’est ? » demandait son père !

« Un hautbois ? »

« Non plus grave ! » disait-il d’une voix qui l’était tout autant.

« Un basson ! » Et hop ! c’était gagné.

Petit pierre devait rester chez son père pour les vacances d’été mais finalement il y resta plus longtemps que prévu.

Il devait y avoir deux bons kilomètres pour aller de la maison à l’école et la première semaine, son père l’accompagna en vélo, matin, midi et soir pour être sûr que son rejeton se débrouille comme un grand.

Puis petit pierre fit les trajets tout seul.

Dans cette école primaire de village, il y avait deux rangées pour chaque niveau du CP au CM2 ; Petit pierre était dans le premier rang au fond la classe et déjà il apprenait à lire « Rémi » et à faire des grosses taches d’encre violette en guise de lettres jambées dans les jolis interlignes de son beau cahier.

Du violet, il y en avait partout : sur le papier buvard, les doigts, les habits et jusque sur la langue.

Et déjà les leçons et devoirs débarquaient le soir, ç’en était presque fini de l’insouciance.

Un soir qu’il avait bâclé ses lignes d’écriture dont les lettres mal formées et en dehors des guides ne ressemblaient à rien, son père lui mit une bonne claque derrière les oreilles, arracha la page et lui fit recommencer le tout.

Petit pierre fit la plus belle page d’écriture qu’il n’avait encore jamais faite avec la peur au ventre d’une seconde réprimande de la Maîtresse qui verrait bien la page manquante…

On peut dire que Petit Pierre n’était pas un bon élève mais, il était toujours « prems » en « récite » !

C’est que son père ne lui passait rien sur le sujet. Il n’était pas question de faire du « par cœur » et de la « cavalcade » sans rien comprendre…fallait prendre le temps pour réciter, mettre des pauses, donner du corps, de la vie au texte.

Et il ramenait toujours un « bon point » en récite…

Son père lui apprenait pas mal de choses en fait et même des choses de grands…

Que dans la vie, il fallait se méfier de pas mal de conneries et notamment « ces foutues bondieuseries pour les grenouilles de bénitier »…

Ainsi la vie scolaire de Petit Pierre commença donc chez son père, on lui avait expliqué que maman et papa ne pouvaient plus vivre ensemble.

Et déjà la fin du premier trimestre …

Le dernier soir d’&ea

mercredi 6 avril 2005
08:52

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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Blog mis à jour le 02/12/2008 à 12:23:14



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