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Ma femme


Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
Aux regards fabuleux des enfants étonnés
Aux grands yeux prophétiques où l'on voit se baigner
Des elfes mystérieuses en paillettes dorées
Tes longs cils font des trilles en fumée de gitane
Tes longs cils sont des rames aux vagues de la mer
Des pont-levis fermés par ma bouche salée
Tes longs cils font de trilles en fumée de gitane

Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
Tes baisers ont le suc des tortillas indiennes
Des fleurs d'acacia roses des gâteaux de Noël
De pâte feuilletée fourrée d'orties au miel
Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs
Aux vérités poignards qui déchirent les nues
Ma femme au rire nu aux sanglots retenus
Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs

Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
Aux cris d'oiseaux plaintifs dans ton sommeil d'enfant
Aux étreintes jalouses en mâchoires de tigre
Aux étreintes jalouses en pointes de diamant
Au ventre palpitant de caille ensanglantée
A la bouche tendue comme un quartier d'orange
Ma femme aux seins secrets aux lèvres de vendange
Au ventre palpitant de caille ensanglantée

Et je suis là moi je suis là sans rien te dire
Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée
Et j'étrangle ma muse et j'étouffe ma lyre
Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée

Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
Aux longs doigts de corail dans mes cheveux de laine
Aux longs doigts qui s'attardent aux bouches des fontaines
Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu
Je t'aime




samedi 25 juin 2005
08:06

Auteur : Pierre Perret

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Ton style


Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins
Où je te vois dans les rayons comme une offense
Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien
Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes
Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants
Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile
Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant
Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ma loi quand tu t'y plies salope !
C'est mon sang à ta plaie c'est ton feu à mes clopes
C'est l'amour à genoux et qui n'en finit plus
Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul

Tous ces ports de la nuit ce môme qu'on voudrait bien
Et puis qu'on ne veut plus dès que tu me fais signe
Au coin d'une réplique enfoncée dans ton bien
Par le sang de ma grappe et le vin de ta vigne
Tout cela se mêlant en mémoire de nous
Dans ces mondes perdus de l'an quatre-vingt mille
Quand nous n'y serons plus et quand nous renaîtrons
Tous ces trucs un peu fous tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ton droit quand j'ai droit à ton style
C'est ce jeu de l'enfer de face et puis de pile
C'est l'amour qui se tait quand tu ne chantes plus
Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul

A tant vouloir connaître on ne connaît plus rien
Ce qui me plaît chez toi c'est ce que j'imagine
A la pointe d'un geste au secours de ma main
A ta bouche inventée au-delà de l'indigne
Dans ces rues de la nuit avec mes yeux masqués
Quand tu ne reconnais de moi qu'un certain style
Quand je fais de moi-même un autre imaginé
Tous ces trucs imprudents tout cela c'est ton style

Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul
Ton style c'est ta loi quand je m'y plie salope !
C'est ta plaie c'est mon sang c'est ma cendre à tes clopes
Quand la nuit a jeté ses feux et qu'elle meurt
Ton style c'est ton cœur c'est ton cœur c'est ton cœur

samedi 25 juin 2005
08:00

Auteur : Léo Ferré

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Une chanson rien qu'pour toi


C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour,
Pour te dire que t'es ma lumière,
Mon soleil d'automne au lever du jour,
Mon ciel rose et bleu en hiver.

Elle est restée longtemps dans mon cœur immobile.
J'voulais qu'ce soit la plus belle.
La voilà qui s'envole. Ecoute-la, ma fragile.
J'suis v'nu au monde rien qu'pour elle.
Mmh...
Mmmh...

C'est une chanson rien qu'pour toi, ma princesse,
Ma douceur des jours tranquilles,
Mon bonheur toujours, mon éternelle jeunesse,
Mon ciel rose et bleu en avril.

Est-ce que tu sais pourquoi le destin nous assemble,
Pourquoi tous les deux on s'aime ?
Je connais la réponse : on est si bien ensemble
Parce que mon âme et ton âme, c'est la même,
C'est la même,
C'est la même.

Je te voyais déjà dans mes rêves d'enfance,
Dans le premier désir d'un doux baiser qui saoule.
Je t'ai vue
Comme aujourd'hui je vois le marronnier qui danse
Et la Marne qui coule.

C'était bien ton visage
Et cette eau bleue profonde où je plongeais souvent.
Tes yeux, ce sont les mêmes.
Je t'ai aimée, tu sais, à la première seconde
Et je t'ai reconnue dès le premier "je t'aime".

C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour.
Qu'elle s'arrête ou qu'elle tourne, la Terre,
Tant que les jours succéderont aux jours,
Tu s'ras toujours ma lumière.

Et je serai toujours là pour te séduire encore
Comme au début où, tu t'rappelles ?
J'te disais "Crie je t'aime, vas-y crie-le plus fort
Que l'amour, c'est éternel !"
Mmh...
Mmmh...

C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour,
Pour te dire que t'es ma lumière,
Mon soleil d'automne au lever du jour
Mon ciel rose et bleu en hiver

Et je serai toujours là pour te séduire encore
Comme au début où, tu t'rappelles ?
J'te disais "Crie je t'aime, vas-y crie-le plus fort
Que l'amour, c'est éternel !"
Mmh...
Mmmh...

dimanche 19 juin 2005
20:34

Auteur : Michel Jonasz

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Les Mots Incendies





j’ai pas lu tous les livres
et je n’suis pas de bois
et le soir je m’enivre
dans le lac de tes bras
dis-moi encore les mots
les mots incendies
qui brûlent nos vies nos jours
et nos nuits

le désir a ses barques
sur le flot de ta voix
et le soir je m’embarque
pour l’orée de tes bras

dis-moi encore les mots
les mots incendies
qui mettent à feu à sang nos sens
interdits

le soir en se couchant
allume des contre-feux
des mots se consumant
dans la nuit de tes yeux

dis-moi encore les mots
les mots incendies
qui brûlent nos vies nos jours
et nos nuits

mon amour, la muerte
quand elle viendra si elle venait
on l’enverra je te promets
sur les roses se promener

dis-moi encore les mots
les mots incendies
attisant le brasier vivant de nos vies

j’ai pas lu tous les livres
et je n’suis pas de bois
et le soir je chavire
dans le lac de tes bras

dis-moi encore les mots
les mots incendies
qui brûlent nos vies nos jours
et nos nuits




dimanche 19 juin 2005
01:12

Auteur : La Tordue

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L'amour sans amour


L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour
J'ai le cœur embrasé
J'ai toujours la bouche
Pleines de baisers
Il me faut des râles
Des ah prolongés
Ou encore maman
Ou des cris légers
Des frissons des secousses
Dans l'épine dorsale
Et un chuchotis
Très sentimental

L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour
Quand je m'envoie en l'air
Suis pas le genre de type
Qui éteint la lumière
J'aime la mélodie
D'un corsage froissé
Les soupirs moelleux
Les bisous sucrés
Et je la déshabille
D'une délicate manière
Comme j'enlève l'arête
De ma sole meunière

L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour
Pour toutes mes maîtresses
J'ai toujours les bras
Chargés de caresses
J'aime qu'elles entremêlent
En pleine volupté
Leur doigts dans mes cheveux
Quand je prends ma tétée
Y me faut du Verlaine
Dans les cages à miel
Quand je prends mon bifton
Pour le septième ciel

L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour
Moi je bidonne jamais
J'fais partie de ces types
Qui rendent la monnaie
Un bruissement de robe
Un parfum musqué
Et je laisse mes tatanes
En bas de la mosquée
Une haleine de rose
Me fait sauter le compteur
J'ai le cœur qui saigne
Comme un nez de boxeur

L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour
Je préfère les poupées
Qui ont un répertoire
D'onomatopées
J'aime l'écho pudique
D'un spasme étranglé
Les acclamations
D'une maîtresse comblée
Les étreintes sauvages
Jusqu'à ce qu'elle sanglote
Jusqu'à ce qu'elle soit bleue
Comme une entrecôte

L'amour sans amour
Ça n'est pas l'amour
Comme j'aime l'amour


dimanche 19 juin 2005
01:02

Auteur : Pierre Perret

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Blog mis à jour le 05/12/2008 à 09:38:00



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