|
Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu Aux regards fabuleux des enfants étonnés Aux grands yeux prophétiques où l'on voit se baigner Des elfes mystérieuses en paillettes dorées Tes longs cils font des trilles en fumée de gitane Tes longs cils sont des rames aux vagues de la mer Des pont-levis fermés par ma bouche salée Tes longs cils font de trilles en fumée de gitane Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu Tes baisers ont le suc des tortillas indiennes Des fleurs d'acacia roses des gâteaux de Noël De pâte feuilletée fourrée d'orties au miel Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs Aux vérités poignards qui déchirent les nues Ma femme au rire nu aux sanglots retenus Ma femme aux pieds de lune aux empreintes de fleurs Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu Aux cris d'oiseaux plaintifs dans ton sommeil d'enfant Aux étreintes jalouses en mâchoires de tigre Aux étreintes jalouses en pointes de diamant Au ventre palpitant de caille ensanglantée A la bouche tendue comme un quartier d'orange Ma femme aux seins secrets aux lèvres de vendange Au ventre palpitant de caille ensanglantée Et je suis là moi je suis là sans rien te dire Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée Et j'étrangle ma muse et j'étouffe ma lyre Retenant les oiseaux dans ma bouche fermée Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu Aux longs doigts de corail dans mes cheveux de laine Aux longs doigts qui s'attardent aux bouches des fontaines Oh toi ma femme aux paupières de cèdre bleu Je t'aime
|
|
|
|
Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins Où je te vois dans les rayons comme une offense Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est ton style Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul Ton style c'est ma loi quand tu t'y plies salope ! C'est mon sang à ta plaie c'est ton feu à mes clopes C'est l'amour à genoux et qui n'en finit plus Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul Tous ces ports de la nuit ce môme qu'on voudrait bien Et puis qu'on ne veut plus dès que tu me fais signe Au coin d'une réplique enfoncée dans ton bien Par le sang de ma grappe et le vin de ta vigne Tout cela se mêlant en mémoire de nous Dans ces mondes perdus de l'an quatre-vingt mille Quand nous n'y serons plus et quand nous renaîtrons Tous ces trucs un peu fous tout cela c'est ton style Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul Ton style c'est ton droit quand j'ai droit à ton style C'est ce jeu de l'enfer de face et puis de pile C'est l'amour qui se tait quand tu ne chantes plus Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul A tant vouloir connaître on ne connaît plus rien Ce qui me plaît chez toi c'est ce que j'imagine A la pointe d'un geste au secours de ma main A ta bouche inventée au-delà de l'indigne Dans ces rues de la nuit avec mes yeux masqués Quand tu ne reconnais de moi qu'un certain style Quand je fais de moi-même un autre imaginé Tous ces trucs imprudents tout cela c'est ton style Ton style c'est ton cul c'est ton cul c'est ton cul Ton style c'est ta loi quand je m'y plie salope ! C'est ta plaie c'est mon sang c'est ma cendre à tes clopes Quand la nuit a jeté ses feux et qu'elle meurt Ton style c'est ton cœur c'est ton cœur c'est ton cœur
|
|
|
|
C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour, Pour te dire que t'es ma lumière, Mon soleil d'automne au lever du jour, Mon ciel rose et bleu en hiver. Elle est restée longtemps dans mon cœur immobile. J'voulais qu'ce soit la plus belle. La voilà qui s'envole. Ecoute-la, ma fragile. J'suis v'nu au monde rien qu'pour elle. Mmh... Mmmh... C'est une chanson rien qu'pour toi, ma princesse, Ma douceur des jours tranquilles, Mon bonheur toujours, mon éternelle jeunesse, Mon ciel rose et bleu en avril. Est-ce que tu sais pourquoi le destin nous assemble, Pourquoi tous les deux on s'aime ? Je connais la réponse : on est si bien ensemble Parce que mon âme et ton âme, c'est la même, C'est la même, C'est la même. Je te voyais déjà dans mes rêves d'enfance, Dans le premier désir d'un doux baiser qui saoule. Je t'ai vue Comme aujourd'hui je vois le marronnier qui danse Et la Marne qui coule. C'était bien ton visage Et cette eau bleue profonde où je plongeais souvent. Tes yeux, ce sont les mêmes. Je t'ai aimée, tu sais, à la première seconde Et je t'ai reconnue dès le premier "je t'aime". C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour. Qu'elle s'arrête ou qu'elle tourne, la Terre, Tant que les jours succéderont aux jours, Tu s'ras toujours ma lumière. Et je serai toujours là pour te séduire encore Comme au début où, tu t'rappelles ? J'te disais "Crie je t'aime, vas-y crie-le plus fort Que l'amour, c'est éternel !" Mmh... Mmmh... C'est une chanson rien qu'pour toi, mon amour, Pour te dire que t'es ma lumière, Mon soleil d'automne au lever du jour Mon ciel rose et bleu en hiver Et je serai toujours là pour te séduire encore Comme au début où, tu t'rappelles ? J'te disais "Crie je t'aime, vas-y crie-le plus fort Que l'amour, c'est éternel !" Mmh... Mmmh...
|
|
|
|
j’ai pas lu tous les livres et je n’suis pas de bois et le soir je m’enivre dans le lac de tes bras dis-moi encore les mots les mots incendies qui brûlent nos vies nos jours et nos nuits le désir a ses barques sur le flot de ta voix et le soir je m’embarque pour l’orée de tes bras dis-moi encore les mots les mots incendies qui mettent à feu à sang nos sens interdits le soir en se couchant allume des contre-feux des mots se consumant dans la nuit de tes yeux dis-moi encore les mots les mots incendies qui brûlent nos vies nos jours et nos nuits mon amour, la muerte quand elle viendra si elle venait on l’enverra je te promets sur les roses se promener dis-moi encore les mots les mots incendies attisant le brasier vivant de nos vies j’ai pas lu tous les livres et je n’suis pas de bois et le soir je chavire dans le lac de tes bras dis-moi encore les mots les mots incendies qui brûlent nos vies nos jours et nos nuits
|
|
|
|
L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour J'ai le cœur embrasé J'ai toujours la bouche Pleines de baisers Il me faut des râles Des ah prolongés Ou encore maman Ou des cris légers Des frissons des secousses Dans l'épine dorsale Et un chuchotis Très sentimental L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour Quand je m'envoie en l'air Suis pas le genre de type Qui éteint la lumière J'aime la mélodie D'un corsage froissé Les soupirs moelleux Les bisous sucrés Et je la déshabille D'une délicate manière Comme j'enlève l'arête De ma sole meunière L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour Pour toutes mes maîtresses J'ai toujours les bras Chargés de caresses J'aime qu'elles entremêlent En pleine volupté Leur doigts dans mes cheveux Quand je prends ma tétée Y me faut du Verlaine Dans les cages à miel Quand je prends mon bifton Pour le septième ciel L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour Moi je bidonne jamais J'fais partie de ces types Qui rendent la monnaie Un bruissement de robe Un parfum musqué Et je laisse mes tatanes En bas de la mosquée Une haleine de rose Me fait sauter le compteur J'ai le cœur qui saigne Comme un nez de boxeur L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour Je préfère les poupées Qui ont un répertoire D'onomatopées J'aime l'écho pudique D'un spasme étranglé Les acclamations D'une maîtresse comblée Les étreintes sauvages Jusqu'à ce qu'elle sanglote Jusqu'à ce qu'elle soit bleue Comme une entrecôte L'amour sans amour Ça n'est pas l'amour Comme j'aime l'amour
|
|
|