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Petite servante, quand tu viens faire nos lits tu es souvent riante en voyant nos vits se dresser de bon matin comme de fiers pantins. Petite servante, tu es jeune et jolie avec ton air timide et tes yeux humides. Petite servante, tu es jeune et tu ries, manches retroussées, le fichu de travers laissant tes pommés à moitié découverts. Petite servante, fait nous donc voir ta fente et nous te rendrons si belle que tu te couvriras d'or et dans un océan de dentelle noieras ton corps.
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J'ai goutté, têté, à ta peau mie de pain et j'ai fait monter tes seins, secrête levure, seins si mûrs. Ma baguette chaude aussi s'est dressée, épique, sur ta toison blé et, bien que dure et costaude, dans ta chair élastique s'est dispersée...
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A bord de ma fusée phallique j'avais trop la trique. Ayant trop usé ma poupée plastique j'étais raide panique ! A bord de ma soucoupe violente j'ai donc fait monter plus de trente vierges et dodues vénusiennes afin que dans ma tourmente je puisse les faire miennes. A bord de mon vaisseau spatial j'ai défloré, consommé, alors en de funeste orgies bestiales cette flottille, cette galaxie de corps ! Et à bord de mon engin sidéral on pouvait entendre jusqu'aux confins de l'univers les cris de douleurs, les somptueux râles, de nos ébats intergalactiques, à l'endroit, à l'envers...
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J'ai besoin, à côté de moi, d'une femme simple et équilibrée, et dont l'âme inquiète et trouble ne fournirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c'est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c'est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte. J'ajouterai à cela que j'ai besoin d'une femme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespéré de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seul, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et une femme qui s'occupe sans cesse de moi qui suis incapable de m'occuper de rien, qui s'occupe de moi pour les plus petites choses. Une artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d'un égoïsme féroce, mais c'est ainsi. Il ne m'est même pas nécessaire que cette femme soit très jolie, je ne veux pas non plus qu'elle soit d'une intelligence excessive, ni surtout qu'elle réfléchisse trop. Il me suffit qu'elle soit attachée à moi. Je pense que tu sauras apprécier la grande franchise avec laquelle je te parle et que tu me donneras la preuve d'intelligence suivante : c'est de bien pénétrer que tout ce que je te dis n'a rien à voir avec la puissante tendresse, l'indéracinable sentiment d'amour que j'ai et que j'aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n'a rien à voir lui-même avec le courant ordinaire de la vie. Et elle est à vivre, la vie. Il y a trop de choses qui m'unissent à toi pour que je te demande de rompre, je te demande seulement de changer nos rapports, de nous faire chacun une vie différente, mais qui ne nous désunira pas.
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Brune encore non eue, Je te veux presque nue Sur un canapé noir Dans un jaune boudoir, Comme en mil huit cent trente Presque nue et non nue À travers une nue De dentelles montrant Ta chair où va courant Ma bouche délirante. Je te veux trop rieuse Et très impérieuse, Méchante et mauvaise et Pire s’il te plaisait, Mais si luxurieuse ! Ah, ton corps noir et rose Et clair de lune ! Ah, pose Ton coude sur mon coeur, Et tout ton corps vainqueur, Tout ton corps que j’adore ! Ah, ton corps, qu’il repose Sur mon âme morose Et l’étouffe s’il peut, Si ton caprice veut, Encore, encore, encore !
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Blog mis à jour le 05/12/2008 à 10:33:42
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