Accueil | Connexion
Féline - 1301487
Ignorer les liens de navigation.
Blog \ Textes \ Poèmes   Tous ses textes


Petite servante




Petite servante,
quand tu viens faire nos lits
tu es souvent riante
en voyant nos vits
se dresser de bon matin
comme de fiers pantins.

Petite servante,
tu es jeune et jolie
avec ton air timide
et tes yeux humides.
Petite servante,
tu es jeune et tu ries,
manches retroussées,
le fichu de travers
laissant tes pommés
à moitié découverts.

Petite servante,
fait nous donc voir ta fente
et nous te rendrons si belle
que tu te couvriras d'or
et dans un océan de dentelle
noieras ton corps.



mardi 2 mai 2006
01:04

Auteur : Cyr

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires

Boulangeries







J'ai goutté, têté,
à ta peau mie de pain
et j'ai fait monter
tes seins,
secrête levure,
seins si mûrs.


Ma baguette chaude
aussi s'est dressée, épique,
sur ta toison blé
et, bien que dure et costaude,
dans ta chair élastique
s'est dispersée...


mardi 2 mai 2006
01:01

Auteur : Cyr

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

3 Commentaires

Escale à Venus



A bord de ma fusée phallique
j'avais trop la trique.
Ayant trop usé ma poupée plastique
j'étais raide panique !

A bord de ma soucoupe violente
j'ai donc fait monter plus de trente
vierges et dodues vénusiennes
afin que dans ma tourmente
je puisse les faire miennes.

A bord de mon vaisseau spatial
j'ai défloré, consommé, alors
en de funeste orgies bestiales
cette flottille, cette galaxie de corps !

Et à bord de mon engin sidéral
on pouvait entendre jusqu'aux confins de l'univers
les cris de douleurs, les somptueux râles,
de nos ébats intergalactiques, à l'endroit, à l'envers...



mardi 2 mai 2006
00:48

Auteur : Cyr

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires

DEUXIÉME LETTRE DE MÉNAGE




J'ai besoin, à côté de moi, d'une femme simple et équilibrée, et dont l'âme inquiète et trouble ne fournirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c'est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c'est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte. J'ajouterai à cela que j'ai besoin d'une femme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespéré de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seul, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et une femme qui s'occupe sans cesse de moi qui suis incapable de m'occuper de rien, qui s'occupe de moi pour les plus petites choses. Une artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d'un égoïsme féroce, mais c'est ainsi. Il ne m'est même pas nécessaire que cette femme soit très jolie, je ne veux pas non plus qu'elle soit d'une intelligence excessive, ni surtout qu'elle réfléchisse trop. Il me suffit qu'elle soit attachée à moi. Je pense que tu sauras apprécier la grande franchise avec laquelle je te parle et que tu me donneras la preuve d'intelligence suivante : c'est de bien pénétrer que tout ce que je te dis n'a rien à voir avec la puissante tendresse, l'indéracinable sentiment d'amour que j'ai et que j'aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n'a rien à voir lui-même avec le courant ordinaire de la vie. Et elle est à vivre, la vie. Il y a trop de choses qui m'unissent à toi pour que je te demande de rompre, je te demande seulement de changer nos rapports, de nous faire chacun une vie différente, mais qui ne nous désunira pas.



samedi 19 novembre 2005
21:29

Auteur : Antonin Artaud

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires

Séguidille








Brune encore non eue,
Je te veux presque nue
Sur un canapé noir
Dans un jaune boudoir,
Comme en mil huit cent trente

Presque nue et non nue
À travers une nue
De dentelles montrant
Ta chair où va courant
Ma bouche délirante.

Je te veux trop rieuse
Et très impérieuse,
Méchante et mauvaise et
Pire s’il te plaisait,
Mais si luxurieuse !

Ah, ton corps noir et rose
Et clair de lune ! Ah, pose
Ton coude sur mon coeur,
Et tout ton corps vainqueur,
Tout ton corps que j’adore !

Ah, ton corps, qu’il repose
Sur mon âme morose
Et l’étouffe s’il peut,
Si ton caprice veut,
Encore, encore, encore !

samedi 19 novembre 2005
19:11

Auteur : Paul Verlaine

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

3 Commentaires

  Page 1   Suivant >>

Blog mis à jour le 05/12/2008 à 10:33:42



Traitement en cours...

Créé et hébergé par Capit