Cherchant la date de publication du remarquable ouvrage "Les machines totalitaires", de Jean-Jacques Walter, je tombe sur ce texte-ci, qui mérite d'être cité :Citation: Samedi 22 novembre 2003 Le problème du voile islamique est rendu difficile parce que l’islam est à la fois une religion et une idéologie politique : Mahomet était en même temps le chef d’une religion, d’un gouvernement, d’une force armée et d’une police des idées, et le coran contient beaucoup plus de prescriptions relatives à la société civile qu’à la morale ou à la théologie. De nombreuses dispositions islamiques ne relèvent pas de la religion, mais d’un projet politique : le statut des femmes, le principe des droits inégaux (les hommes ont plus de droits que les femmes, les musulmans plus que les non-musulmans), le rejet de la laïcité, l’interdiction de la pensée dissidente, le statut des dhimmis (dont certains musulmans ont demandé l’application à Roubaix, ville aujourd’hui majoritairement musulmane. Le voile symbolise aujourd’hui ce projet politique. Ce qui est inacceptable dans le voile, ce ne sont pas ses connotations religieuses, mais ses implications en droit civil, incompatibles avec les traditions, la culture, la Constitution et les lois de la France. Il n’y a pas de pape musulman, chargé de définir ce qu’est l’islam. Comment savoir ce qui est fondamental, et ce qui n’est qu’une déviation ? La réponse est simple : ce qui est fondamental est ce qui se trouve à la fois dans les trois sources, qui sont : • Le coran • Les hadiths, c'est-à-dire les actes et les paroles de Mahomet, tels qu’ils sont rapportés par une chaîne de témoins reconnus par l’ensemble du monde musulman. Ces actes et ces paroles doivent être imités, car Mahomet est « le beau modèle », pour tous les siècles et pour tous les peuples. • Le consensus. Une affirmation célèbre, rapportée par les trois principaux hadiths (Abu Daoud 34,1. At Tirmidhi 31,7. Ibn Maja 36,8) dit que d’après Mahomet, sa communauté ne sera jamais d’accord sur une erreur. La conclusion tirée par les légistes est que le consensus a force de loi. Ce qui est indiqué ci-dessous comme appartenant à l’islam est ce que l’on trouve à la fois dans ces trois sources. L’abrogation Le coran est censé avoir été écrit avant la fondation du monde, sur une Table Gardée du Paradis, dans la langue que parlent Allah et les anges : le dialecte de La Mecque. Cela tombait bien, c’était la seule langue connue de Mahomet. Cependant certains contemporains avaient été surpris du contraste entre les versets déclamés à La Mecque, quand l’islam était faible et avait besoin de tolérance pour survivre (pas de contrainte en religion, sourate 2 verset 256) et ceux de la période suivante, à Médine, quand l’islam devenu fort voulu user de violence contre ses opposants (assassinez ceux qui quittent l’islam, sourate 4 verset 89, assassinez les polythéistes, c'est-à-dire les animistes, sourate 9 verset 5). Mahomet répondit par des versets, sourate 2 versets 106 et 107 et sourate 16, versets 101 et 102. Lorsqu’Allah remplace un verset par un autre de sens contraire, le nouveau est meilleur, ceux qui contestent iront en enfer... Ainsi, le coran contient deux sortes de versets : les mansukhs, qui sont des versets abrogés, toujours présents dans le coran, mais sans valeur, et les nasikhs, les abrogeants, qui sont des versets ultérieurs de sens opposé. Le coran est fait comme un ensemble de circulaires administratives. Les dernières en date annulent et remplacent les précédentes de sens contraire. Certains disent que les atteintes aux libertés et les violences ne sont qu’une déformation de l’islam, lequel serait modéré. Mais cette modération n’est présente que dans les mansukhs, les versets abrogés qui n’ont plus de valeur. En particulier, les 115 versets tolérants, répartis dans 54 sourates, sont tous, sans aucune exception, des mansukhs, des abrogés sans valeur. Ils sont cités par les musulmans dits modérés, qui savent que les hommes politiques ou les journalistes d’Occident sont très rares à avoir lu le coran, et qu’il n’y a guère de risques à présenter des versets abrogés comme preuve de tolérance... La taquia À la mort de Mahomet, la succession se traita par des guerres et des assassinats. Ali, un petit fils de Mahomet, conquit le pouvoir, le garda deux ans, et le perdit. Ses partisans formèrent les Chiites (chiite vient d’un mot arabe qui signifie partisan). Les adversaires formèrent les Sunnites (leur nom vient d’un mot qui signifie le chemin, celui que doivent suivre les musulmans). Comment résoudre ce schisme ? Mahomet avait montré la voie, en appliquant la solution finale d’abord aux Juifs de Médine, puis à ceux qui abandonnaient l’islam, puis aux « polythéistes ». Les Sunnites tentèrent donc de génocider tous les Chiites. Ceux-ci choisirent en masse l’abjuration. Pour éviter de perdre tous leurs fidèles, les dirigeants du chiisme inventèrent la taquia : c’est l’obligation religieuse faite aux Chiites de mentir pour sauver leur vie, en faisant une abjuration publique, sans pourtant changer de religion. La taquia s’est ensuite généralisée, et aujourd’hui elle est devenue l’obligation religieuse, qui s’impose à tout musulman, de mentir chaque fois que le mensonge est utile à l’islam. C’est au titre de la taquia que les musulmans d’Occident citent souvent les versets de la tolérance, sans dire que ce sont des mansukhs abrogés… Les femmes La femme est inférieure à l’homme en dignité : sourate 2, verset 228 et sourate 4, verset 34. La femme est inférieure à l’homme en droit : elle hérite d’une demie part (sourate 4, versets 11 et 176) et en justice, son témoignage vaut un demi-témoignage d’homme (sourate 2, verset 282). L’interdiction de sortir de la maison sans un motif approuvé par le mari : sourate 33, verset 33. Son mari doit la frapper et la séquestrer non pas si elle désobéit, mais dès que le mari soupçonne qu’elle pourrait penser à désobéir : sourate 4, verset 34. La polygamie : sourate 4, verset 3. La rupture du mariage uniquement par répudiation. La femme ne peut quitter son mari si celui-ci s’y oppose. Si elle est répudiée, avant de la mettre à la porte, le mari doit la séquestrer pendant trois périodes menstruelles pour s’assurer qu’elle n’est pas enceinte : sourate 65, versets 1 et 4. La peine de mort pour adultère : sourate 4, verset 15. Le droit de faire des prisonnières de guerre des concubines forcées, c’est-à-dire des esclaves sexuelles : sourate 70, versets 29, 30 et 35. Le consensus et les hadiths ajoutent des dispositions aussi inacceptables que celles fondées sur le coran : Mahomet a épousé Aïcha lorsqu’elle avait 6 ans, l’a laissée chez sa mère, et l’enfant ayant atteint 9 ans, il l’a vue jouer sur une balançoire, a ordonné à sa mère de la porter dans son harem, et lui a fait commencer sa vie conjugale. De ce fait, pour l’islam, il est légitime de mettre de force une fillette de 9 ans dans le lit d’un homme de 54 ans. Ce mariage forcé des filles impubères s’appelle le djabr. Le code unifié établi par la ligue arabe, qui représente le consensus musulman, stipule dans son article 20 que la femme ne se marie qu’à l’initiative et sur décision du « tuteur matrimonial », c'est-à-dire le plus proche parent masculin. Si la femme a pris elle-même l'initiative, l'union est nulle de plein droit. L’ensemble de ces servitudes est symbolisé par l’obligation du voile, qui prend sa source dans le coran - sourate 24, verset 31 et sourate 33, verset 59 - mais aussi dans la pratique imposée par Mahomet et dans le consensus, c'est-à-dire dans la totalité des sources de l’islam. * * * Le voile ne signifie pas, cependant, uniquement la servitude des femmes, mais aussi l’approbation de l’ensemble des injonctions islamiques. Celles-ci comportent d’autres sortes de violences. De manière fort peu religieuse, Mahomet veilla à faire égorger tous ceux qui luttaient contre lui par la parole ou les idées. Dans une société illettrée, les idées se transmettaient sous forme de poèmes et d’épigrammes, faciles à fixer dans la mémoire. Il fit égorger la poétesse Aça bint Marwan, une jeune mère de famille qui tenait son bébé dans ses bras, et un poète centenaire, Abou Aflak. Tous deux avaient rédigé et déclamé des poèmes satiriques contre Mahomet et l’islam. Après sa victoire de Badr, il se sentit assez puissant pour faire égorger devant lui Nadr Ibn al Harith, un conteur perse qui traitait le Coran de mauvais conte, et Ocba, qui avait posé à Mahomet des questions théologiques embarrassantes. D’après les hadiths, Mahomet insulta le cadavre d’Ocba et se réjouit d’avoir vu sa mort. Un autre poète satirique, Ka’b ibn al Ashraf, de mère juive, fut assassiné par son frère de lait, sur l’ordre de Mahomet, qui à cette occasion permit explicitement de recourir à la ruse et au mensonge pour assassiner les opposants intellectuels. Abou Rafi, un vieux rabbin réfugié à Khaybar fut égorgé par un commando. Comme Mahomet est pour les musulmans le « beau modèle », qu’il faut imiter en tout, les violences dans les cités, aujourd’hui, contre ceux qui récusent ou contestent l’islam, sont fondées sur ces hadiths. Les dissidents Ce ne sont pas seulement les contestataires qui sont mis à mort dans l’islam, c'est aussi ceux qui, sans désapprouver ouvertement, ne veulent cependant pas approuver, ou veulent cesser d'approuver. Tout musulman qui veut quitter l’islam doit être mis à mort : « S'ils retournaient à l'infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez » (sourate 4 verset 89). Dans les pays musulmans d’aujourd’hui, cette loi est strictement appliquée. C’est la plupart du temps la famille qui se charge d’égorger elle-même le dissident, à défaut les amis, ou les voisins s’ils sont défaillants. En Syrie, les musulmans qui deviennent chrétiens ou bien dissimulent leur conversion à tous, ou bien vont au Liban se fondre dans la communauté chrétienne. En Égypte, ils peuvent aller habiter chez les Coptes, mais dans les autres États islamiques, le secret est le seul recours. Même au Maroc, l’un des pays musulmans les moins stricts, un musulman qui quitte l’islam perd sa nationalité marocaine, et devient apatride. Comment les populations chrétiennes de Turquie, du Maghreb ..., ont-elles disparues ? Par évaporation ? En France, il y a périodiquement des meurtres de jeunes filles, soit par leur père, soit, par un membre mineur de la famille afin de faire bénéficier le meurtrier de l’indulgence que les lois françaises réservent aux mineurs. Certes, il n’y a que quelques cas connus par an. Mais combien de violences sont-elles commises, sans atteindre le degré qui permet à la force publique d’intervenir ? Les meurtres islamiques en France sont un symptôme, petit par le nombre, mais grave parce qu’il implique. Légitimer le voile, c’est, dans l’esprit de la plupart des musulmans, légitimer l’idée qu’une partie au moins des lois islamiques doit s’appliquer en France… Les 45 États musulmans du monde sont les plus pauvres de la planète, sans exception si l'on ne tient pas compte de la richesse pétrolière, qui ne doit rien aux hommes, et qui enrichit essentiellement le groupe dirigeant. Il est éclairant de regarder ce que sont devenues les diverses parties de l'empire romain. * Il y a dix-huit siècles, il s'étendait de l'Espagne à la Syrie, et de l'Angleterre aux déserts africains. Il y avait une seule civilisation, un seul droit, une organisation d'ensemble. * Aujourd'hui, la partie qui n'a jamais connu l'islam, l'Italie, la France, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne de l'ouest, l'Angleterre, est la plus riche, de fort loin. * L'Espagne, qui a fini de rejeter l'islam il y a cinq siècles, vient ensuite, au second rang en richesse ; le nord, qui a rejeté l'islam plus tôt est plus riche que le sud, qui l'a rejeté plus tard. * Au troisième rang, il y a les peuples qui se sont libérés il y a moins de deux siècles, la Grèce, la Roumanie, ce qui fut la Yougoslavie. * Au quatrième rang, la Turquie qui fait des efforts de laïcisation depuis 80 ans, mais qui reste musulmane. * Au cinquième et dernier rang, les peuples restés entièrement islamiques, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Moyen-Orient. Est-ce un hasard si plus l'influence de l'islam s'efface, plus la richesse et la liberté sont grandes ? Violence La violence est inscrite dans le coran, dans les hadiths, et dans le consensus tel qu’il s’exprime dans la pratique séculaire. Sur ces fondations a été construit le droit islamique, théorisé ensuite par les élaborations des philosophes musulmans. Dans toutes ces sources, la violence est légale contre les femmes, contre les opposants intellectuels, contre les musulmans qui veulent quitter l’islam, contre ceux qui ne veulent pas observer les lois de l’islam là où l’islam détient une force suffisante pour contraindre les récalcitrants. En conséquence, l’islam divise le monde en deux parties : d’une part le Dâr al islam, « la maison de la soumission », la partie du monde soumise par la force à des autorités musulmanes, d’autre part le Dâr al harb, « la maison de la guerre » qui devra être soumise à l’islam par la violence armée : c’est l’islam ordinaire qui est violent et liberticide, et non pas une prétendue déformation par des extrémistes. Naturellement, certains musulmans dits modérés ne se reconnaîtront pas dans ces constatations. Le problème n’est nullement de savoir s’ils sont de bonne ou de mauvaise foi, car beaucoup sont de bonne foi, c’est uniquement de savoir si l’islam, en fait et non en théorie, asservit les femmes, supprime les libertés, appauvrit la nation. Il existe des musulmans de bonne foi, qui s’imaginent que l’islam peut être modéré, et qu’il ne faut rien conclure des résultats qu’il produit dans tous les États musulmans, sans exception. Mais la bonne foi erronée de quelques-unes ne change rien à la nature de l’idéologie musulmane, et aux résultats qu’elle produit. Le voile islamique est une déclaration publique d’allégeance à un système de lois incompatibles avec celles de la France. Il constitue un refus déclaré de la France, et une incitation aux formes de violence prescrites par l’islam. C’est à ce titre que le voile doit être interdit, et non en tant que signe religieux. Accepter le voile islamique, c’est donner droit de cité à des comportements incompatibles avec toute société démocratique. C’est une atteinte non seulement à ce qui fonde la France, mais aussi à tout ce qui fonde les sociétés de liberté, partout dans le monde. Au Liban, les jeunes musulmanes qui vont chercher dans les écoles chrétiennes une éducation de meilleure qualité doivent ôter leur voile en entrant, sous peine d’exclusion. Cela ne choque personne. Pourquoi la France devrait-elle cacher honteusement ses lois et sa culture ? * Extrait d’une lettre envoyée à tous les députés par Jean-Jacques Walter, auteur du livre « Les machines totalitaires » (Éditions Denoël, 1982)
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