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| Les gens se marient pour rompre l'ennui, couler des jours paisibles, peinard mais pas seul. Etre prêt à accepter n'importe quoi pour éviter de ne plus quitter un monde que l'on croit de haute sécurité. Bien sûr ils y en a qui osent "divorcer", mais petit à petit, ils sont rattrapés par cette petite hantise d'être seul. Cela ronge, insidieusement, alors c'est reparti pour une quête de l'autre, retrouver les mêmes shémas où l'on se surprend à dévoiler de la lâcheté quotidienne que l'on appelle pudiquement "compromis", "conscession". Il faut en faire oui, mais toujours plus et on se retrouve en fin de vie avec une personne que l'on aime plus, avec cette horrible phrase en tête "oui, mais il y a l'affection", la même que l'on a pour un chien, un chat. Non merci, je vivrai seul et je veux mourrir sans autre regard que le mien, histoire de ne pas me trahir, d'être heureux avec moi-même... La vie à deux n'a d'intérêt que dans la courte passion où le corps s'exprime sans honte, sans faux semblants, où l'on est vraiment baigné d'une joie profonde. Viendra ensuite le sérénité du grand age, bardée de souvenirs magnifiques, de sourires, les amours, les amis...Tout un panel d'émotions qui ne peut se construire que dans la solitude étudiée, où l'harmonie des rencontres, des rapports est bienfaitrice à l'âme. Oui, et définitivement, vive le célibat, ce courage. |
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