|
|  |
Favoris \ Textes \ Nouvelles
|
Lorsque j'ai découvert le sud du Portugal, on m'a dit que je risquais de surprendre, sur les pierres chaudes ou les murettes ensoleillées, un drôle d'animal aux yeux ronds et à la peau indécise. Un caméléon, véritable petit bijou préhistorique... Ce que je ne savais pas, c'est que les caméléons parlaient. Voici ce que me dit l'un d'entre eux, sage parmi les sages, occupé à se faire dorer l'écaille sur un rocher. "Humain, tu veux vivre heureux? Alors observe-moi: - Quand je prends une direction, je ne détourne jamais la tête. Comme moi tu dois avoir un objectif précis dans la vie et rien ne doit pouvoir te faire revenir sur les choix qui te semblent importants. - Quand je veux regarder autour de moi, c'est mon oeil qui tourne, pas ma tête. Comme moi, tu dois t'informer où que tu te trouves, examiner sans te précipiter et comprendre que tu n'es pas le seul de ton espèce sur Terre. - Quand j'arrive dans un endroit, je prends la couleur des lieux. Comme moi, saches t'adapter aux hommes que tu rencontres, même à ceux qui te paraissent ridicules. C'est une question de tolérance et de savoir-vivre. - Quand je lève le pied, je m'assure que là où je vais le poser, c'est le bon endroit. Comme moi, sois prudent dans la marche, tu éviteras bien des problèmes. - Quand je me déplace, je prends soin d'accrocher ma queue à quelque chose de solide pour assurer ma route. Comme moi, progresse lentement et sois certain que tu parviendras au but." La fable dit vrai : si vous voulez vivre en harmonie avec le monde qui vous entoure, les animaux, la nature mais surtout les hommes qui peuplent cette terre, il vous faut adopter un comportement prudent, aimant, tolérant. Rien de grand ne se fait dans la précipitation. Faites ce que prescrit mon ami le Caméléon et vous serez surpris du résultat !
Citation: " Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles. "
Phyllis Bottome
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
J'aime observer les passagers qui montent dans le bus. Avec un peu d'imagination et de sens critique, on peut facilement reconnaître en chacun une partie de leur vie ou une qualité qu'ils possèdent de manière évidente. Par exemple, cette dame dans sa robe flottante et ses escarpins blancs, un ibiscus rouge transperce ses longs cheveux bruns ramenés en un chignon frisottant sur sa nuque droite... Elle a un goût sûr et simple. Elle sourit en lisant. Elle doit avoir un grand cœur et beaucoup de finesse. Elle est généreuse en amour. Et cet homme avec son petit chapeau, son veston discret mais impeccable, sa mine avenante et son pas digne... Sa femme lui reproche parfois d'être un peu terre à terre mais il est certainement plein de bon sens, on peut compter sur lui en n'importe quelle occasion, ça saute aux yeux ! Une fois pourtant, je n'ai pu m'empêcher de plaindre cette femme: Une paire de talons aiguilles et des jambes interminables, un corps splendide mais un port de tête hautain. Elle monte monte dans le bus et jette un regard dédaigneux sur les autres passagers qui arrêtent subitement leurs conversations. Je me suis fait la réflexion suivante : cette femme est belle et on ne voit d'elle que sa beauté. Si éclatante et évidente qu'elle voile toutes les autres qualités qu'elle pourrait posséder. Est-elle intelligente, douce ou sensible ? Je ne sais pas, car comme les autres passagers, je ne vois que ses jambes, ses lèvres et ses grands yeux. Elle se protège, ne s'autorise pas à être tout simplement elle-même. Une trop grande beauté extérieure peut cacher ce que nous possédons à l'intérieur. -- oOo -- Nous qui nous plaignons de ne pas être beaux ou parfaits comme les icônes télévisuelles, nous devrions songer que plus on est beau, plus on doit faire d'effort pour montrer qu'on possède aussi d'autres qualités, des qualités humaines. La beauté, contrairement à ce qu'on croit souvent, peut être un sérieux handicap. Elle ferme davantage de coeurs qu'elle n'en ouvre. ........................................................................................ Citation: " Trois dixièmes de la beauté sont dus à la nature, sept dixièmes à l'apparence. "
Confucius
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Il était une fois... un garçon qui vint au monde malade. D'une maladie qui n'avait pas de cure. Il avait 17 ans et pouvait mourir à n'importe quel moment. Il vivait toujours chez sa mère, sous l'oeil attentif de cette dernière. C'était dur et il décida de partir seulement pour une fois. Il demanda la permission à sa mère qui la lui donna. En marchant dans son quartier, il vit beaucoup de boutiques. En passant devant un magasin de musique et en regardant la vitrine il nota la présence d'une fille très tendre de son âge. Ce fut le coup de foudre. Il ouvrit la porte et entra en ne regardant qu'elle. En s'approchant peu à peu, il arriva au comptoir où elle se trouvait. Elle le regarda et lui demanda en souriant: "Je peux t'aider?" Il pensa que c'était le plus beau sourire qu'il avait vu de toute sa vie. Il sentit le désir de l'embrasser en ce même instant. Il lui dit en bégayant: " Oui, heeeuuu,... J'aimerais acheter un CD". Sans réfléchir, il prit le premier qu'il vit et lui donna l'argent. " Tu veux que je te l'emballe?" demanda la fille en souriant de nouveau. Il répondit que oui, en bougeant la tête, et elle alla dans l'arrière-boutique pour revenir avec le paquet emballé et le lui remettre. Il le prit et sortit du magasin. Il s'en alla à sa maison, et depuis ce jour, dorénavant, il alla au magasin tous les jours pour acheter un CD. Elle les lui emballait toujours, pour qu'ensuite il les emporte à sa maison et les mette dans son armoire. Il était trop timide pour l'inviter à sortir, et, même s'il essayait, il n'y arrivait pas... Sa mère fut mise au courant de cela et tenta de l'encourager à s'aventurer, de sorte que le jour suivant, il s'arma de courage et se dirigea au magasin. Comme tous les autres jours, il acheta une fois de plus un CD, et comme toujours, elle s'en alla derrière pour l'emballer. Elle prit donc le CD et pendant qu'elle l'emballait, il laissa rapidement son numéro de téléphone sur le comptoir et s'en alla en courant du magasin. Quelques temps après... le téléphone sonna... Sa mère répondit: "Allô?", c'était la fille qui demandait pour son fils et la mère, inconsolable, commença à pleurer pendant qu'elle disait: "Quoi, tu ne sais pas? Il est mort hier". Il y eut un silence prolongé, excepté les lamentations de la mère. Quelques jours plus tard, la maman entra dans la chambre de son fils pour se rappeler de lui. Elle décida de commencer par regarder ses vêtements de sorte qu'elle ouvrit son armoire. Elle eut la surprise de se heurter à des montagnes de CD emballés. Aucun n'était ouvert. Le fait de voir autant de CD la rendit curieuse et elle ne résista pas; elle prit un CD et s'assit sur le lit pour l'ouvrir; en faisant cela, un petit bout de papier tomba de la boîte de plastique. La maman le rattrapa et le lut, il disait: " Salut!!! T'es super mignon, tu veux sortir avec moi?". TQM....Sofia. Avec beaucoup d'émotion, la mère ouvrit un autre CD, encore d'autres, et dans plusieurs se trouvaient des bouts de papier qui disaient la même chose.... Moralité: Ainsi est la vie! N'attend pas trop pour dire à quelqu'un de spécial ce que tu ressens. Dis-le aujourd'hui. Demain ça sera peut-être trop tard. Ce texte a été écrit pour faire réfl |
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Mon ami ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sortit un petit paquet enveloppé de soie : "Ceci, dit-il, n'est pas un simple paquet, c'est de la lingerie". Il jeta le papier et observa la soie et la dentelle. J'ai acheté ceci la première fois que nous sommes allés à New York, il y a 8 ou 9 ans, mais elle ne l'a jamais utilisé. Elle voulait le conserver pour une occasion spéciale. Et bien. je crois que c'est le bon moment justement." Il s'approcha du lit et rajouta ce paquet à d'autres choses que les pompes funèbres emmèneraient. Sa femme venait de mourir. En se tournant vers moi, il me dit : "Ne gardes rien pour une occasion spéciale. Chaque jour que tu vis est une occasion spéciale!" Je pense toujours à ces paroles ; elles ont changé ma vie. Aujourd'hui, je lis beaucoup plus qu'avant et je nettoie moins. Je m'assieds sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin. Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis, et moins de temps au travail. J'ai compris que la vie est un ensemble d'expériences à apprécier. Désormais, je ne conserve rien. J'utilise mes verres en cristal tous les jours. Je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché si l'envie m'en prend. Je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fête, je l'utilise dès que j'en ai envie. Les phrases du type "un jour" et "un de ces jours" sont en train d'être bannies de mon vocabulaire. Si cela en vaut la peine, je veux voir, entendre et faire les choses maintenant. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qu'aurait fait la femme de mon ami si elle avait su qu'elle ne serait plus là demain (un demain que nous prenons tous à la légère). Je crois qu'elle aurait appelé sa famille, ses amis intimes. Peut-être aurait-elle appelé quelques vieux amis pour faire la paix ou s'excuser pour une vieille querelle passée. J'aime penser qu'elle serait peut-être allée manger chinois (sa cuisine préférée). Ce sont toutes ces petites choses non faites qui m'énerveraient beaucoup si je savais que mes heures sont comptées. Je serais énervé de ne plus avoir vu certains de mes amis avec lesquels je devais me remettre en contact "un de ces jours. " Enervé de ne pas avoir écrit les lettres que j'avais l'intention d'écrire "un de ces jours". Enervé de ne pas avoir dit assez souvent à mes proches combien je les aime. Maintenant, je ne retarde rien, ne repousse ou ne conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies. Je me dis que chaque jour est spécial. Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale." Si tu reçois ce message, c'est que quelqu'un te veut du bien, et parce que toi aussi, de ton côté, tu as des gens qui te sont chers. Si tu es trop occupé pour prendre quelques minutes pour l'envoyer à d'autres et que tu te dis: je l'enverrai " un de ces jours ", c'est loin... peut-être que tu ne le feras jamais.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
Ils arrivent. Ils vont m'avoir, je sais que le temps m'est compté. Aujourd'hui, demain, dans un mois... Je suis déjà mort, ou pire encore. Je suis le dernier. Tout finit avec moi. Au départ ils étaient une légende. Parfois dans les veillées on disait que certains vivaient près de nous, que ceux-là étaient pacifiques et ne cherchaient pas à interférer avec notre univers. On disait même qu'ils avaient des moeurs assez semblables aux nôtres. De temps à autre on faisait état de leur présence, mais personne n'y prêtait vraiment attention. Ils étaient comme des ombres qui vivaient en marge de nos terres. Et puis les ombres se sont rapprochées. Au fil des ans on a soudain entendu des histoires inquiétantes. Certains d'entre nous disparaissaient, on parlait même d'attaques et de meurtres sauvages. Nous avons commencé à avoir peur. Mais nous nous sentions à l'abri dans notre forteresse verte. Nous nous trompions. Ils ont commencé une guerre que nous avions perdu d'avance. Leur technologie, incomparablement supérieure à la nôtre, leur avait assuré la victoire dès le départ. Lentement mais inexorablement, leurs terribles machines ont envahi et détruit notre monde. Sur terre, dans les airs ou sur l'eau, ils étaient partout et leur avance progressait un peu plus chaque année. Des réfugiés ont commencé à affluer, racontant des histoires atroces. De mères massacrées sous les yeux de leurs enfants, qui étaient ensuite emmenés on ne savait où. On ne les revoyait jamais. Pourquoi faisaient-ils tout ça ? Que leur avions-nous fait, nous si paisibles qui n'aspirions qu'à une vie simple et heureuse ? Pourquoi brûlaient-ils nos terres, éradiquant ainsi toute vie et stérilisant chaque parcelle qu'ils colonisaient ? Nous n'arrivions pas à comprendre. ... Ils arrivent. Ces dernières semaines leur assaut a été dévastateur. Nous avions beau nous dissimuler, utiliser au mieux nos capacités de camouflage, ils nous trouvaient toujours. Il y a deux jours ils ont assiégé notre refuge. J'ai réussi à m'enfuir, j'entendais derrière moi le fracas des moteurs de leurs machines tandis qu'ils mettaient à bas nos tours. Et puis les cris terrorisés des membres de ma famille ont dominé le vacarme. Je me suis bouché les oreilles et j'ai couru. Mais leurs cris résonnent encore dans ma tête. Et maintenant c'est mon tour. Je me suis réfugié dans un abri en hauteur, mais ils nous connaissent trop bien. Ils ont scruté la canopée, utilisant des instruments optiques capables de repérer tout être vivant. Ils m'ont vite trouvé. Mes pensées affolées s'envolent dans tous les sens, tandis que je sens les vibrations atroces de leurs engins mordre mon refuge. Je sais que dans quelques instants je vais rejoindre les miens, qu'ils vont m'emmener dans leur enfer. A l'instant où tout s'effondre, où je vais toucher le sol, je croise le regard de l'un d'eux. Mon dieu... Ses yeux... Si cruels mais pourtant si semblables aux miens... Quelle ironie... Sommes-nous si différents après tout ? Savent-ils qu'ils exterminent leurs frères ? Mais c'est trop tard... Qui se souviendra de notre peuple quand il aura disparu... J'étais Pongo, le dernier homme de la forêt de Bornéo... ce qu'en malais on traduit par "orang-outan".
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 05/12/2008 à 09:28:53
|  | |