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J’ai traduit cette poèsie en patois. Elle trouve ses racines dans le Nord de la France. Je la nomme personnellement Hymne au souvenir et à l'amitié Elle est dédiée à tous mais particulièrement à certain(e)s d'entre vous. Dans le temps, j’avais un camarade. Nous sommes partis ensemble Dans le temps j’avais un camarade Et de la guerre je suis revenu tout seul Il était bon comme du pain Il n’aurait pas fait de mal à une mouche Il avait vraiment le cœur sur la main Et des mots d’amitié plein la bouche Ce n’était bien sur pas un héros. Comme dans la vie civile Il faisait son travail et sans chercher le plus dificile Il le faisait tout de même avec courage. C’était un poilu, comme beaucoup, il ne comprenait rien à cette guerre, défendant sa peau tout simplement, n’ayant qu’un ennemi : la guerre. Marié et père de trois enfants, il se mettait plus vite en colère, quand le vaguemestre * était long à distribuer le courrier que pour la campagne des Dardanelles. Dans le temps, j’avais un camarade. Nous sommes partis ensemble Dans le temps j’avais un camarade Et de la guerre je suis revenu tout seul Un jour, c’était au cantonnement, nous étions au repos depuis la veille. Nous chantions tous de contentement. Pour quelques jours nous trouvions la vie belle. Le temps était beau, l’air sentait bon, nous faisions notre lessive en famille Il y avait des arbres encore debouts et par dessus un ciel tranquille. Je revois encore cet endroit, c’était un paradis sur la terre, Il y avait des granges pleines de foin et des chassis avec du verre. A mon avis c’est bien la premiere fois que j’ai regardé avec tendresse des fleurs, des marguerites, des pavots. Le soleil nous faisait comme des baisers. Vraiment nous nous sentions tout ragaillardi, nous étions bien loin de notre misère, loin du feu, loin des saletés, on aurait dit qu’il n’y avait plus de guerre. Mon ami avait du trouver, je ne sais où, un masque, un masque de carnaval qu’il avait mis sur sa figure. Il était comique avec, ce masque avait une drôle d’allure, blanc qu’il était, avec un nez qu’on aurait dit plein de confiture, avec cela des yeux qui louchaient et vous regardaient d’un air bête. Ca lui donnait un air balourd, je n’avais jamais vu pareille tête. Il n’avait qu’une chemise , sans culotte et il faisait des entrechas comme on en fait le jour des Maillottes. Rires que nous faisions, et il chantait et il sautait comme une sauterelle, toute la compagnie y était, et tous nous riions de plus belle. Et ça s’est terminé brusquement. Comme un coup de tonnerre sans orage Comme une colère venue d’en haut On s’est retrouvé comme des betteraves Là par-terre, sans avoir compris ce qui s’était passé au dessus de nos têtes. Un avion avait du choisir ce moment pour gâcher notre fête et sans prévenir une bombe avait éclatée à l’instant même où occupé à nous amuser, nous ne nous cachions plus comme d’habitude. Nous nous sommes tous relevés, abrutis, sauf un, mon pauvre camarade. Mon vieux copain, justement lui, avec sa figure de mascarade. Il était étendu de tout son long, avec son masque sur la figure. Il avait un petit trou à son front en carton, comme une déchirure, nous étions là à nous demander s’il continuait à faire le « Jacques », et tout à coup on a vu le sang qui sous lui faisait une flaque, avec son visage de Pierrot et sa bouche qui faisait une risette son gros nez et ses yeux en forme de trous, on aurait cru une marionnette dont on a laché les fils, une pauvre marionnette de bamboche qu’un montreur aurait laissé tomber après un bon coup sur la tête. Dans le temps, j’avais un camarade. Nous sommes partis ensemble Dans le temps j’avais un camarade Et de la guerre je suis revenu tout seul Le souvenir c’est quelque chose de curieux, c’est un mot, un bruit, une image qu’on a gardés derrière ses yeux, dans sa tête ou dans son cœur, en gage, on ne sait pas où c’est, là quelque part, ça ne tient pas de place et ça sommeil à l’écart jusqu’au jour où ça se réveille… Quelque chose qu’on rabache, avec les mêmes mots bien souvent, et dont l’événement à pris la place . Il se rappelle ce qu’ils ont dit à cette occasion, l’année dernière ou il y a deux ans ou depuis toujours, ça devient une lubie routinière mais le cœur ne pense pas à aimer. le souvenir pour lui c’est une autre affaire, qui ne se met pas sur le calendrier et qui se fout des anniversaires. Mais un beau jour qu’on ne pense à rien, voilà qu’un mot, un geste, une bricole, un air qu’on ne sait d’où il vient et tout à coup nous voilà tout drôle, on se retrouve avec les yeux pleins de larmes, tout surpris de ne pas avoir compris pourquoi on revoit comme dans un charme celui qu’on ne croyait jamais plus revoir et qu’on sent là comme s’il était présent. Voilà ce que j’appelle le souvenir, ce qui remonte du cœur sans qu’on y pense. Dans le temps, j’avais un camarade. Nous sommes partis ensemble Dans le temps j’avais un camarade Et de la guerre je suis revenu tout seul Vous direz que je suis un sans cœur, Mais je n’irai pas au cimetierre lui porter des fleurs J’ai essayé ce sont des habitudes qui me laissent vide de sentiments. Les monuments, drapeaux fanfares, les défilés et les discours tout cela me laisse froid et c’est bizarre, je crois mentir à mon vieil ami. Mais je n’ai qu’à voir dans une fête, comme celle du carnaval, remplie de rires et de chansons, un masque avec une drôle de tête, je revois alors mon camarade en pan de chemise étendu de tout son long , sur le dos, ni plus ni moins qu’une marionnette et regardant quelque chose en haut, de ses yeux qui louchent et sans paupière, pour la première fois quelque chose qu’on ne voit pas sur terre. Je pleure alors sans gros sanglots.. Dans le temps, j’avais un camarade. Nous sommes partis ensemble Dans le temps j’avais un camarade Et de la guerre je suis revenu tout seul * facteur militaire
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Noël NOEL ! Ce petit mot merveilleux qui résonne à mes oreilles… NOEL , c'est cet instant joyeux qui se parfait depuis la veille. plus de cadeaux et les trésors, plus que tout ce qui éxiste ici-bas, ce que je peux t'offrir encore, c'est mon cœur, mes joies, ma tendresse, ma vie. je suis heureuse dans ma foi car cette nuit est belle, il éxiste un seul sourire et c'est le tien, tu le sais puisque tu es mon ami. tu es mon petit roi, garde-moi toujours auprès de toi.
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Cet enfant Cette nuit, à l'heure où dorment nos enfants chéris, à l'heure où le vent écoute gémir la forêt immense, sous un ciel s'éclairant de mille feux attendris, qui racontent aux hommes une histoire qui commence, loin d'ici, au-delà de la mer qui se berce seule sans bruit, un homme et une femme plus pure que l'encens écoute avec passion la voix venant de l'infini… Un enfant, délicieux comme un jour de printemps, naît dans une grotte toute emplie de clarté, merveilleuse image d'un monde renaissant, à l'instant où les bergers dorment sous la voute étoilée. Un grand feu jailli soudain au firmament et dit aux rois de descendre au loin dans la vallée, tout près d'un paturage étincelant sous la lune où paissent tranquilement les troupeaux du roi de judée. Il est là cet enfant, et par les souverains longuement adorés. Noirs, bancs, jaunes, riches ou pauvres, tous égaux devant sa petitesse, ils viennent apporter les joyaux qu'ils ont aimé. Et plus que les cadeaux et trésors, lui cet enfant si pauvre et si grand dans sa destinée, apporte au monde plus que l'or, plus que la richesse: il apporte l'amour que les prophètes ont chanté et vénéré depuis l'aube de l'humanité. Cet enfant tout rempli de bonheur et de tendresse est venu à l'appel du peuple en détresse, il est venu sur notre terre pour sauver l'humanité...
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Cher frère blanc ! Quand je suis né, j’étais noir Quand j’ai grandi, j’étais noir Quand je vais au soleil, je suis noir Quand j’ai peur, je suis noir Quand je suis malade, je suis noir Quand je mourrais, je Serai noir Tandis que toi Homme blanc Quand tu es né, tu étais rose Quand tu as grandi, tu étais blanc Quand tu vas au soleil, tu es rouge Quand tu as froid, tu es bleu Quand tu as peur, tu es vert Quand tu es malade, tu es jaune Quand tu mourras, tu seras gris Et après ça, tu as le toupet de m’appeler : « HOMME DE COULEUR » *nota: Pour répondre à poètesensuel, ce poème a toujours été marqué comme n'étant pas de moi; c'est justement pour celà que l'auteur est "Inconnu"; de plus il est beaucoup trop connu pour que je puisse m'en attribuer l'authenticité. Sans rancunes aussi, mais c'est plutôt à la logique Affection qu'il faut s'adresser pour celà |
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au fait ! l'origine du tract n'est pas aussi inconnue et anonyme que ça lol :il est de Leopold Sedar Senghor........ |
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il fut mon prince, il, a qui toute chose appartenait, ne possède plus dans sa tombe qu'une plaque de marbre et mes regrets. Il est là sous la froideur du monde, et seul il pense à sa vie, il est là, cette terre immonde, et au-dessous, ton coeur meurtri. La lune balaie de son flot argent le feuillage vert de l'ét é et les tombes calmes dorment à jamais laissant une image triste et inachevée. Dans la tombe tu reposes , mais ta présence me montre la voie et dans mon coeur tu disposes de la place que t'ôte le grand froid. J'ai connu une flamme dans ma nuit et j'ai entendu sa voix mais ce soir la lune pâlit et toi aussi tu la vois. Dors en paix, tendre et beau prince, tu es éternel comme la nuit car là-haut dans ta demeure irréelle, tu es heureux à l'infini.
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Blog mis à jour le 08/09/2008 à 10:07:33
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