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Perle de sang sur l’océan, Ton bateau verra d’autres cieux. Je le sais en te regardant, Un jour tu quitteras Lancieux. Cache tes yeux, cache tes mains Ils te trahissent les rebelles ! Aussi fous que ceux des marins ! Et tes rêves graine d’infidèle. Apprends moi le pays des flots Où les doigts pleurent sur les cordages, Je veux devenir matelot ! Que le vent fouette mon visage. Je veux me soûler de matins, Où tout seuls sur le ponton, Malgré le vent et les embruns, Nos yeux défieraient l’horizon Et puis maudire, et puis bénir, Cette alliance folle qui me fit, Enfant qui rêvait de partir, Quitter la côte et mes amis. Mais fais de moi ton petit mousse ! Je te suivrai dans tes voyages, Où la perspective me pousse, Aimerai jusqu’à nos orages. Parce que la vie est un poème, Que ton bateau fende le flot ! Parce qu’elle rime avec bohème, Quittons le port de Saint Malo !
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A notre table la vie repasse, Les plats que l’on vient de manger, Ta pauvre victoire de guerre lasse, Ma triste défaite arrangée. Ne demeure entre nous hélas, Que le désir de nous venger, Dans un ultime face à face, L’un à l’autre parfaits étrangers. Du singe on retient la grimace, Lequel de nous deux a osé, Fondre ainsi l’autre dans la masse, Cette sensation de nausée. Que cesse cela que se fasse, Le deuil des armes déposées, Dans l’armoire les photos s’entassent, De nos amours décomposées.
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Sans doute trop crâne ! Sans doute trop belle ! Trop altière voyez-vous ce qui l'a perdue, Lorsque on est désirée bien des âmes se rebellent... L’hominien est ainsi. Tantôt ils s'entretuent. A quel point les hommes voulaient la posséder, Devenir leur captive soumise et domptée, Ils furent si abondants... jamais elle cédait, Plénipotentiaire, reître, lui en ont tant conté... Lettres parfumées, agressives parfois, Duperies ou intimidations ne la faisaient bouger, Son aristocratie majestueuse donnait je ne sais quoi, Faisaient d’eux des don juan, existant le danger. La châtelaine trop hautaine, restait de pierre. Se coalisant ils décidèrent de passer à l’assaut, De leurs corps s'accrochant comme du lierre, Ils grimpèrent la belle voyant cela de haut. La casser, la ravager, demeurant plus que ça De ces forcenés altérés d’aigreur inutile, Les sagaies lancées la poussèrent à bas, Les démons de leurs âmes la rendirent si fragile. Les violences affluaient si dur que plus rien n'y fit, Chavirant dans le fatras toujours aussi belle , Orgueilleuse qu’ elle était , trop peu sûr son défi, Restant qu’escarbille et plus de... citadelle.
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Je suis passant au front moissonné de silence, La sagesse enroulée autour de mes poignet, Sur mon front de givre, une étoile balance, Entre le vrai, le bien et tourne les feuillets. O livre universel, guide mes pas de sable, Menacés par la vague enivrante des cœurs, Car je n'ai qu'un chemin, dans ma quête inlassable, Il part du sein du divin vers des halos vainqueurs. Je suis marin d'où s'en vont les mouettes, Pour braver l'ouragan des verbes égarés, Je carde les vents fous, cheveux des girouettes, Attendant le retour des bateaux torturés. Ces conquérants des mers se jouant des naufrages, Comme l'homme indécis, observaient mon fuseau, Qui réveille le phare et gagne les suffrages, " Penser avant d'agir " doit encrer votre sceau ! Je suis le guide aux yeux que le firmament cherche, Par désir de justice et de discernement, Offrant à vos esprits vigilants sous ma perche, Lorsque la nébuleuse apaise le tourment. Montreur d'oasis où conduire vos âmes, Mon langage d'eau rare aux portes du désert, S'écarte des rochers envahis par les drames, Je m'appelle Raison et mon flambeau vous sert.
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J’ai ouvert les yeux aux confins de la nuit, Ouï les alarmes crier ces mortes aurores, Je me suis noyé dans les abysses, pour l'oubli, Tu affirmes m’aimer, je l’espère encore. Déchaînant le zénith de mon corps décharnés, Comment n’ai-je frémi de tes lèvres insolentes, Luttant sur les domaines d'un astre condamné, Ainsi m’affirmer ton amour en simulant la démente. De mon regard vide, à mon coeur améthyste, J’abandonne la mort dans la glace des joyaux, Qui brillent comme sur un tempo de clarinettiste, Où tu crois toujours en moi en plaçant mon mélo. Hélas tout est terminé, notre amour s'enfuit, Et finit par trépasser dans le brouillard salé, Lasse, hélas, tué par l’exécuteur de l'ennui, j’affirme qu’aimer est proche de saigner.
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Blog mis à jour le 11/10/2008 à 12:30:30
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