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Legal & General - plan 821 218 228 Relevé trimestriel au 15/7/2008 Situation au 31/11/2007 : 21 358,07 € Versements de la période: 914,70 € Nouvelle situation au 30/06/2008 : 17 996,89 € Qu'est-ce que c'est rigolo, de monter un escalier roulant qui descend ! Bon, pas grave. Ce qu'on économise, c'est par définition ce dont on n'avait pas besoin pour vivre, n'est-ce pas ? Legal & General : Nous n'avons pas encore déduit de la somme vos frais de gestion  |
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Le discours économique actuel a tendance à tout considérer en terme de marchandise. Le travail humain le devenant lui aussi. Ainsi de même qu’un produit peut être à la mode ou sur valorisé par sa rareté, ou inversement invendu donc bradé ou jeté au rebut, les travailleurs peuvent bénéficier suivant leur cas de salaires délirants ou être bradés en stages ou contrats bradés, voir jeter au rebus dans le chômage ou le RMI. Cette tendance à considérer le travail humain comme une marchandise entraîne une vision du réel faussée, car si une marchandise est négociable, transportable, vendable ou périssable, le travail humain est de l’ordre du vivant, et négocier de la vie, revient à nier qu’elle est le but de toutes nos actions et non le moyen de notre enrichissement. D’ailleurs toute la stratégie des OGM confirme ce qui pour moi est une déviance à savoir considérer la vie comme une marchandise. L’activité humaine n’est pas un moyen nécessaire aux richesses, mais au contraire ce sont les richesses qui sont nécessaire à l’activité humaine. La notion de marchandise doit être réfléchie : Je propose d’opposer la marchandise à l’ouvrage. L’ouvrage est conçu par des hommes dans le but d’être solide pérenne utile et beau. Il répond à un besoin ressenti par la population, il pourra être négocié, volé, donné ou approprié sans en perdre sa valeur. Par opposition la marchandise est éphémère, anonyme, et son principal défaut serait d’être pérenne, car il faut qu’elle disparaisse pour laisser la place à une nouvelle marchandise. La beauté est alors remplacée par la mode, la solidité par le vite produit, l’utilité est induite par la publicité car il faut exacerber le besoin pour augmenter le prix de la marchandise. Sa seule vocation est de changer demain, afin de générer un bénéfice. La marchandise donnée ou volée perd quasiment toute valeur. Même son appropriation lui enlève de la valeur. Pour le commerçant la marchandise ne vaut que par sa circulation. Imaginer un travail humain devenu marchandise soumis à ces même lois, et vous trouverez vite les effets induits que nous constatons tous les jours. Ainsi le travail au noir comme le bénévolat sont considéré comme du détournement par cette généralisation de l’idée commerçante du travail qui a besoin de canaliser dans le circuit marchand toutes les productions en refusant ave violence tout ce qui pourrait concurrencer leurs niveaux de marges. Alors qu’un individu qui rend service ou réalise un ouvrage pour un autre avec ou sans échange de rémunération est le fondement même de la vie en société Ainsi pour la rémunération du travail, la notion de marchandise va induire une volonté de récompenser la compétence, considérée comme l’art de savoir-faire plus vite et plus rentable, que les autres. La notion d’ouvrage engendrerait plutôt des notions de conscience professionnelle qui s’occupait beaucoup plus de qualité interne même si celle ci n’était pas visible, et du respect du devenir de l’objet fabriqué ainsi que de son adaptation à l’usage. Le travail marchandise génère par exemple des théières modes avec des anses qui cassent vite, des aspects « mode » ou « rustiques » quitte à ce qu’elles versent très mal le thé dans la tasse. Alors que la conscience professionnelle veillerait à ce que l’article dure et soit pratique et s’occuperait de le faire beau plus que « rustique » et il aurait la fierté de le signer. Les critères éphémère et anonyme de la marchandise, entraînent une accélération toujours plus grande des productions au détriment de la qualité de vie, de l’écologie, des conditions de production, des besoins mêmes des utilisateurs. L’individu est tour à tour méprisé en marchandise quand on considère sa force de travail ou choyé en tant que client quand on considère ses besoins. La clientèle devient à son tour objet de négociation, elle est alors manipulée, échangée, partagée toujours dans le but de l’optimisation du seul profit. Le seul et unique projet de la marchandise est le profit, donc les notions de production et d’utilisation sont accessoires, juste une différence à imposer pour garder un bénéfice. Mais la généralisation de ce type d’échange entraîne une accumulation des richesses précisément entre les mains de celui qui ne produit pas de richesse (même s’il aide à sa production) le commerçant. Tant que son rôle est de distribuer les produits fabriqués son service est réel, mais quand ses compétences s’étendent ) la production elle-même (travail marchandise) et à la consommation (une clientèle marchandise objectivée et manipulée par les publicités) son rôle devient dictatorial. Comment replacer la façon de voir la vie en tant que moyen jouant le rôle de marchandise, source de profit, vers la place qu’elle n’aurait jamais du quitter : Le but essentiel et ultime de toutes les activités humaines ? Une des solutions est de remettre à sa place l’outil de mesure des échanges et de la richesse : La monnaie. L’argent n’est pas de la valeur mais seulement un outil de mesure de la valeur. L’ouvrier fabrique un pain, l’échange contre un sou, achète du vin avec son sou. Le vigneron pourra alors acheter à son tour… parfait ! Mais quand le pain est mangé, le vin est bu, le sou continue à circuler et perd tout son sens de reconnaissance du travail initial fourni. Surtout quand les puissants font tout pour lui ôter toute inflation. Afin de mieux préserver leurs réserves accumulées. La valeur reste l’activité humaine. Je rêve d’une forme d’argent aussi éphémère que la marchandise, juste bonne à facilité les échanges mais qui disparaisse aussi vite que les marchandises sont consommées. Mais je n’ai pas encore trouvé de solution viable et pratique.
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